L'industrie du disque se lamente et découvre que le futur serait plus chouette si tout devenait pire... pour le consommateur.
Est-ce l'effet campagne présidentielle ou autre chose, il n'en reste pas moins que ça faisait au moins depuis la si peu regrettée disparition des L5 qu'on n'avait pas autant entendu parler de Pascal Nègre.
Et comme une vieille rengaine, il est bien entendu interrogé sur le sort des DRM. Et sur l'avertissement que la Commission Européenne vient d'adresser à un Apple qui ne veut pas qu'on écoute les musiques de son magasin sur autre chose que sur un iPod.
Bref, quand il faut parler du piratage musical, Pascal Nègre se pose là autant que Loïc Lemeur quand il faut parler de Nicolas Sarkozy des blogs. Mais cette fois-là, pour être sûr que tout le monde comprenne, Pascal Nègre a la main lourde sur la métaphore : "Je ne sais pas si vous avez une voiture, mais si vous avez une voiture, elle roule soit à l'essence, soit au gazole; eh bien votre moteur n'est pas interopérable. Vous ne pouvez pas mettre du gazole dans un moteur à essence." ou encore "Le mec qui achète une PlayStation ne va pas acheter des jeux Nintendo. C'est la même chose pour la musique."
Alors Ratiatum a lancé un petit jeu : "Toi aussi aide Pascal Nègre à trouver une métaphore sur les DRM" (www).
Proposition de 404, histoire d'aider Pascal : "Quand vous achetez un CD EMI à la Fnac, vous ne pouvez pas le lire dans une chaine laser Sony achetée chez Darty. C'est normal, votre CD n'est pas interopérable". Si? Ah bon...
Le téléchargement, c'est du vol. Certes. Mais demander 750 dollars de dédommagement par chanson, comment la justice appelle-t-elle cela?
Ils sont nombreux, les amoureux de musique, à s'offusquer des prix auxquels sont vendus les CD en magasin. Généralement entre quinze et trente euros la dizaine de chansons. Avec un chouette emballage impossible à ouvrir sans se ruiner les phalanges ou la santé intellectuelle, certes, mais cher quand même.
En fait, ce que l'acheteur ignore, c'est qu'en ne lui vendant son CD qu'une vingtaine d'euros, les maisons de disque lui font une énorme fleur. C'est en tout cas ce qu'a voulu faire croire, en ce début d'année 2007, la RIAA, gendarme américain de toutes les ventes de musique, des accords de Stravinsky aux bramades pré-accouplement de M. Pokora.
Parce que voilà, en jouant sur les mots (et en appliquant de la manière la plus stricte la loi américaine), la RIAA a laissé croire que chaque téléchargement illégal coûtait à l'industrie musicale la modique somme de 750 dollars. Et que chaque single téléchargé pouvait conduire à une condamnation de 150 000 dollars. Rien que ça. Alors, lorsque la RIAA a décidé d'attaquer en justice un site de téléchargement russe pour vente illégale de plus de 11 millions de chansons, nombreux ont été ceux qui ont fait la calcul et ont abouti au même résultat: un procès de 1,65 trillion de dollars (source The Inquirer).
La RIAA nie le fait (source IT Week), mais l'information a déjà fait le tour du web. Et a surtout attiré l'attention sur la disproportion entre les dommages demandés (750 dollars par titre) et les sommes réellement perdues par l'industrie du disque, qui restait totalement opaque sur le vrai coût d'une chanson au prix de gros. Une indiscrétion dans l'industrie a révélé que le coût d'un single sur le marché de gros, le revenu pour les maisons de disque en somme, se situait aux environs de 70 cents. 0,7 dollars. Soit un millième du dédommagement demandé par l'industrie du disque (source Slashdot).
En dehors d'être comique, cette disproportion met à mal la RIAA qui pourrait bien voir ses sanctions considérées comme injustes et contraire à la constitution américaine, puisque les dommages devraient se situer quelque part entre 3 et 7 dollars par chanson, loin des 750 demandés (source Arstechnica). Il n'en fallait pas plus pour que des goodies d'un genre nouveau, au symbole du gendarme des droits musicaux américains, ne refassent surface sur Internet (voir ici, chez Gizmodo).
Un brin électoraliste, le film d'Al Gore n'en est pas moins une mine de questions qu'on aurait préféré ne jamais avoir à se poser.
Les amoureux des baignades d'été vont être heureux : l'environnement se réchauffe et on pourra bientôt aller faire des brasses au Touquet en plein mois de janvier. Pour les autres, plus réalistes ou moins tournés vers l'humidité maritime, c'est également un fait : le réchauffement climatique s'accélère et ce qui se profile devant l'humanité pourrait bien être un peu moche à voir.
C'est le message que porte Al Gore dans "une vérité qui dérange", conférence filmée de l'ancien futur président de la république (comme il s'appelle lui-même).
Loin des effets spéciaux hollywoodiens ou des effets un brin racoleurs de l'ami Moore, Gore explique les choses. Et les explique bien. Il ne prend pas son auditoire pour une junte d'imbéciles heureux à qui on doit montrer des gens qui transpirent pour faire comprendre que le climat fout le camp. Non, il démontre, élabore, argumente et, surtout, termine sa présentation par des solutions concrètes pour faire avancer les choses. Oui, la crise climatique est en marche. Oui, le réchauffement climatique est une réalité. Oui, on peut vraiment y changer quelque chose.
En particulier, en relais au film, on peut trouver des informations sur climatecrisis.net (et son excellente version française - c'est assez rare pour le signaler - criseclimatique.fr).
"C'est le premier film catastrophe dont les responsables et les victimes sont dans la salle" dira Arthus Bertrand au sujet du film. Que ça ne reste qu'un film dépendra de chacun.
Pour ne pas être en mal d'inspiration, George Bush a révisé sa politique étrangère cet été. En lisant du Camus.
Les mauvaises langues diront qu'on en parle beaucoup parce que ce n'est que trop rare : oui, cet été, George Bush a lu un livre. Bon, il faut le reconnaître, là n'est pas vraiment la chose étonnante, le président a déjà lu d'autres livres dans sa vie (ce qui fait apparemment tellement plaisir à ses conseillers qu'ils s'obstinent à publier sa liste de lecture à chaque fois qu'il a terminé un nouveau livre).
Non, ce qui fait parler cette fois-ci, c'est le choix du livre. Parce que George, quand il choisit un livre, il ne choisit pas n'importe quoi, mais plutôt de la grande littérature française (ceux qui ont pensé au roman de plage "Témoignage" sont invités à se relire l'intégrale d'Alexandre Jardin sur-le-champ). En l'occurence, "L'Etranger" de Camus. Rien que ça. Et puisque la lecture n'est pas totalement anodine quand on s'est auto-proclamé chef du monde libre, les analyses abondent. Il y a ceux comme le porte-parole de la Maison Blanche qui y voient un intérêt soudain du président pour "les origines de l'existentialisme français, Camus et Sartre" (Libération, "Bush pas étranger à Camus" - gasp). Il y en a d'autres qui, dans un relent d'optimisme béat, y voient une bienvenue ouverture supplémentaire du président sur le monde qui l'entoure (Slate, "Stranger not about killing Arabs").
Certains notent des similarités entre Doubleuvé et le personnage de Camus : "The main character, Meursault, spends much of his life as the young George Bush did, engaging in escapades that demonstrate little drive or motivation". Mais surtout, ce que personne n'a pu s'empêcher de relever, c'est que le personnage de Camus s'illustre par le meurtre gratuit d'un Arabe, un jour, sur une plage où il y avait un peu trop de soleil. Ce qui fait dire à certains que "With Iraq in chaos, the ceasefire in Lebanon hanging by a thread, and the US making noises about invading Iran, the last thing Bush should be doing is throwing gasoline on the fire. But once an oil man, always an oil man".
Sans rentrer dans la conspiration ou la faute de goût diplomatique, 404 trouve surtout super chouette qu'en ayant déclenché / participé / encouragé au moins trois guerres depuis le début de son mandat, il trouve encore le temps de se trouver du temps pour lire des romans. Ah, ces surdoués. Et leurs relations presse...
Lire également cette analyse comparée Bush vs. Camus au sujet de l'usage de la torture par les Etats-Unis (Slate, "Bush vs. Camus").
Dans le cadre de la lutte contre les handicaps, France2 a décidé de privilégier les sourds en cette fête de la musique.
Ca fait maintenant des années que France2, première chaîne privée du service public, est frustrée. Et on la comprend. Alors que ses grandes et petites soeurs TF1 et M6 vendent depuis longtemps la musique comme des paquets de Chat Machine, France2 manque d'une mauvaise émission musicale. Mais, comme chaque 21 juin, elle rattrape son quota en une seule nuit.
Parce que chaque année, France2 présente la grosse soirée de la fête de la musique. Et célèbre à sa façon la musique pour tous, la variété, la découverte et le talent.
Sous la gouvernance d'un Anthony Kavanagh décidé à prouver qu'on peut effectivement faire pire que Daniella Lumbroso (oui, c'est possible), les artistes de grande qualité se sont succédé. Pagny, Obispo, Diams, St Pier, ... On aurait presque regretté que les Link-up se soient séparés (mais en fait, à la reflexion, non). De reprise molle en chanson sans talent, le seul intérêt de la soirée résidait dans la recherche de l'artiste qui ratait le moins son play-back. Et la concurrence était rude.
Ce soir, France2 a rendu hommage à la musique comme on rendrait hommage au cinéma d'art et d'essai en diffusant en continu l'intégrale des 375 épisodes de "Sous le Soleil". Bravo.
Pas de doute, la musique est un univers impitoyable. Surtout pour ceux qui écoutent.
Confronté à la ridicule désaffection de la section "inculture" de ces colonnes, histoire de se rattraper, tour d'une journée dans la magnifique industrie musicale qui berce si bien nos oreilles fatiguées du bruit de la ville de ses douces et mélancoliques complaintes :
- James Blunt interdit de radio dans le sud de l'Angleterre, sur demande des auditeurs qui n'en peuvent plus d'entendre en boucle les sirupeuses jérémiades du physiquement intelligent pleureur anglais. Pour les radios de notre côté de la Manche, les émissions de Drucker et les mariages de tous poils, on aurait bien quelques pistes à suggérer, aussi (article AFP).
- Puisqu'on est dans ce qui doit vaguement ressembler à de la musique, Lordi (les chanteurs aux problèmes de peau vainqueurs de l'Eurovision) ne se sont pas contentés de recevoir une médaille d'honneur de la présidente finlandaise ce week-end. Ils ont aussi battu le record du plus grand karaoké du monde. Ce qui, il faut bien le dire, les qualifie d'office pour le titre de beauf de masse du mois de mai. Claaasse (article AFP).
- Les experts de l'industrie musicale (oui, il y en a) estiment qu'en 2010, le marché de la musique mobile devrait atteindre plus de 7,7 milliards de dollars dans le monde. 7,7 milliards de dollars, à 2$ la musique ou la sonnerie, c'est plus de 3,3 milliards de raisons de vouloir défenestrer son voisin de bureau qui attend, pour faire profiter tout le monde de ses goûts musicaux approximatifs, la fin du couplet pour décrocher (article All Headline News).
- Pour finir, mauvaise nouvelle pour tous ceux dont les capacités auditives n'ont pas été irrémédiablement endommagées par les brâmes d'une Lara Fabian sur le point de devenir encore plus hystérique que d'habitude : Paris Hilton se lance dans la chanson. Et la philosophe blondinette d'expliquer par moult métaphores son osé pari artistique : un album qui ne sera rien de moins qu'une combinaison de pop, hip-hop et reggae. Manque plus qu'un coup de Boléro de Ravel et deux couplets de twist et on aura le quinté dans le désordre. Et pour les auditeurs, c'est toujours 23 euros d'économisés. Ce n'est pas rien, merci Paris (article CNN).
S'il y a une chose qu'il faut accorder au Da Vinci Code, c'est que le film met tout le monde d'accord : c'est énervant.
Le Da Vinci Code commence à énerver tout le monde. Ca a commencé à la sortie du roman, avec des fans de Jésus qui, curieusement, n'étaient pas très preneurs de la thèse affirmant que leur idole était plus adepte de la gaudriole que prévu (article DNA).
Hier, ce sont les journalistes, conviés à la première diffusion à Cannes, qui, l'esprit définitivement chafouin, ont décidé de siffler le film après sa projection (article article Washington Post). Tom Hanks, qui venait de se taper vingt-sept heures d'Eurostar pour faire plaisir à la compagnie trans-Manche n'a pas officiellement réagi, même si on laisse sous-entendre qu'en vrai, il n'en aurait rien à faire.
