Le second tour passé, il est temps de se remettre à l'ouvrage... Plus que jamais.
Le lecteur affûté l'aura noté, 404 est resté silencieux ces dernières semaines. Non que 404 soit mort, non qu'il n'y ait rien eu à dire.
Si 404 s'est mis, délibérément, en mode pause, c'est que le bruit autour de la campagne était déjà largement suffisant. De l'Humanité au Figaro, du Canard à Charlie, de Versac à Lemeur, de RTL à Europe 2, ce qui devait être dit l'a été, et chacun avait largement les cartes en main pour faire son choix en toute conscience. 404 n'avait plus son rôle à jouer dans ce grand raout médiatique.
L'élection passée, 404 revient.
Parce que 404 veut justement parler de ce dont on ne parle normalement pas. Aborder des sujets, informations, débats qui ne trouvent pas leur place dans le cercle médiatique habituel, trop squatté par les résultats du foot, la longueur du yacht de Sarkozy et l'acné d'Eve Angeli. Parce que plutôt qu'être un média de plus, les blogs n'ont de sens que s'ils sont un média différent.
Combien de ceux créés à l'aube de la campagne présidentielle continueront, le deuxième tour passé, à scruter la vie politique, à recenser les promesses non tenues, les libertés supprimées, les abus, la corruption, la pollution ou l'indice UV au cap d'Agde ? Probablement très peu. Après leur cuite virtuelle du dimanche soir, que restera-t-il des militants de second life ?
404 revient. On monte d'autres projets, aussi. Et accessoirement, on change de carrière pour aller bosser avec des gens très chouettes qui partagent la conviction que le web n'a de sens que si on met des contenus de qualité dessus.
Tout ça cumulé explique pourquoi 404 faisait le mort. Mais pour faire semblant, seulement.