404 Brain Not Found
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En bref : les dépêches

imageCrétin / Transsexuel une fois:
(05/07/2007) Scoop de nos amis belges, le roi s'est cassé le col de l'utérus. Si si si (via nos amis de l'excellent rue89).

imageMédias / Une dans la nuque:
(29/06/2007) En 2008, ça va sentir le vestiaire de pentathlon du côté de la Chine et pour l'occasion, RSF propose un logo fort approprié. On attend encore l'approbation des boissons gazeuses qui sponsorisent l'événement.

imagePrésidentielle / Espionnage:
(11/04/2007) C'est officiel : De Robien n'a vraiment pas la moindre idée de ce qu'il peut encore bien faire à l'UDF. Ou bien c'est une taupe. Sinon, on ne voit pas.

imageSanté / Miracle usurpé:
(11/04/2007) "Un homme sans oreilles retrouve l'ouïe". Ca n'a rien d'une nouveauté: en 2002, Loana avait bien sorti un livre. Et sans cerveau.

imageIrak / iBlindage:
(10/04/2007) Sauvez un GI : envoyez vos iPods à l'armée américaine!

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404, en pause ces derniers jours, revient très vite après une cure de Botox.

imageLe lecteur sagace l'aura noté, 404 est en légère pause ces derniers jours. Non qu'il n'y ait rien à dire, non que les 28 communiqués quotidiens de l'UMP et du PS ne donnent pas assez de matière. Non, si 404 est en sommeil, c'est qu'une nouvelle version se prépare pour une mise en ligne très bientôt.

Patientage étant mère de bravitude, retour dans quelques jours, tout beau, tout neuf, plus lisible, éventuellement plus joli et avec quelques nouveautés.

En attendant, et parce que ça aurait été dommage de passer ça sous silence, dans le grand fatras de la campagne présidentielle : Patrick Balkany (UMP) doit un quart de millions d'euros à la justice pour avoir détourné les fonds de sa ville pendant plusieurs années. Comme tout le monde, il ne sait pas trop ce qui va se passer dans les mois à venir. Et contrairement à ceux qui ont pris des PV, il ne compte pas attendre passivement une improbable amnistie. Il demande donc au ministère des finances, comme la loi (et le conseil municipal de Levallois Perret) l'y autorise, d'effacer purement et simplement sa dette envers la justice et les impôts. A titre grâcieux. Réponse de Breton à suivre, on attend ça avec impatience (Le Monde, merci à JB).


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Présidentielles
Démagogie en prime time

Les candidats à la campagne présidentielle l'ont bien compris : un débat avec un charcutier de l'Aveyron sera toujours moins compliqué que face à un opposant politique.

imageTF1, chaîne de divertissements (qui, doit-on le rappeler, a pour principale mission de libérer du temps de cerveau pour le vendre à Coca-Cola), a réussi le pari de s'imposer comme le rendez-vous clé de ce début de campagne présidentielle. Avec un ambitieux objectif : renouer le dialogue entre la ménagère de moins de cinquante ans et une classe politique, qui, dit-on, ne connait pas grand-chose des problèmes d'hypercholestérolémie dans le bas-Rhin. La conne.

Ainsi, pendant deux ou trois heures, ceux qui se présentent pour devenir chefs du pays doivent se plier au divertissant exercice de répondre aux questions toujours très pointues et sagaces d'auditeurs en manque de reconnaissance. Ainsi, on aura pu débattre autour de ce village de la Drome qui comptait, il y a deux ans encore, trois médecins et qui n'en compte désormais plus qu'une paire. Ainsi que du cas de cet unijambiste qui, lui, n'en compte pas une paire mais qui se demande pourquoi le prix des lunettes à double foyer a augmenté plus vite que le prix du Big Mac. Et surtout des programmes des candidats sur l'épineux sujet de la hausse du prix du charbon à barbecue.

Et, parce qu'il faut reconnaître aux hommes (et femmes) politiques français un minimum de compétences, les candidats savent s'adapter au niveau du débat. Conséquence logique, les réponses sont à la hauteur des questions : désolantes. L'un promet à un jeune qui s'est fait insulter par la police d'en discuter pendant le pot de l'amitié qui suit l'émission. L'autre tapote amicalement l'épaule d'un handicapé moteur pas trop content de son sort. L'habitant de la Drome s'est fait garantir un nouveau médecin, l'unijambiste une réduction d'impôt sur les lunettes à double foyer. Quant à la hausse du charbon, elle est, d'avis unanime, un péril qui met en danger l'intégrité même de la démocratie.

Personne ne remet en cause le financement des mesures, le droit ou l'impact de ce clientélisme sur la collectivité. Personne ne creuse, ne rebondit. Personne ne réagit, et ça tombe plutôt bien : le public n'a pas été invité pour ça.

Les journalistes sont aux abonnés absents, on fait de la politique-réalité et la démagogie s'en donne à coeur joie. Le tout devant 9 millions de téléspectateurs. Les analystes, chroniqueurs, opposants sont priés de rester dans les coulisses. Et de tenter de jeter un oeil critique sur des propositions vides de sens dans les journaux du lendemain matin.

Pour Royal, l'émission était "un moment de bonheur", pour l'UMP, les audiences "une bonne nouvelle" (source TF1). On n'en doute pas une seule seconde...


Informatique
Hasta la Vista, modestie!

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