Enfin, pour compléter le bal de ceux qui trouvent que le Da Vinci Code, c'est mal, le syndicat des albinos vient de faire part de son mécontentement quant au fait que le méchant du livre / film soit un des leurs (article London Free Press). Parce que du coup, tout le monde pense que les albinos sont de méchants assassins assoiffés de sang (et un peu intégristes catholiques par la même occasion).
On ne peut qu'espérer que l'action des Albinos porte ses fruits. Ne serait il en effet pas sympathique de voir ensuite les gens qui ont un crochet à la place de la main se plaindre de leur image dans "Peter Pan", les gens qui portent des masques pleurer sur Dark Vador et les ordinateurs s'exaspérer sur l'image donnée par Hal 9000 dans 2001:L'odyssée de l'espace ? Ne serait-ce pas magnifique ?
En attendant, on pourra toujours faire une faveur aux Albinos en se dépêchant de ne pas aller voir un Da-Vinci Code qui fait décidément beaucoup de bruit pour un film extrait d'un livre de bibliothèque rose. Et en profiter pour jeter un oeil au "Albino Code", produit par les gens qui en ont marre de servir de méchants dans les films.
(Lire aussi Salon.com: "Da Vinci Code protest Widespread")
Et si Jésus et le Titanic avaient en commun un amour contre nature pour la glace qui flotte ?
Dans une université de Floride, un chercheur. Il fouille des archives, calcule des probabilités, imagine des scénarios, examine des échantillons, compile des statistiques (et oui, on peut continuer longtemps comme ça). Son objectif : prouver une bonne fois pour toutes que Jésus n'était pas insubmersible.
Alors, après avoir calculé (presque dans le texte) des modèles statistiques des dynamiques de la mer de Galilée et retracé la chronologie de la météo de Philippe Bouvard à nos jours, il en est arrivé à la conclusion suivante (lecteur, accroche-toi bien, Dan Brown, à côté, c'est la collection Arlequin) : Jésus, en fait, il a marché sur des cubes de glace. Si. Des gros apéricubes qui flottaient sur la mer (article Reuters).
Alors forcément, les Galiléens de l'époque, assez peu reconnus pour leur sagacité et pochetrons notoires, ont cru que Jésus avait marché sur l'eau. Les cons. D'où la petite incompréhension historique. CQFD.
'Suffisait d'y penser. Mais la vraie question reste : maintenant qu'on sait que Jésus était un peu le Rémy Julienne de son époque et les locaux d'imbibés bigleux, Benoît XVI, on peut le mettre en CPE ?
Et de son côté et après 23 secondes de recherche, le laboratoire 404 propose une autre solution à ce problème qui semble turlupiner une partie de l'humanité : si ça se trouve, c'est juste le type qui a raconté l'histoire qui était un alcoolo. Après tout, si c'est peut-être le même gars qui a vu Jésus changer l'eau en vin...
Bonne nouvelle, le cinéma français va mieux. Mauvaise nouvelle, le cinéma français va mieux.
C'est le CNC qui doit être content. Alors que les chiffres de janvier 2006 étaient égaux aux chiffres de l'année précédente et que globalement, l'audience allait mal avec une baisse de près de 10% sur les 12 derniers mois, le cinéma français revit enfin (source CNC).
4 millions d'entrées en plus en février 2006 par rapport à 2005. Une bien belle renaissance. Une résurrection arrachée à coup de films novateurs, d'événements cinématographiques, de films de qualité, de jeunes auteurs, de nouveaux talents. Une croissance qui reflète le renouveau du 7e art français, ouvrant de magnifiques perspectives d'avenir, des années de création à venir.
Ah non, en fait, c'était grâce aux Bronzés 3.
Attention, synopsis : "Les personnages des deux premiers épisodes se retrouvent 27 ans plus tard en Sardaigne, dans un hôtel tenu par Popeye, l'un des rares à ne pas être concerné par la chirurgie esthétique. L'obsession sexuelle n'a pas disparu mais elle a considérablement régressé au profit des préoccupations financières, ce qui rend les disputes plus aigres."
Derrière ce scénario d'une complexité à faire fremir David Lynch, une machine à vendre des billets à 9,5 euros. Les conversations de quinquagénaires aigris (arriver à placer un "putain d'Europe" tout seul au milieu de la mer, 'fallait oser) ont franchi le cap des 10 millions d'entrées dimanche. 210 000 entrées en moyenne par jour depuis le 1er février, soit autant en 24 heures que Syriana durant sa première semaine (source Nouvel Obs).
La machine à dollars euros ne s'arrête pas en si bon chemin puisque l'excellente bande-son (on n'exclut pas une reprise par la Star Ac') est première au classement des singles en France depuis maintenant un mois. Et devinez qui produit ce missile musical (un indice) ?
Finalement, les Bronzés 3, c'est la bonheur total : des entrées pour l'industrie cinématographique, des ventes de disques pour l'industrie musicale. Que demander de plus ? Ah si, de la qualité peut-être. On peut rêver.
Après des années de lutte contre le chômage, la solution est enfin trouvée : elle fait 12 cm et elle est ronde.
Alerte chômage. L'Insee revoit ses chiffres à la hausse, De Villepin déprime et le manque d'emplois, loin de se cantonner à l'ANPE, touche chaque citoyen dans son quotidien, dans la vie de tous les jours.
Par exemple, cette semaine, en écoutant la radio, on pouvait découvrir le nouvel album d'Agnès Jaoui qui, après Sandrine Kiberlain, rejoint la troupe des actrices / top modèles en pleine crise de recyclage.
Le chômage frappe. Pour que Kiberlain et Jaoui - qui ont à peu près autant de points communs avec une chanteuse que Steeve Estatof avec Kurt Cobain (on en rit encore) - soient obligées de sortir un disque, on ne voit pas d'autre explication, les temps sont durs.
Pour rappel, parmi les comédiens / top modèles ayant récemment succombé à cette infâme mode d'aller manger dans les écuelles des chanteurs qui ont déjà assez de mal comme ça tout seuls, on compte :
Sandrine Kiberlain (ancienne actrice), Elie Semoun (comique en fin de vie), Gérard Darmon (un jour acteur), Carla Bruni (ex-modèle), Arielle Dombasle (chômeuse professionnelle), Karl Zero (journaliste de variétés), Isabelle Adjani (dépressive), Catherine Deneuve (mal coiffée chronique), Guy Marchand (AB productions) ou encore celui que le monde nous envie, Christian Morin (injuste prix).
Liste à laquelle il ne faut pas oublier tous ceux et celles qui, pour avoir fait quelques heures de télé-poubelle, se sentent dans l'obligation de rapporter des royalties à TF1, France 2 ou M6 en commettant un disque.
On comprend que les intermittents protestent. Apparemment, le chômage frappe dur. A moins que ce ne soit l'ennui.
Attention, cet article contient des morceaux de caricature dedans.
Dans le cadre du nécessaire équilibre entre les religions sur 404 Brain Not Found, et puisqu'on a parlé des caricatures de Mahomet et des Bronzés qui insultent Shiva, voici venu le moment de mettre en avant celui qui, avant de faire de la lutte gréco-romaine et de la danse classique, multipliait les petits pains, Jésus-Christ lui-même (a-t-on envie de dire).
On commence par la (regrettée) Jesus home page, parce qu'il n'y a pas de raison qu'Il n'ait pas son espace Internet à lui. On apprend ensuite que comme tout le monde, Jésus a des problèmes de poids, qu'il fait le blaireau en composant des cocktails pour ses amis, qu'une fois bien ivre, toujours comme un blaireau, il danse super mal et que du coup, il galère pour se faire raccompagner.
Jésus sait néanmoins rester cool et, bon joueur, n'hésite pas à se déguiser, jouer à cache cache ou vendre ses pouvoirs en pots de 3 litres.
Comment dit-on "fatwa" en catholique ?
Ca n'a l'air de rien, mais la mort de Darry Cowl n'est que la suite inéluctable de la disparition du drôle.
Darry Cowl est mort hier, à l'âge de 80 ans (article). Avec Bernard Ménez, il faisait partie de cette partie des comiques dont on rigole sans vraiment trop savoir pourquoi. Mais en dehors de la mort du bégayeur en série (Bernard Ménez, aux dernières nouvelles, serait encore de ce monde), 2006 est décidément une année funeste pour l'humour français. En effet, au début du mois de février, une autre troupe de comiques a été décimée d'un seul coup, disparue, envolée pour le cimetière de l'humour : depuis la sortie des "Bronzés 3", on a la preuve que l'équipe du Splendid est devenue à peu près aussi drôle qu'un documentaire de 8 heures sur la palourde basque, la vulgarité crasse et le recyclage en plus.
Entre ça et la nouvelle horreur de Michaël Youn (qui n'arrive même pas à faire rire Télé 7 jours), 2006 est bien une année qui commence mal pour l'humour français. Et pendant qu'on parle de Michaël Youn, comment résister à citer quelques-unes des critiques les plus élogieuses du film "Incontrôlable" (site) :
"Incontinence burlesque pour une comédie consternante", "pathétique", "lourdingue, vulgaire, hystérique et sans imagination", "Irregardable" pour terminer avec l'apothéose du magazine Score : "Un film qui vous met face au néant du cinéma". Ca soulage (pêché sur allociné).
Et si écouter de la musique n'était rien d'autre que la pirater avec son cerveau via ses oreilles ?
Fan du groupe Coldplay ? Envie d'acheter leur dernier CD pour faire vivre vos artistes préférés ? Riche et noble idée qui sera justement récompensée lorsque vous découvrirez, en ouvrant le CD, qu'il n'est pas possible de le lire dans :
Certains lecteurs de CD portables, certains lecteurs de CD de voiture, les lecteurs qui savent graver, les voitures équipées de GPS (sic), les lecteurs de CD munis d'un disque dur, les graveurs de CD musicaux, les lecteurs DVD, les consoles de jeu, les ordinateurs Macintosh et les lecteurs de CD capables de convertir en MP3 (au cas où l'acheteur soit une des rares personnes de cette planète à avoir un baladeur, des fois que) (source Boing Boing).
A défaut de posséder un lecteur de CD compatible "Coldplay", il sera toujours possible à l'acheteur malheureux... d'espérer trouver un ami rétrograde capable de lui enregistrer sa dernière acquisition sur cassette, puisque le généreux label refuse de reprendre les disques inutilisables.
On ne peut que s'esbaudir de cette riche initiative de l'industrie musicale. Après avoir lancé l'opération "traînons en justice nos plus gros clients qui ne veulent pas écouter Lara Fabian" (article 404), les voilà lancés dans le monde du "vendons des produits inutilisables sans le dire à personne". Aucun doute, les majors progressent dans leur réflexion. Ca fait plaisir à voir.
Merci D. pour l'information, le reste sur Chryde, plus réactif sur ce coup-là.
En ce début 2006, Johnny est presque autant dans les news que Sarkozy. Une botte secrète du couple Chirac pour 2007 ?
Grosse actualité chez les vendeurs de lunettes en ce début janvier puisque Johnny est presque autant dans les news que la grippe aviaire, l'une étant quand même moins grave que l'autre pour la santé mentale.
Afin de te permettre, lecteur, de remplir aimablement la conversation lors du prochain gala de tuning sur le parking de Monsieur Meuble de Chateau Thierry, voici donc tout ce qu'il faut savoir du chanteur préféré des myopes en ce début 2006 :
D'abord, Johnny a changé de maison de disques. C'est officiel, "un divorce après 43 ans pour Johnny Hallyday" (source radio Canada). Les mauvaises âmes y verront sans doute un lien avec le fait que Johnny préfère les jeunes et tout et tout mais ce blog est respectable et ne se permettrait jamais d'insinuer rien de tel.
Pendant qu'on est dans la jeunesse, le tribunal vient de requérir un non lieu dans l'affaire de viol dont l'idole des jeunes est accusée depuis 2001 (source Libération). Il n'est pas précisé si le fait que l'hôtesse ait eu plus de 30 ans au moment des faits a pesé dans la décision du tribunal.
Enfin, on apprend aujourd'hui que, ô drâme, Johnny veut devenir Belge (source L'Express). Il en a même fait officiellement la demande, et devra donc renoncer à la nationalité française. Derrière cette mini-révolution, une probable volonté d'alléger ses impôts. C'est qu'à l'instar d'une autre gloire de la chanson française, Johnny a déjà eu quelques soucis avec le fisc, à qui il avait dû rembourser quelque 100 millions de francs dans les années 90 (source Wikipedia). En s'expatriant de l'autre côté de la Meuse, Johnny voudrait donc lui aussi s'assurer qu'on n'aura pas sa liberté de penser. Et pour sa liberté de penser, on ne se fait pas de souci. Après tout, de ses propres mots : "Je ne suis jamais seul, à moins que je lis.". Oh yeah.
Le monde musical a une bonne nouvelle et trois mauvaises. On commence par la Kyo ?
Ca avait bien commencé, ça avait presque même failli être un grand jour pour les terminaisons auditives d'une bonne partie de l'humanité. Un de ces jours que l'histoire regardera un jour, effarée, en se demandant comment ça avait pu durer aussi longtemps : c'est officiel, Kyo se sépare (source TF1). Avant de commettre un quatrième opus de leurs niaiseries décérébrées, le groupe s'est fait hara-kiri pour (et on ne rigole pas) "prendre un peu de recul", "trouver de nouvelles idées" (sic) et "se perfectionner et prendre des risques ailleurs" (re-sic).
Tant il est vrai que les quatre jumeaux de Lorie version rock à la ramasse ont de la marge pour se perfectionner.
Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à ce qu'on apprenne, moment funeste, que la séparation ne devrait pas être définitive et qu'ils "sont toujours copains" (d'ailleurs, Ben doit toujours rendre à Niko le coffret de DVD de Dragon Ball qu'il avait lui-même chouré à Flo qui, le rebelle, l'avait tapé à Fab, le méchant).
On n'est donc pas débarrassés de Kyo. Et comme un malheur ne vient jamais seul, Madonna a décidé de se faire un coup de nostalgia pré ménopausique en sortant un album revival 80's sur le mode "dance music", style musical dont l'humanité avait pourtant eu beaucoup de mal à se débarrasser (source France3).
Bref, 'manquerait plus que Steeve Estatof (le Kurt Cobain français, pouf pouf) sorte un nouvel album pour que le drame soit complet. Pour l'instant, pas de risque, 'faudra juste penser à éviter le centre culturel de Chavanoz le 20 janvier 2006, ça devrait suffire (source Steeve Web).
Robert Laffont nous le prouve avec brio, en faisant un livre avec un mauvais blog, on obtient (forcément, hein) un mauvais livre.
C'est aujourd'hui la sortie du livre "Des souris et un homme", à ne pas confondre avec un standard de la littérature qui n'avait vraiment pas besoin d'un voisin de titre aussi peu prestigieux. "Des souris et un homme", c'est le livre du site "Je nique c'est Meetic" aussi souvent appelé "Je nique sur Meetic" (ce qui est largement plus poétique, on en conviendra facilement).
Le principe du livre ? Une description chirurgicale des expériences de Lewis Wingrove, alias "Nick" (pour la poésie, toujours la poésie) sur un site de rencontres entre adultes consentants.
Dans la vie, Nick / Lewis est publicitaire. La quarantaine, célibataire, il écrit comme il parle et parle comme un publicitaire. Du coup, quand il déprime, la vie lui semble un peu "dark", quand il couche, les femmes sont super "hot" et quant à son blog, il serait plutôt auto-proclamé "socio-cul".
Dans le livre, on peut donc apprendre, entre autres merveilles, comment se caler un bon "fuck-planning", ne pas "se la mettre sur l'oreille" après un "chat assez cash", comment envisager une bonne "end of story" après "qu'on a baisé quand même" (dans le texte).
Enfin, on regardera avec un émerveillement certain la fiche signalétique que Nick établit à propos de chacune des filles qu'il a amenées dans son lit au cours de sa période drague en ligne. Fiches signalétiques détaillées s'il en est, rubrique "képassa au 1er RV", case "Sexy Synthèse" argumentée avec force "Sex Heat" et sa note sur 5.
"Des souris et un homme" est en librairie depuis aujourd'hui pour la modique somme de 18 euros, soit deux places et quelques de ciné, un kilo de Comté AOC, presque un mois de Libération livré amoureusement chez toi, bref, plein de façons plus intelligentes de dépenser 118,072 francs français.
Et sur ces paroles d'une bibliophilie à endormir un académicien, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait que Robert Laffont va sortir le livre du blog d'Al1 Juppé, sous-titré "Oui, je m'amuse aussi à la mairie de Bordeaux".
Le Turc serait-il en passe de devenir le plombier du terrorisme polonais ?
Il est en politique des sujets dont on sent qu'il ne sera pas facile de se sortir. Ainsi, la France a voté "non" à la constitution européenne après un débat dont la démagogie (dans un sens comme dans l'autre par ailleurs, pas de jaloux) était à la hauteur des idées préconçues et du vide intellectuel sidérant dans lequel se trouvait le débat.
Entre le plombier polonais, la prostituée bulgare, le voleur roumain et les terroristes turcs, chacun a pris son pesant de clichés, de la part de Français qui, c'est bien connu, se baladent tous en vélo, baguette sous le bras, cigarette à la bouche et béret fièrement vissé sur le crâne.
Aujourd'hui, c'est l'Autriche qui organise son référendum rien qu'à elle, histoire de savoir si ce sont 85 ou 90% de ses habitants qui sont contre l'entrée de la Turquie dans l'union (Nouvel obs, La gauche favorable à un référendum sur la Turquie). Parce que bon, on les comprend bien, en France aussi, le Turc fait peur.
D'abord, le Turc n'a même pas la même religion que nous, le salaud. Parce que bon, 'faut quand même être stupide pour ne pas être chrétien. Non mais.
En plus, le Turc, il ne respecte pas les droits de l'homme comme nous, le con. Et puis il est vachement plus pauvre aussi, parce que c'est connu, le Turc, il n'aime pas travailler et préfère vivre en volant son voisin qu'en devenant poujadiste.
Alors on ne voit vraiment pas pourquoi on ferait entrer le Turc dans notre club des 25. Des mecs même pas assez intelligents pour avoir le même Dieu que nous, on se demande bien pourquoi on leur ferait partager notre liberté, nos avancées sociales, nos droits de l'homme, notre idée du progrès et de l'égalité sociale.
Ils n'ont qu'à rester là où ils sont. Après tout, tant qu'il y a des Clubs Med avec suffisamment de gardes autour, on ne leur demande pas mieux, aux Turcs (ah si, s'ils peuvent produire des baskets pas cher, ça nous dépanne un peu, aussi).
Robert Laffont semble se faire une spécialité des blogs livres. Deuxième essai.
Après le "Blog de Max", qui est en fait le livre du journal (qui était un blog mais qui s'appelle blog depuis que c'est un livre), Brain Not Found a reçu hier "Des souris et un homme", le livre qui reprend le site "Je Nique Sur Meetic" (site).
Comme pour le Journal de Max, "Je Nique Sur Meetic" a été mis hors ligne (en attente d'une V2 oui oui oui) et invite à acheter des T-shirts (sans pour autant parler du livre).
"Des souris et un homme" sort en librairie le 17 octobre. Et avant cette date, on essayera de te dire, lecteur mon amour, si on est arrivé à aller plus loin que la préface (ce qui, en ces temps de disette, serait, on ne va pas se mentir, une performance louable).
Sur ces bonnes paroles, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait qu'on veut imprimer Brain Not Found sur des cartons de lait.
(Les commentaires sur "Le blog de Max" sont ici, merci à Robert Laffont pour toutes ces couleurs chatoyantes)
Le blog de Max n'est pas un blog. C'est un livre qui fait comme un blog. Mais moins bien.
Brain Not Found a reçu, quelques semaines en arrière, le livre "le journal de Max" tout juste sorti des presses avec une petite dédicace dessus et une invitation par mail à donner un avis sur l'ouvrage. Et parce que sur Brain Not Found, on aime bien donner son avis sur tout ce qui passe, c'est parti.
Ca commence par un type qui se fait appeler Max. Il a un blog qu'il appelle "le journal de Max" (c'est original). A partir de ce blog-journal, il publie un livre qui s'appelle "le blog de Max". Alors que ce n'est plus un blog. Mais un livre. Le livre du blog "le journal de Max". Sauf que le livre n'est pas pareil que le blog (le lecteur que ces lignes ont plongé, fort légitimement par ailleurs, dans la confusion est invité à les relire en prenant son temps et en éteignant TF1).
Le journal de Max, donc, c'était d'abord un blog. Vrai ou faux, personne ne sait mais finalement, peu importe. Des marques de cosmétiques ont fait des blogs largement plus inintéressants et (mal) écrits par des services marketing remplis de post adolescentes en pleine transe devant la 8e réédition de "Martine va au marché". Au moins, le blog de Max, lui, était lisible.
Le blog de Max était graduel. Max commençait comme un simple cadre énervé qui finissait par sombrer dans la folie et la cruauté la plus crasse. C'est dire si c'était bien. Pour autant qu'on pouvait les comparer à l'époque, c'est vrai que Max avait de faux airs de Bret Easton Ellis franchouillard. Bref, si le livre ressemblait au blog, on pouvait en attendre beaucoup de bien.
Mais voilà, la maison d'édition est passée par là. Gégé, le collègue de Max ne collectionne plus les spécialités pornos allemandes mais "les images coquines" (sic). Max passe du statut de grand maniaque à celui de cadre coincé irrité par les conversations de machine à café. Le dragueur impénitent et vulgaire devient un timide maladroit. Les passage surréalistes et incompréhensibles se transforment en ennuyeuses métaphores par la magie du nivellement par le bas. Max s'est transformé en (vrai) collègue de bureau. Sic.
Bref, le blog de Max (le livre) est un peu au journal de Max (le blog) ce que Johnny est à la musique. Un truc plat, ennuyeux, prévisible et éventuellement divertissant. Le blog de Max se laisserait bien lire sur la plage. Dommage qu'on soit en septembre. Le blog de Max (le livre) a tout rapatrié du journal de Max (le blog). Sauf le talent. Dommage.
Après deux ans de guerre en Irak, ils vont pas être contents, les GIs, quand on va leur enlever leurs films de fesses.
Quand on vient d'être nommé chef du département de la justice de Floride, on a des préoccupations. Plein de préoccupations. Certaines sont très importantes, d'autres importantes seulement et enfin, des troisièmes ne sont pas si importantes que ça.
Alors à la nomination d'Alex Acosta, tout le monde se demandait si son truc à lui, ça allait être de lutter contre le terrorisme, le crime organisé, la drogue ou peut-être la corruption.
Ben non.
Alex Acosta, son principal problème dans la vie, c'est le film porno. Pas le film pédophile. Non. Le film porno. Le film mensuel de Canal +.
Ils sont beaucoup à être outrés qu'on mobilise les forces du FBI sur le ramassage de films pornos, beaucoup à demander qu'on s'occupe de choses plus prioritaires. Beaucoup, mais pas tout le monde. Brain Not Found vous laisse deviner qui, dans cet excellent article de Law.com.
Et sur ces paroles d'une obscénité digne d'un concert de Pascal Obispo, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait que la prohibition revient à la mode. C'est George qui va être triste.
Il est venu, le temps de Pascal Sevran, disait l'autre. Et si on l'envoyait une fois pour toutes au Turkménistan ?
Chez Brain Not Found, on veille à l'égalité de représentation entre les pays. Si si. Alors aujourd'hui, on parle Turkménistan. Pour ceux qui n'ont pas encore pris un charter de Turkmène Airlines, le Turkménistan est une charmante destination de vacances romantiques, quoi qu'un peu à l'est des pays où on peut décemment aller choper un cancer au Club Med.
Le Turkménistan, hors son insolente absence de Club Med, brille aussi par son avant-gardisme politique. Plutôt que de s'embrouiller avec une démocratie décidément beaucoup trop années 90, un unique président guide l'avenir du pays depuis maintenant 20 ans.
Et parce que le président n'a pas tous les soucis des vagues universités d'été pour essayer de vendre son programme politique comme un paquet de détergent à lave-vaisselle, le président, il a le temps de gouverner son pays. Et de prendre les mesures qui s'imposent pour assurer progrès social, paix et prospérité.
Ainsi, après avoir interdit la pratique de l'opéra et du ballet, l'ambitieux guide du pays a démantelé les réseaux de gens à barbes, à cheveux longs et à dents en or.
Mais il fallait aller plus loin, mettre fin aux termites de la décadence qui grignotaient doucement les fondations du progrès social turkmène.
Ainsi, cette semaine, Saparmurat Niyazov a décidé qu'il fallait purement et simplement interdire le playback. Interdire le playback à la télévision, aux concerts, aux événements culturels et aux mariages. Si.
On ne peut que féliciter l'ambitieux président de cette si habile initiative. Certes, c'est l'assurance de mariages ruinés par une cousine lobotomisée de Star Academy. Mais c'est aussi et surtout l'assurance de garder loin des scènes nationales les apoplectiques d'O-zone, les déphasés de Pop Star et autres Mylène Farmer en manque de vente de 33 tours au rayon produits dégraissants de votre Mammouth local.
Bref, c'est du repos pour les oreilles de tout le monde. Imaginons un instant ce que serait M6 si le playback était interdit en France : un vague karaoké de fin de fête de la saucisse montbéliarde. Déjà que c'est pas terrible comme ça...
Alors sur ces paroles d'une surdité à rendre jaloux un Beethoven pourtant peu amateur de playback, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait que les premières stars de la télé-réalité sont enfin mûres pour l'industrie du porno. L'amusement n'avait que trop duré.
Source: Article du Globe And Mail, honteusement pompé à Chryde qui n'avait qu'à pas l'envoyer
Les experts ignorent encore ce qu'ils prennent au siège du PS. Mais ça a l'air d'être de la bonne.
S'il est une chose qu'on ne peut pas retirer à François Hollande, c'est un éternel sens de l'optimisme naïf et une vraie bonne foi lorsqu'il s'agit de dresser un bilan. Pour preuve, pompé dans Le Monde, en gardant à l'esprit que le congrès du PS se rapproche dangereusement plus de Columbine High School que de l'île aux enfants :
Ma seule ambition a été de relever le Parti socialiste, de le conduire aux victoires électorales et surtout d'effacer l'affront du 21 avril 2002. J'assume mon bilan mais je n'ai pas achevé ma tâche.
Même pas commencé, on a envie de dire... Et ça continue plus loin :
Ma ligne de conduite a été de rassembler et j'ai toujours veillé à associer à la direction du parti tous les talents disponibles (...) Mais pour moi, être premier secrétaire, c'est être le garant de l'unité du parti et du respect des règles.
Bien joué, François. Pour être rassemblé, le PS est rassemblé. La preuve, ils parlent tous d'une seule voix pour dire qu'ils préféreraient attraper la peste sur 8 générations plutôt que de passer deux jours ensemble. Si ça, c'est pas de l'unité. François appréciera (quand il aura fini de fumer des substances qui font rire - et qui sont strictement interdites par le loi, par ailleurs).
Et sur ces paroles d'un positivisme à rendre jaloux une boîte de Xanax, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait que Bayrou va tirer des claques sous peu.
Déstabilisé devant une offre musicale toujours grandissante ? Brain Not Found est là pour aider.
Le lecteur de Brain Not Found qui a dépassé l'âge de l'adolescence l'aura constaté de lui-même, le paysage musical français devient de plus en plus compliqué à appréhender. Comment s'adresser à sa petite cousine et tenter un rapprochement complice si on risque de confondre Lorie avec Ilona, voire même pire, avec Leslie ou Priscilla ? Hein, comment ?
Afin de répondre à cet angoissant trouble métaphysique, Brain Not Found a investigué pour t'aider, lecteur adoré, à t'en sortir dignement la prochaine fois que la petite nièce de ta belle-mère vient faire sa crise de la quinzaine dans ton salon alors que tu ne rêvais que de t'endormir dignement devant un match de formule 1.
Commençons donc par Priscilla. Priscilla aime la chanson. Comme toutes les filles de son âge, elle hésite entre l'ambitieuse carrière de clone d'Anastacia ou l'engagement politique de Britney Spears. Son talent éclot véritablement lorsqu'à l'âge de 2 ans 1/2, elle entonne son premier areuh en ré mineur devant une assemblée de séniles médusés. Elle réalise alors que son destin est de donner de la joie aux masses en sortant des CDs. Et de l'argent à ses parents, aussi.
Dès lors, Priscilla, qui trouve que l'anglais est trop compliqué, se rabat sur les chansons à textes dans la langue de Molière.
Elle chante d'abord sa joie d'avoir trouvé sa nouvelle voie dans son célébrissime hit "Cette vie nouvelle" dans lequel on apprend qu'elle pourrait "danser et chanter la vie entière" sans être fatiguée le moins du monde.
Elle tient ensuite à partager avec le monde sa passion pour le train (et son manque de respect pour l'orthographe) dans le single "Tchouk tchouk musik".
Mais cette vie de troubadour distribuant du bonheur la fatigue. Elle chante le poignant "Loin de ma famille", complainte criante alertant le monde quant au fait que le Novotel de Meudon était en rupture de stock de Nutella le week-end de l'Ascension.
En 2005, Priscilla a grandi de quelques centimètres et ses priorités ont changé. Elle mûrit. Son 37e album porte toutes les marques de la vraie femme qu'elle est devenue. Elle sort tour à tour le single "Toujours pas d'amour" puis, une fois qu'elle a rencontré Kevin, le single "Jalousie", ce qui permet de noter que Priscilla ne sait pas ce qu'elle veut.
Entretemps, Priscilla a publié son 2e livre, dont le titre provisoire serait, selon des sources proches du rayon papier hygiénique, "Ma bio de ces 15 derniers jours".
Après la vie de Priscilla, passons à Lorie.
... Ah non, en fait, c'est exactement pareil que Priscilla. Et Ilona aussi. Et Leslie. Et Steeve Estatof.
Pour résumer, lecteur mon amour, tu l'auras compris, la chanson française n'est finalement pas un univers aussi complexe qu'il n'y parait. Et tu seras désormais intarissable lorsque la petite Estelle viendra te rendre visite pour gâcher le dimanche que tu t'apprêtais à passer devant la demi finale du lancer du poids en chaise roulante des mondiaux d'athlétisme. On dit quoi, à Brain Not Found ?
On dit que sur ces paroles même pas dignes d'un refrain des regrettés What 4, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait qu'un foetus vient de sortir sa biographie.
Comme aurait pu dire un certain Bernard à son époque, peu importe le produit, pourvu qu'on le vende.
Ca fait bientôt 2 ans que la guerre entre l'industrie musicale et les internautes est une guerre ouverte. Ne surtout pas prendre de prisonniers. D'un côté, les internautes sont tous des voleurs de gentils artistes qui ont au moins fait deux mois au château pour vomir leur première galette plastique. De l'autre, les majors sont toutes des voleuses parce que c'est scandaleux de vendre 20 euros les 45 minutes de beuglements de post ados hystériques et mal coiffés dont le seul mérite est d'avoir dansé comme des abrutis sur le plateau de TF1.
Et parce que la guerre, c'est bien connu, c'est efficace, ces petits amusements entres trépanés ont eu de brillants résultats: des fans de Britney Spears obligés d'endetter leur famille sur 28 générations pour payer les amendes, des ventes de CD au plus mal et des producteurs musicaux bientôt aussi populaires que des agents du Fisc.
Mais rassure-toi, Pascal Nègre, les majors en ont gardé sous le pied. Et c'est bien normal. Parce que bon, l'argent que volaient les internautes, tu le disais toi-même, devait servir à produire de nouveaux talents, le futur de la musique, de la bonne, des artistes qui durent (histoire que les Stones puissent - vraiment - partir à la retraite).
Et un peu comme le messie débarque, ce mois d'août, la nouvelle poule aux oeufs d'or se matérialise enfin. La nouvelle vague arrive en France. Et directement en tête des charts en plus. Numéro 1. (Source Charts In France)
Et quel est ce summum artistique qui va enfin sortir l'industrie musicale de la spirale infernale des artistes jetables ? Quelle est la relève qui laissera son (micro)sillon dans nos champs auditifs ? (le lecteur est invité à relire cette dernière phrase attentivement, elle peut agréablement resservir lors de la prochaine soirée poésie de la MJC).
L'artiste s'appelle "Crazy Frog" et son tube est "Axel F". Une sonnerie de portable à l'origine. Une de ces sonneries qui donnent envie de défenestrer son collègue, celui qui hésite toujours 3 minutes avant de décrocher son téléphone, histoire que tout le monde ait bien entendu que lui aussi, il a des amis.
Le disque est comme la sonnerie. Une merde. Mais sur disque plastique cette fois-ci. Une merde sur plastique qui bat tous les artistes qui croient encore que ça vaut le coup d'essayer de mettre des mots les uns derrière les autres et de chanter tout ça en plus. Une sonnerie Botempi accompagnée par une exaspérante voix de pseudo crapaud castrat. Un disque qui incite clairement au meurtre.
Et tu vas rire Pascal, tu vas voir, c'est drôle. Figure-toi que ce nouveau monument musical est produit par... Universal (si si, Pascal, c'est la boite que tu diriges...)
Pascal, entre toi et moi, tu te fous un peu de la tronche de ton monde, non ? Ou sinon, faut que tu fasses plus attention: 'y a des gens qui font vraiment n'importe quoi avec l'argent qu'on a arrêté de voler aux artistes.
Et sur ces paroles d'une mélodie à filer une gastro à Jordy, tu m'excuseras Pascal, faut que j'y aille, parait qu'on enregistre ta prochaine production dans les toilettes de la gare Montparnasse.
Aux dernières nouvelles, la cigarette ne provoque pas encore la fin de l'humanité. Mais ça devrait venir.
Pour les quelques aveugles qui lisent Brain Not Found (pouf pouf) et qui ne disposent pas encore de paquets de cigarettes en braille, un petit rappel s'impose (les autres, vous pouvez passer au paragraphe suivant sans complexes). Donc, au risque de chagriner les cigarettophiles, il parait que fumer peut nuire gravement à la vie. Si si. Ca donne plein de maladies remboursées par la sécu tellement elles sont graves.
Mais voilà, en plus de filer le cancer, on apprend cette semaine grâce à des chercheurs américains que la cigarette, en plus de rendre moins vivant, rend aussi plus gros (Article Radio Canada, "Syndrome métabolique: la cigarette augmenterait le risque".) Hop, 19% des jeunes fumeurs auraient un excès de graisse à la taille.
Jusque là tout va bien, on savait que fumer, c'était mal, on sait maintenant que c'est pire. Parce qu'en plus du cancer, de l'obésité, de l'impuissance, du vieillissement de la peau et de la victoire de Lance Amstrong au tour de France, fumer provoque des attaques cardiaques. Aussi, oui.
Tout irait donc pour le mieux dans le pire des mondes si dans le même temps, un scientifique fort plaisantin de sa personne n'avait pas prouvé que donner l'équivalent d'une cigarette par jour à des souris augmente leur résistance... aux crises cardiaques. Si si. (Article London Free Press, "Nicotine may protect mice from stroke".)
Le scientifique préfère quand même prévenir que fumer pour diminuer les risques cardiaques peut ne pas être une bonne idée à la vue des autres inconvénients mineurs liés à la consommation tabagique (par exemple la mort). Les fumeurs du monde entier le remercient quand même de cette grande découverte.
Et sur ces paroles fumigènes comme un CRS, vous m'excuserez, faut que j'y aille, on m'informe que regarder TF1 rendrait nigaud. Sauf les pubs.
Peut-être la première condamnation pour jet de vomi, les anorexiques tremblent.
Pendant que Blair et Chirac boudent chacun de leur côté (Article Bloomberg, "U.K.'s Blair Says Talks With Chirac Leave 'Sharp Disagreement'"), il est important de se pencher un instant sur le chevet de ce qu'il reste d'amour propre sur cette planète.
On peut lire ça ce soir, sur le site de Local6, en provenance directe du Kansas:
"A Kansas student faces a misdemeanor charge after throwing up on his Spanish teacher on the last day of school. Johnson County, Kan., prosecutors have charged the boy with battery against a school teacher, and ordered him to juvenile court on July 1. The boy's father said he believes what his son told him -- that the stress of final exams made him ill. (...)" (Article Local6, "Teen Charged With Vomiting On Teacher")
(Un étudiant du Kansas pourrait être condamné après avoir vomi sur son professeur d'espagnol lors du dernier jour de classe. Les procureurs de Johnson County, Kansas, ont accusé le garçon de violences contre un professeur et l'ont convoqué au tribunal le 1er juillet. Le père du garçon dit croire ce que dit son enfant -- que le stress des examens l'a rendu malade.)
On ne peut que souhaiter la condamnation du jeune. Parce que bon, inaugurer la case "crime par vomi" dans les casiers judiciaires, 'y a de quoi être fier quand même.
En devenant gouverneur, Schwarzy a peut-être troqué le treillis contre la cravate, mais pas le vocabulaire.
Ca pendait au nez de tout le monde, voilà que ça finit par arriver. Du côté de la Californie, en effet, Terminator continue sa lente mutation en Gouvernator. Bon, c'est presque pour la bonne cause mais faudrait quand même voir à pas confondre film d'action et sauvegarde du truc rond sur lequel nous avons les pieds collés.
Parce que bon, quand on entend Schwarzenegger affirmer "I say the debate is over. We know the science, we see the threat and we know the time for action is now", on a beau se dire que c'est pour limiter l'émission de gaz à effet de serre, ça fait quand même gravement penser à un mauvais film dans lequel un robot venu du futur voulait absolument discuter avec Sarah Connor. (Dépêche AP, "Schwarzenegger to Unveil Emissions Plan").
On ne peut que se féliciter qu'ils n'aient pas élu un ex-acteur porno à la place d'Arnold. On n'ose pas imaginer comment il aurait parlé de la fonte de la calotte glacière.
Les excités du missel ne relâchent tellement pas la pression qu'il finirait presque par nous manquer, Jean-Paul.
Pendant que la France joue au "ni oui ni non" le plus long de l'histoire contemporaine, les "born again since Jean-Paul died" Christians n'en peuvent plus de brâmer à la face du monde leur amour du futur saint le plus rapide de l'histoire catholique.
Parce que le 19 mai, mine de rien, les Italiens ont rebaptisé une montagne "Mont Jean-Paul II". Bon, à la fois, les Italiens, on peut leur accorder des circonstances atténuantes. On ne peut pas héberger depuis la nuit des temps le saint siège sans quelques séquelles non plus.
D'autant que le Français ne devrait pas se moquer trop vite de son cousin transalpin non plus.
On apprend en effet dans le Canard de la semaine que l'archevêque de Paris, André XXIII (rien que ça) aurait comploté avec le maire de Paris (Bertrand Ier) afin de renommer l'esplanade de Notre Dame du nom du pape fraîchement moins vivant. Parce que bon, on comprend bien que le Parisien ait besoin d'une esplanade Jean-Paul II à côté du Quai François Mitterrand.
On va juste prier très fort pour que la mode de donner des noms de rue aux papes s'arrête là, ça doit être légèrement pénible d'habiter rue Pie VII.
Si même les inconnus commencent à se plaindre de leurs fans, c'est que le monde va mal.
Qui ne connaît pas Vanina Ickx ? Beaucoup de monde direz-vous, et vous n'aurez pas tort. En quelques mots, parce que sur ce blog, on aime la concision, Vanina Ickx, outre avoir un nom composé d'une seule voyelle pour 3 consonnes qui rapportent un max au scrabble, Vanina Ickx est la fille de Jacky Ickx.
Jacky Ickx est le bien connu conducteur de voitures qui font du bruit et frémir les organes génitaux du mâle qui, c'est bien connu, éructe fréquemment à la vue du pot super large d'une super 5 Rally (Jacky Ickx ne doit pas être confondu avec Malcolm Ickx, conducteur de troupeaux égarés en double file).
Vanina Ickx a été bercée depuis sa plus tendre enfance dans un univers plein de pots cobras, de tutures gonflées à l'éther, de gros moteurs qui vont vite et de mâles qui éructent.
Vanina Ickx a donc bien naturellement suivi le chemin de son père et est devenue elle-même pilote (et ce bien que physiquement beaucoup plus intelligente que son Jacky de géniteur).
Mais déjà, du côté de la St Cirq Lapopie, on se demande à ce stade ce que Vanina Ickx vient faire dans ces colonnes.
C'est que Vanina Ickx, malgré un nom à péter une lame d'opinel, avait au moins un fan. Et que ce fan, avignonnais, avait décidé de faire un site Internet pour exposer au grand jour son amour pour les gens aux noms avec des orthographes à coucher dehors.
Apparemment, la charte graphique du site n'a pas plu à Ickx qui a décidé de porter plainte parce que le "site Internet lui étant entièrement consacré lui portait préjudice, étalant notamment sa vie privée".
Tant il est vrai que la vie privée de Vanina Ickx passionne gravement les foules.
Le jeune homme a été arrêté puis relâché, "soupçonné d'avoir créé un site Internet consacré à la championne automobile belge".
On mesure la gravité du délit (Dépêche AFP: "Un homme arrêté après avoir créé un site Internet sur la fille de Jacky Icks" - on leur apprendra à bien recopier les noms de famille chez l'AFP).
Bref, outre qu'il ne semblait pas jusqu'à aujourd'hui qu'il était passible de peine de mort de créer des sites web, on s'attardera surtout sur la conclusion de l'article: "La Befti a retrouvé la trace de ce site et est remontée vers son concepteur, un jeune homme qualifié de "fragile et très perturbé" [...]". C'est sûr que pour monter un site web sur la fille de Jacky Ickx...
Merci à Chryde pour l'info, Chryde à qui Brain Not Found décerne la palme du meilleur jeu de mots de la semaine pour la naissance des Leumeuriens. Brain Not Found les a vus, ils existent...
Cadeau bonus : pour ceux qui ont vraiment du temps à perdre au bureau, le site "officiel" de Vanina Icks. A vos souhaits.
Vicente Fox prouve aujourd'hui avec brio qu'il est extrêmement difficile d'habiter à côté du Texas et rester sain d'esprit.
Quand les petites phrases des grands de ce monde en disent long sur l'état de la planète, aujourd'hui, c'est Vicente Fox, président du Mexique, qui s'y colle. Il affirme, lors d'une conférence de presse, que :
"There's no doubt that Mexican men and women - full of dignity, willpower and a capacity for work - are doing the work that not even blacks want to do in the United States." (trad : il n'y a aucun doute que des hommes et femmes mexicains, avec toute leur dignité, volonté et capacité de travail, font aux Etats-Unis le travail que même (sic) les noirs (re-sic) ne veulent pas faire).
Un bien bel hommage du président mexicain à ses compatriotes qui se font déjà traiter d'envahisseurs de l'autre côté de la frontière.
Bon, mais vu qu'il ne s'arrête pas là, Fox s'est excusé aujourd'hui en présentant ses excuses aux "African-Americans". Pour les avoir comparés à des Mexicains ? Ces derniers apprécieront la délicatesse.
Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait que Jean-Pierre "Positive attitude" Raffarin est revenu depuis près d'une semaine et que le non à l'Europe remonte (sans aucun lien, bien sûr). (article de My Way News, "Mexico's Fox Apologizes for Black Comment")
Le pape, c'est un peu comme le bug de l'an 2000. Mais vivant.
Sans vouloir faire de catastrophisme exagéré, il est temps de faire quelques provisions de sucre et d'eau minérale. Et encore une fois, c'est à cause du nouveau pape. Parce que Benoît XVI, en dehors de donner en permanence l'impression d'une digestion difficile, il annonce aussi la fin du monde. Enfin pas directement. Mais presque.
Parce que certains qui ont tout compris beaucoup plus vite que les autres le savent. Benoît XVI, c'est l'avant-dernier pape avant l'Apocalypse (ou le Jugement dernier pour les plus poètes). La thèse est parfaitement crédible par ailleurs. Saint Malachy, en effet, outre le fait d'avoir un nom à coucher dehors, savait lire l'avenir, ce qui n'est somme toute pas à la portée de n'importe quel saint. Par exemple, Saint Cloud ne prévoit correctement les résultats du tiercé qu'une fois sur huit, alors la fin du monde dans mille ans...
Bref, Saint Malachy, donc, aurait prédit que l'avant-dernier pape serait à la gloire de l'Olive. Et voilà-t-il pas que le nouveau pape choisit le nom de Benedict, soit le nom du fondateur des "Olivetans". Olivetans... Olive... Olivetans... Mais c'est bien sûr, s'exclame-t-on au buffet de la gare de Faysan-sur-Oirge. C'est donc ça, la fin du monde est proche (article Reuters: "Doomsayers Say Benedict Fits World End Prophecy").
Parce que sans vouloir verser dans le pessimisme, le pape, il n'est pas exactement de première fraîcheur. Et ce serait étonnant qu'il dure très longtemps. Et si lui est l'avant-dernier, ça signifie que le dernier arrivant, la fin du monde est proche. Tremblez, impies, abonnez-vous rapidement à la croix, allez payer l'impôt catholique chez nos amis d'outre-Rhin, faites trois Pater, 4 Ave et 2 Steeve Estatof en espérant que tout se passe pour le mieux.
Car la fin du monde approche, c'est Saint Malachy qui l'a dit en 1139. Oh, et du côté du globe où on n'en a pas grand-chose à faire du pape, la Corée du Nord vient de balancer un missile nucléaire test dans la mer du Japon. On se demande s'il y a un lien (article du NY Times: "U.S. Aide Sees Nuclear Arms Advance by North Korea").
Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'y aille, je vais aller passer les dernières heures de l'humanité sur la tour Eiffel. Je suis sûr qu'on aura une belle vue de là-bas.
Même avant d'être pape, Ratzinger était à l'écoute des réalités de l'Eglise. De toutes les réalités.
Sur le site "France Catholique - Hebdomadaire d'information fidélité au pape Benoît XVI" qui fait de la publicité sur Brain Not Found (sic), on peut lire la chose suivante, en français dans le texte:
(citation...) "L'humble génie du cardinal Ratzinger, sa persévérance à porter des poids que ses plus acharnés critiques auraient bien du mal à soulever même à plusieurs, continueront à habiter le pape Benoît XVI. Les attaques mesquines et injurieuses dont il est sans cesse l'objet, au sein même d'une partie du clergé, des "intellectuels" et de la presse catholique, n'ébranleront point ce roc institué par le Christ. Comme cela fut aussi le cas durant le pontificat du pape Jean-Paul II, les essais, manipulateurs ou naïfs, de classer le Souverain Pontife, l'ancien et le nouveau, dans le parti des conservateurs rigides (l'adjectif suivant nécessairement le substantif), risquent bien d'être aussi vides que des bulles de savon éclatant au soleil de la vérité" (... fin de citation, décidément, le fanatisme ne rend pas intelligent.) (Site France-catholique, "Benoît XVI Bête de somme")
Pour ce qui est de "l'humble génie du cardinal Ratzinger", on ne peut effectivement que s'esbaudir devant la noblesse de son passé dans les ordres.
En 2001, alors chef de l'inquisition, et parce qu'il faut bien s'occuper depuis qu'on a plus le droit de brûler des impies, il écrivait une lettre à l'ensemble du corps de l'Eglise. Cette lettre, qui devait à tout prix rester confidentielle, rappelait la posture à tenir quand l'Eglise était confrontée à la justice (article du Guardian, "Pope 'obstructed' sex abuse inquiry").
En l'occurrence, la sainte missive autorisait les membres de l'Eglise à enquêter sur les affaires de pédophilie... mais uniquement en gardant les preuves secrètes (c'est-à-dire à l'abri de la basse justice des hommes). Et ce durant au moins durant 10 ans après que les victimes aient atteint l'âge adulte. Sic.
Détenir les preuves d'un crime et les cacher en connaissance de cause à la justice, ça n'a pas un nom, ça ?
La lettre ordonnait également que les cas avérés soient adressés uniquement au cardinal Ratzinger lui-même. Parce qu'il était le seul à détenir le pouvoir de renvoyer les pécheurs vers des tribunaux. Mais vers des tribunaux privés uniquement, c'est-à-dire composés exclusivement de prêtres. Autant pour la justice.
Et pour les hommes de foi qui auraient tout de même voulu faire intervenir la (basse) justice des hommes, la sentence était sans appel. Hop, excommunié, obligé d'aller chercher un travail ailleurs.
En tout cas, une fort éloquente démonstration de "l'humble génie du cardinal Ratzinger" (on ne s'en lasse pas) et du progressisme qu'il a su insuffler à l'Eglise.
Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'y aille, il parait que "l'humble génie du cardinal Ratzinger" a prié pour ne pas être élu pape. Pas autant que nous... (article AP, "Benedict Says He Prayed Not to Be Elected")
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Note: Pour ceux qui veulent acquérir la statue "Jésus fait de la gym" qui apparaît en vignette ou autres "Jésus fait du karaté", "Jésus fait du ski" et "Jésus fait du Ballet" (si, si...), c'est sur ce site de bon goût.
Pendant que Raffarin va faire des courbettes en Chine, d'autres se souviennent qu'il ne faut pas aller aussi loin pour croiser l'horreur.
Section copinage Brain Not Found pour signaler, puisque c'est le moment, la sortie cet automne d'un film / documentaire canadien sur le génocide arménien. 52 minutes pour laisser la parole à ceux qui ont vécu ces moments-là, pour comprendre et pour probablement ne pas oublier que la barbarie partage avec les morpions la triste caractéristique d'être contagieuse.
En attendant la sortie du film, un tour sur le site web de la production s'impose, c'est canadien et c'est par ici (20 Voices, 20 stories remembered from the 1915 Armenian Genocide, 20 voices the Turkish government could not silence).
La Vierge, décidément très joueuse, apparait sur une autoroute après avoir fait un tour sur un toast.
Depuis la mort du pape, l'hystérie catholique continue s'amplifie chaque jour. Après les préfets obligés de se rendre à la messe, après les miracles de Jean-Paul II, après les émeutes pour acheter le numéro du journal spécial "mort du pape", c'est maintenant aux US que ça se passe.
C'est sous une autoroute de Chicago que les pèlerins se massent par centaines. En effet, selon eux, l'image de la Vierge Marie serait apparue sur un mur en béton (La preuve en image et en textes).
Ca rappelle vaguement l'histoire du toast béni vendu sur eBay et ça donne vaguement envie d'aller brûler une sorcière ou deux. Ca tombe bien, l'ancien nom du service dont vient le nouveau pape, c'était "Inquisition". Quant à moi, vous m'excuserez, faut j'y aille, parait qu'on a vu une apparition de Condoleeza Rice en Russie.
Apparemment, quand il s'agit de faire du style, on a trouvé pire que l'académie: le Vatican
C'est un des plus grands best sellers de l'histoire de l'édition. Un nombre incalculable d'éditions, traduit dans toutes les langues de l'univers, lu et relu par des foultitudes d'adeptes transis d'admiration, et c'est... la bible (ceux qui ont dit le DaVinci Code, vous sortez).
La bible ne tient probablement son succès que de manière modérée à la barbe de Jésus (sinon, Antoine aurait aussi vendu sa biographie). Non, si la bible a cartonné (pouf pouf), c'est sans doute parce que c'est écrit simplement, sans détours, sans effet de forme snobinard (ceux qui ont dit Sulitzer, vous sortez aussi).
Et on est ravi de voir que l'Eglise continue dans la même lignée. Ainsi, quand le pape veut dire (pouf pouf) à Rainier qu'il lui fait une bise, ça donne ça en langage du Vatican, deux points ouvrez les guillemets: "Informé de l'épreuve de santé qui frappe Votre Altesse Sérénissime, le Saint-Père s'unit à Elle par la pensée et par la prière formant des voeux chaleureux à son intention" (la preuve ici)
"Votre Altesse Sérénissime", "Le Saint-Père"... Voilà qui a le mérite de faire dans le simple et modeste. Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait que le Vatican va publier un édit pour signifier au peuple que le Saint-Père est bien allé à la selle.
Après avoir dit que Dieu lui guidait la politique, Bush pense maintenant être Dieu lui-même. Ca promet.
Quoi qu'on veuille bien en dire, le petit George a quand même des capacités. Et parmi elles, et non la moindre, celle de rester sérieux en toutes circonstances. Par exemple, quand il évoquait, il y a maintenant quelque temps, que Saddam avait des armes chimiques, nucléaires, qu'il pouvait exterminer l'Europe en 45 minutes et qu'il pouvait voler comme Superman à condition de manger des enfants au petit déjeuner, il ne rigolait pas, George. Pas le moindre petit rictus de déconne, non non non.
Presque à croire qu'il croit lui-même dans les âneries qu'il raconte...
Et cette prodigieuse capacité a encore frappé dernièrement. Parce que, sans rire, il a affirmé dans la cas de Terri Schiavo (demoiselle qui est dans un coma végétatif depuis près de 15 ans et que le mari veut "débrancher") qu'il ne fallait pas lui ôter son cathéter par la "présomption en faveur de la vie" (article Reuters).
Et il rajoute même (et toujours sans rire, preuve de son incroyable don) que "c'est un triste jour pour les Américains qui croient dans le caractère sacré de la vie". Qu'on m'électrocute en Alabama si je me trompe, mais "caractère sacré de la vie", ça veut dire qu'il faut être dieu pour l'enlever, non ?
Alors voilà qui devrait ravir les 152 condamnés à mort exécutés sous Bush qui pourront désormais faire les malins dans le cimetière en se gloussant d'avoir eu l'immense honneur d'être jugés par Dieu en personne... au Texas.
Les espèces animales et la nature, c'est sympa. Mais faudrait pas que ça empêche de faire de l'argent, non plus.
On en parlait déjà l'année dernière dans ces pages (Article Cherche, Bobby, cherche...) mais la tendance se confirme : l'administration Bush adore les sciences. En fait, elle aime tellement les sciences qu'elle se sent obligée d'en faire elle-même.
Et l'administration Bush, elle est tellement forte en sciences qu'elle trouve que tous les chercheurs américains sont nuls. Ou en tout cas ceux qui mettent en garde sur les dangers sur l'environnement en ces temps de forages pétroliers dans les réserves naturelles.
Ainsi, les scientifiques du très officiel « US Fish and Wildlife Service » (département de recherche sur les poissons et espèces sauvages) rapportent à 44% qu'ils « ont été poussés, pour des raisons non-scientifiques, à ne pas publier de conclusion en faveur de la protection des espèces » (traduction 404, texte original ici).
Ils sont également plus de 20% à avoir été poussés à « exclure ou modifier des informations techniques de documents scientifiques tels que les opinions biologiques ».
Ils sont plus de 50% à connaître des cas dans lesquels « des interventions politiques ont induit des changements ou retraits de conclusions scientifiques à des fins commerciales » et enfin, ils sont 90% à connaître des cas dans lesquels « des membres du ministère de l'intérieur ont clairement influencé des conclusions émises par les services écologiques ».
Bon, à la fois, si c'est pour faire du business, on ne comprend même pas pourquoi ils l'ouvrent, les scientifiques. Faut savoir ce qu'on veut dans la vie. (Source : The Memory Blog, annexe de l'excellent Memory Hole)
Pascal est formel, si la musique baisse, c'est à cause des pirates. Et de tous ces gens qui font autre chose qu'écouter les plus beaux chants de Noël par Garou aussi.
Après que l'industrie du disque soit allée larmoyer au MIDEM sur les pirates qui menacent les grands artistes de notre époque (les très pointus Lorie, Hélène Ségara et Garou), c'est au tour de l'industrie cinématographique de publier ses chiffres (communiqué CNC).
+ 11%, c'est l'augmentation de la fréquentation des salles obscures en 2004 par rapport à l'année précédente. Une croissance à deux chiffres, poussée par une floppée de films français qui représentent maintenant près de la moitié des entrées (45,7% en janvier). Et ce malgré les pirates.
Et on peut assez facilement comprendre que le piratage n'influe pas sur les entrées en salle. Si on va au cinéma, après tout, c'est parce que rares sont ceux qui peuvent se payer une télé de 30 mètres chez eux.
Mais alors, s'exclame-t-on au comptoir du café des sports de Saint Langis Lès Mortagne, si les pirates ne font pas baisser les entrées au cinéma, c'est donc qu'ils font baisser les ventes de DVD, les salopiauds.
Tout porte à le croire. Pour preuve, même les fabricants de lecteurs de DVD n'osent plus sortir un modèle qui ne lit pas directement les DivX (belle preuve de constance intellectuelle par ailleurs). Eh bien non, les ventes des DVD et VHS augmentent de plus de 16% en 2004 (Article France2).
Alors on est en droit de se demander ce qui différencie à ce point la musique du cinéma, pourquoi alors que les deux s'échangent sur le réseau, un monte et l'autre couine. Peut-être parce que Lorie, Ségara et Garou ne font pas de ciné, allez savoir.
Comme le disait un des brillants lecteurs de cette page, un jour qu'on parlait ici de choucroute norvégienne : "Je viens d'apprendre que les ventes d'automobiles neuves ont encore baissé de 4%. Encore un coup des pirates qui téléchargent des voitures sur Internet !"
Après la compilation pour le Tsunami, faut-il sortir un CD pour venir en aide à l’industrie musicale ?
Comme tous les ans, la foire aux lamentations des majors du disque (communément appelé le MIDEM) donne l’occasion à Pascal Nègre et à ses amis producteurs d’émissions de publicité musicales de dire tout le mal qu’ils pensent des internautes (Article TF1.fr).
En résumé, le marché est catastrophique (comme d’habitude) parce que les internautes (encore eux) téléchargent de la musique sur Internet. En volant les artistes et les labels, les internautes handicapent la création. Et Pascal Nègre d’expliquer, pour ceux qui sont un peu lents, que l’argent gagné grâce à un artiste sert à en financer un autre. Et ainsi de suite. En tuant Universal à coup de rayons laser Kazaa, on tue donc aussi la création artistique. CQFD.
Bien entendu, le chef de la lutte contre Internet ne dira pas un mot de la qualité de la création qu’il pousse, de la star academy et de toutes les autres croûtes qu’il qualifie abusivement d’artistiques. Alors qu’on le sait bien, les reprises de Corinne Charby par une douzaine d’adolescents en mue sont plus un hymne à la surconsommation de Prozac qu’une promotion de l’épanouissement artistique chez les générations futures. On mobilise les labels pour pousser des chanteurs vache à lait dont le seul et prometteur avenir sera de jouer les seconds rôles dans une publicité pour assurance voiture.
Pour rappel, il existe plusieurs raisons pour lesquelles on n’achète plus de musique. Et n’en déplaise à Pascal Nègre, le téléchargement est loin d’en être la principale (Article 404 BNF).
En tout cas, coté Universal, c’est clair, ce sont bien les consommateurs qui sont trop crétins. Au sujet du téléchargement légal, selon le Vice Président d’Elabs (Universal), "Le modèle par abonnement deviendra incroyablement populaire une fois que les gens l'auront compris" (Article Reuters). Merci pour autant de pédagogie, de clarté et de clairvoyance dans l’avenir.
L’industrie musicale, après avoir fait un doigt aux internautes, joue maintenant la carte humanitaire. Mais ne vérifie pas ses sources.
A 9 heures, les couloirs sont bondés de gens pressés en costume. Parmi tout ceux là, le nombre de fils blancs reliés aux oreilles indique clairement que Noël est passé par là et que l’iPod était définitivement le killer-cadeau 2004.
Dans les mêmes couloirs s’étalent en lettre blanches sur fond noir « Téléchargez nous légalement ». Zazie, Hardy, Chedid, Renaud et confrères prennent un air suppliant et condescendant pour demander à l’internaute d’acheter en ligne. (Campagne Promusic France)
Problème, relevé par Chryde, dénicheur professionnel (Heures Creuses, en standby), c’est que les derniers albums de Zazie et François Hardy … ne sont pas disponibles en ligne, en tout cas sur le iTunes music store, qui est modestement la première plate-forme de téléchargement en France. Magnifique exemple de cohérence intellectuelle. (Article en ligne ici)
Une occasion également pour remettre un lien vers l’excellente Blogothèque, à visiter d’urgence (www.blogotheque.net).
Pour célébrer cette fin de semaine et ce début de soldes, quoi de mieux qu’un petit tour du coté obscur du consumérisme ?
Pour les fans de Gadgets, ce vendredi est prolifique. Le premier, désormais un grand classique, mérite d’être cité une fois de plus pour la cause qu’il défend. TV-B-Gone (Site Web) permet d’éteindre n’importe quelle télévision, chez vous, chez les autres, voir plus funky, dans le métro où la salle d’attente d’une gare. C’est 15 dollars et c’est le prix de la libération d’une certaine forme de pollution.
Coté inutile, on me signale cette semaine la sortie de la machine à rembobiner les DVDs (histoire que le vidéo club n’ait pas à le faire). C’est bien entendu passé à la télévision chez nos amis d’outre atlantique (où d’autre ?), c’est le gadget Bonaldi ultime, c’est moche, ça fait du bruit, c’est con, un vrai must have (Site Web).
Enfin, pour signaler très sérieusement un excellent outil de recherche musicale, largement plus performant que les sempiternels « les internautes qui ont acheté ce disque ont également choisi » d’Amazon et autres et qui dessine des galaxies de vos artistes préférés (Site Web MusicPlasma). Le projet, né dans un garage en France, aurait gagné l’intérêt de Jeff Bezos (grand chef d’Amazon) qui le présentait cette semaine à San Francisco (Site Web Source).
Apple, toujours à la pointe du design, lance maintenant des produits immangeables. Au sens propre du terme.
On parlait il y peu dans ce weblog des avertissements produits stupides (Article Brain Not Found). Apparemment, soit Steve Jobs lit Brain Not Found et à de l’humour, soit Apple a sombré dans la paranoïa la plus obscure.
Pour annoncer sur leur site la sortie du nouvel iPod Shuffle, la marque à la pomme n’hésite pas en effet à affirmer, photo à l’appui "Smaller than a pack of gum and much more fun" (plus petit qu’un paquet de chewing-gum et beaucoup plus fun). Mais surtout sans oublier d’assortir la phrase d’une petite mention "Do Not Eat iPod Shuffle" (ne mangez pas l’iPod Shuffle).
Pour les incrédules, la page produit en question est par là (Page iPod Shuffle), en félicitant l’équipe Apple pour son sens de l’humour.
Et si le tsunami était une punition de Dieu ? Le seul problème est qu'on arrive pas à se mettre d'accord sur lequel.
Certaines interdisent de manger du porc. D’autres de travailler le samedi. Des troisièmes le coït qui n’est pas approuvé par les plus hautes autorités. Qu’on se prosterne devant un dieu à 8 bras, un obèse ou un barbu né d’une vierge, il est une chose qui unit toutes les religions dont le monde a hérité:
Les fondamentalistes.
Et alors que même Elton John menace de chanter pour les victimes du Tsunami, il était étonnant qu’on ai pas encore entendu parler des fous de dieu. La pierre est lancée par les musulmans indonésiens (via The Guardian).
Selon eux, la ville d’Aceh a été rasée par la vague parce que “les habitants d’Aceh ont trahi Allah” parce qu’Allah “a donné aux habitants la loi coranique et qu’ils ne l’ont pas appliqué”. Bonne nouvelle quand même, selon le chef religieux, pas de souci, les “bons musulmans” ont survécu. Les autres n’avait pas qu’à pêcher.
Aux antipodes, l’église baptiste de Westboro (Site Web) (Kansas) ne veut pas être en reste et souhaite, bien entendu, apporter sa contribution à la catastrophe de l’année. Ils le font donc en souhaitant publiquement que les 1,900 suédois disparus soient morts. Et quant on leur demande pourquoi, ils expliquent en toute simplicité que la Suède est “un bastion de l’immoralité et de la perversion justement puni par dieu.”
Bien fait, donc.
Pour ceux qui veulent maigrir en vomissant leurs restes de galette des rois, un petit article dans lequel cette même église expliquait la tempête Ivan (2004) par punition de dieu pour punir la présence de tous ces gays en floride (Via The Montgomery Advertiser).
Un bien bel exemple qui prouve une fois de plus, que oui, la connerie transcende bien toutes les barrières géographiques et religieuses.
Il est des dilemmes que l'être humain ne saurait supporter. Et d'autres, en fait, dont il se fout éperdument. La preuve.
Extrémistes et moralisateurs de tous bords ont un coup de blues en ce moment, et particulièrement ceux qui s'opposent farouchement àl'avortement jusqu'à en faire brûler des cliniques aux US. C'est que mine de rien, le foetus mort, ça à l'air de servir à quelque chose.
En Chine, le docteur Huang Hongyun (que nous appellerons "le doc" histoire d'éviter les crampes phalangiennes) soigne en effet paraplégiques et autres victimes de maladies nerveuses par l'injection de cellules de foetus avorté dans le cerveau ou la colonne vertébrale. La méthode n'est pas très réjouissante en soi mais les résultats impressionnent visiblement le monde scientifique.
A ce que l'on dit, les paraplégiques, autrefois condamnés à vie, finissent par se remettre sur leurs jambes et les dégâts subis par les centres nerveux se résorbent. Américains et Européens viennent se faire soigner par camions entiers dans l'hôpital du Doc.
Reste que comme tout le monde, certains de ceux qui s'opposent farouchement à l'avortement finissent eux aussi par avoir des accidents de voiture et se retrouver en chaise roulante. Le curieux dilemme est résolu en un coup de cuillère à pot: "Bon, alors, l'avortement, c'est pas bien mais bon, à la fois maintenant que c'est fait, faut pas gâcher alors je veux bien ma petite injection de foetus quand même ... En plus, les foetus sont chinois. J'acheterais deux paires de Nike pour compenser..."
Bravo pour la persistance dans la morale. Et pour ceux qui veulent se renseigner sur cette nouvelle médecine à base de foetus morts, l'article du Guardian est long (et en anglais) mais fort intéressant.
On avait fait les films sans histoires, les suites de films sans histoires, maintenant on fait des films sans acteurs. C’est moins cher et ça rapporte gros.
C'est le canada dry du cinéma. C'est comme du Tom Hanks mais sans Tom Hanks. C'est technologiquement superbe et d'un ennui intellectuel digne d'une discussion au coin du feu avec une finaliste de la star ac'. C'est la superbe nouveauté de Zemeckis qui ne sait décidément plus quoi faire pour dégager un maximum de marge de ses téléfilms à 10 euros l'entrée.
Y'a Tom Hanks dedans,c'est l'affiche qui le dit. C'est surtout Tom Hanks méconnaissable sous un vomi de pixels destiné à masquer dans un pathétique prétexte artistique une course a la rentabilité qui lui fait jouer 4 rôles pour le prix d'un. Bien entendu, les journaux de 20 heures étaient en transe (autant pour l'esprit critique par ailleurs).
C’est un film de noël de plus. C’est un spot de pub géant en plus. Qui veut mes kilos de Tom Hanks ? Tom Hanks en promotion spéciale, super réduc sur Tom Hanks pour les 15 premiers arrivés au rayon charcuterie.
Voir “Le pôle express”, c’est un peu comme acheter du Beethoven joué sur Bontempi par André Rieu en croyant écouter le Philharmonique de Berlin. C’est le discount du cinéma, dont la surenchère digitale n’a malheureusement même pas permis de faire quelque chose de beau.
Quand le cinéma commence à ressembler à un hard discount, vous m’excuserez, faut que j’y aille, la comédie française se produit chez Monsieur Moquette ce samedi.
C'est presque le Halloween français, sauf que ça n'interesse personne ... C'est la "fête de la boite"
En pleine folie des éléctions américaines, l'humanité est passée sans s'en appercevoir à coté d'un des événements les plus importants de l'année, presque aussi fondamental que la finale Poitou-Charentes des chiffres et des lettres, j'ai nommé "La fête de l'entreprise" (les deux qui se marrent, au fond, vous sortez).
La fête de l'entreprise, donc, judicieusement calée à proximité directe d'halloween, veut nous faire coller partout des stickers "j'aime ma boite". Car oui, qu'on se le dise, la boite est un être humain, comme les grands mères et les secrétaires. Alors la boite, elle aime bien qu'on lui dise qu'on l'aime et qu'on lui fasse plein de hugs sympas après lui avoir offert des patisseries achetées à coups de tickets restos de 5,18 euros (et non, on rend pas la monnaie).
La boite, elle aime bien qu'on lui fasse des surprises. Pour ceux a court d'immagination, le site de l'événement suggère par exemple "Un Concours d'élégance : ce jour là, on se met sur son 31" ou encore Un concours du "service le mieux fleuri ou le mieux décoré" voir même un "Livre d'or signé par tous les clients et fournisseurs de l’entreprise".
Le salarié aime sa boite et elle le lui rend bien. Oui, comment le salarié pourrait-il se retenir de pleurer d'émotion devant un livre d'or signé par "les clients et fournisseurs" ou lors de la remise du grand prix du "service le mieux fleuri". Oui, comment pourrait-il ?
Alors on comprend bien l'engouement pour cette fête. Le site revendique quand même 48 entreprises participantes en France. Une liste délirante qui comprend quand même le conseil économique et social et la mairie de strasbourg qui au dernières nouvelles ne sont pas des entreprises (sic).
Mais trop de déconne tue la déconne, vous m'excuserez donc, faut que j'y aille, faut que je remplisse le test pour savoir pourquoi j'aime ma boite (sic).
A tout ceux qui pensent que Kerry est perdu, qu'ils se rassurent, il n'a pas encore sorti sa dernière carte ... Un ministre français.
Ca ne fait pas de doute, John Kerry va gagner. Et les 3 milliards de dollars engloutis dans la campagne éléctorale la plus chère de l'histoire n'y seront pas pour grand chose.
En vérité, qu'on se le dise, si Kerry va emprunter les voies de la victoire, c'est grâce à une noble descendance qui le lie par un lien de cousinage à ... Brice Lalonde (pour mémoire, Brice Lalonde, c'est ce type un peu dégarni qui a servi un peu de ministre et en fait non, et qui couronne sa brillante carrière politique à la tête d'un parti qui compte environ 34 adhérents et au moins autant d'élécteurs).
C'est que Brice détient la recette miracle pour une vie politique réussie (ceux qui veulent tenter une carrière dans la haute administration peuvent prendre des notes). La recette de Brice est simple: "To be a successful candidate, you must be careful what you eat and you must be sure to sleep well" (Pour avoir du succès dans votre candidature, vous devez faire attention à ce que vous mangez et bien dormir).
Toute l'équipe de W est en ordre de bataille pour decrypter ce message qui doit bien vouloir dire quelque chose après tout, peut pas être aussi stupide que ça, Brice.
Sur ces paroles totalement éligibles, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait de Kerry est aussi le petit frère d'Elisabeth Tessier.
En fait, on avait mal failli comprendre le message des majors de l'impression de CD. Télécharger n'est illégal que si on copie de la bonne musique. Désolé, on avait pas compris.
Il y a concurrence dans le monde des médias. A vrai dire, personne n'est encore capable de savoir lequel a le plus perdu pied avec la réalité, entre celui qui pense qu'il devrait être illégal d'aller aux toilettes pendant la pub et celui qui pense que la meilleure façon de faire du business est de coller des procès à ses clients.
Aujourd'hui, libé en fait sa une, c'est officiel, le premier internaute téléchargeur de musique vient de se faire assigner en procès pour contrefaçon. Un peu comme s'il avait fait un faux sac Vuitton en somme. Il risque quelques temps d'amende et commence déjà à épargner sur son salaire de prof pour payer ses frais d'avocat.
Mais sache le, internaute fraudeur, bien que les yeux de big brother te surveille, il existe encore quelques astuces qui pourront te permettre de refaire ton intégrale de Demis Roussos que tu avais incinérée dans ton époque Punk post kraftwerk.
D'abord, il faut savoir que télécharger n'est pas illégal. Pas plus que d'utiliser kazaa par ailleurs. En fait, il est aussi illégal de télécharger le méga best of des Linkups (paix à leur âme) que d'enregistrer la radio sur ta chaîne sony sport pseudo étanche. Donc, autant dire, on ne risque rien à partir du moment où on ne met aucun fichier à disposition des autres. Car partager ses fichiers, voilà ce qui est illégal.
Ensuite, celui qui voudra éviter les foudres de l'industrie pornographique (ou phonographique, je suis plus trop sûr), devra veiller à revoir ses goûts musicaux. En effet, de l'aveu même des majors, "les producteurs français ont évité de cibler des internautes adeptes de Lorie ou Britney Spears". Il faudra donc éviter toute musique s'adressant à un public dont le QI dépasse 2 chiffres pour se rabattre de préférence sur des chansons dont l'insondable profondeur (Qu'est ce que ton coeur dit: boum boum boum boum / Fais ce que ton coeur dit: laisse faire le fun) fait encore frémir d'effroi tout prof de français qui se respecte un minimum.
Bref, internaute, sache le, tu peux continuer à télécharger tranquillement, mais uniquement ce que font le mieux les majors en ce moment: de la déjection musicale. Sur ces bonnes paroles vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait que Renaud vote Madelin maintenant.
Parfois, pour s’amuser, la génération Nintendo doit mettre les petits plats dans les grands. Au péril de sa vie ?
Dans une débauche d’effet spéciaux comme ne savent qu’en produire les américains (voir les vidéos sur le site), s’est déroulé à New York le week-end dernier « pacmanhattan », le premier Pac-Man urbain et surtout grandeur nature. Un quartier quadrillé, des étudiants déguisés en fantômes, d’autres en ridicules boules jaunes.
De leur QG, les maîtres du jeu donnent les instructions aux coureurs. Pour une réflexion sur les nouveaux concepts de jeu dans la société, l’exercice en tout cas démontre que oui, même à New York, les étudiants ont parfois du temps à perdre. Quant à moi, vous m’excuserez, faut que j’y aille, les inscriptions pour le 2eme Pac-Man géant sont ouvertes, à défaut d’un Quake grandeur nature, plutôt du coté de Najaf ces temps-ci. (merci à ma douce pour l'info).
Pascal Negre peut être heureux, la musique en ligne n'en finit pas de révolutionner ... euh ... la musique en ligne.
Tout a commencé avec OD2. Pour les néandertaliens (dont je fais partie), OD2 est un service de téléchargement en marque blanche, proposé en France entres autres par la FNAC et Wanadoo. Grâce a OD2, l'internaute (honnête, ça va sans dire) peut acheter sa musique préférée sans trop bouger de chez lui, d'autant qu'il a intérêt aimer être chez lui puisque sa musique ne quittera son douillet ordinateur qu'aux forceps.
Afin de profiter des services de la musique en ligne OD2, il faut tout simplement un PC, le haut débit, windows machin, lecteur truc, gestion des droits bidule, le tout pour recevoir de la musique qu'on ne pourra même pas prêter à un ami. Ni écouter dans sa voiture par ailleurs, a moins de s'être acquitté des droits supplémentaires qui autorisent sympathiquement à graver un CD.
En face d'OD2, le système très ouvert d'apple qui permet d'acheter de la musique que l'on ne pourra mettre que sur un baladeur ... apple (au hasard). Bon, la musique apple, au moins, on peut la passer ses amis (mais uniquement si ces derniers n'utilisent pas OD2, cqfd).
Bref, un monde de simplicité qui va encore s'améliorer puisque Nokia vient de racheter OD2 et qu'apple a fait ami-ami avec motorola. Et que du coup, on choisira son magasin de musique selon son type d'ordinateur, de baladeur, de téléphone et de frigo. En priant pour avoir acheté des trucs qui marchent ensemble ... et ne jamais, ô grand jamais, changer de marque.
Ainsi, on pourra en toute quiétude acheter 3 fois la même musique, une fois pour son mobile, une fois pour chez soi et une fois en CD parce qu'il y en a marre de toutes ces âneries à la fin (et surtout parce que Vivianne, elle a pas d'ordinateur windows 3000 dans sa maison d'été du Luberon, la conne).
Donc, dis le toi, téléchargeur forcené, si tu veux faire plaisir à Pascal, fonce acheter la dernière version électronique du best-of des duos Lorie chante la France avec Jean Pierre Pernod. Si en revanche, tu veux faire ce qu'il te semble bon de faire avec de la musique que tu as payé (eh oui, parce qu'en plus, tu payes pour ça), va acheter une cassette. Ca fait revival 80's et parait que l'intégrale Richard Gotainer va bientôt ressortir ... en K7 single.
Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'y aille, on m'informe que ma voiture ne peut rouler que sur des nationales (et celles qui ont des numéros pairs en plus).
Parfois, au péril de l'humanité, l'homme se prend pour Dieu. A vouloir trop jouer avec la nature, risque-t-on un jour de voir des cow-boys solitaires sur le plateau de Drucker ?
Qu'on se le dise, la biotechnologie à de beaux jours devant elle. Alors même que les parlements de tous pays légifèrent afin de mettre des barrières au clonage humain et au choix des caractéristiques génétiques qui feraient que 80% de la France ressemblerait à un subtil mélange entre David Douillet, Johnny et Lorie, d'autres continuent en public à oser les mélanges contre nature qui mettent la salubrité du monde en péril.
Bien sûr, la science était déjà allé loin en essayant, dieu merci sans succès, de créer des artistes à partir d'adolescents post-pubères mais néanmoins toujours absolument déphasés et vides et toute trace d'impulsion électrique dans le globe sub-occipital, à vos souhaits.
Mais là, on ne peut que prier pour l'intervention de l'ONU, du tribunal pénal international et du jury de Popstar. C'est le Figaro, enthousiaste comme à son habitude (et repris par le nouvel observateur) qui dévoile la bombe: oui, les experts sont formels, Laurent Gerra va scénariser le prochain Lucky Luke.
Outre les questions éthiques du respect de l'auteur après qu'il soit devenu largement moins vivant, l'humanité entière se demande ce qu'elle a bien pu faire de mal pour en arriver là. Lucky Luke et Laurent Gerra. Pourquoi pas Corto Maltese et Raffarin ? Manara et Bernadette Chirac ?
En tout cas, de source proche du pouvoir, on croit être en mesure d'affirmer qu'on sait que le sus-nommé Gerra aurait déjà une idée très claire du contenu de l'aventure du cow-boy solitaire. Il irait au Québec et rencontrerait Clint Eastwood. Des sources moins officielles croient savoir également que Lucky Luke imiterait parfaitement Jacques Chirac, que Jolly Jumper défèquerait par erreur sur la pelouse de la maison blanche en plein 4 Juillet et que Rantanplan serait intarissable de plaisanteries sur les communistes.
Un scénario comme ça, de quoi remplir 700 pages de bonheur en barre, et surtout, faire fantasmer toutes les quinquagénaires de France et de Vierzon. Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'y aille, j'apprends que Loana vient de terminer son ouvrage de banalisation sur l'approche freudienne de la physique quantique (celui ou elle révèle que non, la chirurgie mammaire, en fait, ça n'a rien a voir avec les maires écologistes).
Le 21 Juin, on avait peur de ne plus pouvoir s'entendre. En fait, aujourd'hui, on ne pouvait plus se voir. Et on se demande encore lequel est le pire.
Foot 1 - Musique 0. Le score est ouvert dés la 20eme minute par le football. Hasard des calendriers, le soir de la fête de la musique tombe en plein pendant le match de la coupe d'Europe que tout le pays attend. Zidane a-t-il changé de coiffeur se demande le pays inquiet. Les suisse auront ils raison de l'équipe nationale de Raffarin ? La France flippe, personne dans la rue, on va reprendre une bière au Frigo, premier but.
Mi-temps. Rien à voir dans Paris. Trois groupes tentent de donner un air de fête à la rue en chantant brésilien sous un ciel maussade. René sort de chez lui pour aller faire une recharge de bières. Donne soif le foot.
Reprise. Foot 2 - Musique 0. La fête de la musique un Lundi soir, voilà une initiative qui a le mérite du bon sens. Dans le même ordre d'idée, on pense aussi à Paris-Plage en Novembre et à la coupe du monde de Ski de fond à Vierzon. Au cas où ça aurait intéressé quelqu'un.
Foot 2 - Musique 1. La tendance change, la musique reprend du poil de la bête et recommence à y croire. Devedjian balance. Les disques sont trop chers (c'est les jeunes qui le disent) et puis Pascal Nègre, il fait rien qu'à passer son temps à fabriquer des vedettes pour vendre des disques plutôt que de produire des artistes pour arrêter de vendre de la merde. Devedjian balance, ça vexe les majors, la musique marque un but, bien fait.
Foot 3 - Musique 1. Coup de grâce: se met à pleuvoir sur la capitale. Les rastas brésiliens rangent les instruments et fument des cigarettes, planqués sous un arbre. René est soulagé que la musique s'arrête, pourra mieux entendre Roland et Larqué supposer que Zidane et Barthez partagent désormais le même massacreur capillaire. La rue se vide encore plus. Le bar augmente le son de sa chaine laser, la terrasse se vide quand même. Deux étudiantes chantent dans le métro, les seules à y croire encore.
Ce soir, même doté de ses meilleures cartes (Obispo, Lorie, Natasha Saint Pierre), la musique n'avait aucune chance. Elle avait déjà perdu son match contre les "what four" et obtenu un nul contre le cinéma. Ecrasée par le football, le temps maussade et quelques émissions de télé poubelle, la musique rentre chez elle par la petite porte, suivie de près par 3 brésiliens, qui chantaient dans la rue et avaient l'air d'y croire.
Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'aille acheter un nouveau mange disque. Le 45 tours fait son retour en force, les majors sont formelles, c'est inviolable. (Lire ici les 7 raisons qui font que pour une fois, un ministre ne dit pas que des âneries.)
En faisant un doigt à ses consommateurs, l'industrie du disque ne lui reprocherait elle pas de ne pas être aussi stupide qu'elle voudrait ?
Aujourd'hui, on m'envoie ce qui devrait être la première d'une longue série de détournements des publicités destinées à effrayer les internautes téléchargeurs de musique. Alors puisque le sujet s'y prête et que les majors brament à tout va sur TF1 que l'internet tue la musique et les comptes en banque de Pascal Obispo, qu'en est-il vraiment de la piraterie en ligne et les connections haut débit ? Vont elles vraiment tuer Pascal Nègre et l'obliger à animer une fois de plus les espaces de pub géant de Pop star academy ?
Une chose est sûre, l'industrie du disque va mal. Dans les 5 dernières années, les volumes des ventes ont baissé et n'ont été que partiellement compensés par les hausses (sic) de prix qui ont suivi. Dans les mêmes cinq années, le téléchargement de musique sur internet a explosé. Cause à effet ? Apparemment oui, mais rien n'est moins sûr. Ca a commencé par un rapport évoqué dans ces colonnes et qui démontre que le lien entre téléchargement et baisse des ventes est faible, sinon inexistant. Et ça a continué avec des questions, qu'il aurait peut être fallu se poser avant, sur les raisons de la mauvaise santé de l'industrie phonographique.
Les analystes sont formels. Au plus, ce serait 40% de la baisse qui pourrait être causée par les téléchargeurs fous. Mais pour les 60% qui restent ? Voici les 7 raisons qui font que nous n'achetons plus de CDs. C'est parti ...
7°) La phase de remplacement est passée. Comprendre par là qu'en offrant l'intégrale Enrico Macias à Tata pour Noël, on a définitivement mis au placard sa collection de 45 tours rayés. Et Enrico, quand on l'a une fois, on l'a pour la vie, Noël prochain, ce sera un livre de Dujardin pour la naissance de Jésus. Bref, on a fini de refaire sa discothèque, du coup, on ne se rachète plus les croûtes des années 80.
6°) On dépense son argent ailleurs. Eh oui. A force de pomper de plus en plus un budget qui ne s'étend pas à l'infini, ça devait arriver. Un étude récente révèle que chez les adolescente britanniques (pourtant très consommatrices de Spice Girls et autres cauchemars musicaux), plus de 50% de l'argent de poche va dans ... le téléphone portable. Et forcément plus chez le disquaire, CQFD.
5°) On n'a plus le choix. A force de vouloir acheter ses disques entre les rayons slips et tomates en vrac de chez mammouth, ça devait arriver, l'étalage de disques ressemble à s'y méprendre au désert de Gobi après un été particulièrement rude. Plus d'un tiers de la musique est achetée et balancée dans un caddie alors que les hypermarchés ne proposent jamais, au grand jamais, de CDs vieux de plus de 18 mois. Moins de choix, moins d'achat, non ?
4°) Le prix du CD augmente plus vite que e coût de la vie. Pas de mystère, tout être humain capable de faire une multiplication comprendra, pour freiner la baisse du chiffre d'affaire quant on vend moins ... on augmente les prix. Et du coup, on vend encore moins. Malin, non ?
3°) Promotionons beaucoup, promotionons mal. Les radios se regroupent, fusionnent et passent de plus en plus de titres commerciaux. Les ploucs de o-Zone passent en boucle sur NRJ, gavant l'auditeur pour assurer une seule vente de disque. La diversité à la radio en pâtît, ceux qui n'aiment pas la sous-musique (ou les chansons des ploucs de l'Oural) dépriment, résultat, on a vendu un single et plus personne ne sait quoi acheter en courant chez Virgin (tiens, Lorie fait une dédicace, cool).
2°) Les artistes vivent moins longtemps. Dans la recherche au disque rentable (plus de 200,000 copies) et/ou de la croûte décérébrée (Kyo), on privilégie le "coup médiatique" au risque de lancer un artiste prometteur. Résultat, on se tape le deuxième Delerm qu'on pourrait furieusement confondre avec le premier et on attend le nouveau Carla, celui qui ressemblera probablement au premier voir à celui de Benjamin a moins que ce ne soit Keren, celle qui couche avec Vincent, ou pas. Bref, pas de risque et une médiocrité bien assurée.
1°) Faut peut être pas prendre les gens (que) pour des cons. Ben oui, à force de produire de saintes horreurs (faut-il rappeler les ouat4, L5, StarAc'1chante starmania, StarAc'2 chante Michel berger et StarAc'3 mime Montagné), les gens en ont eu marre de la musique jetable, de voir n'importe quel goret lobotomisé sortir un disque, crachant autant de fois à la figure de ceux qui savent encore mettre deux notes les unes à la suite des autres (bravo Félicien, avec ton disque, il est probable que tu ai fait plus de mal que Napster et kazaa réunis). Bref, des produits mauvais et chers que les gens achètent comme des boeufs, c'est gagnant gagnant. Mais dans le petit monde rose des majors seulement. Seulement.
Quant à moi, vous m'excuserez, on m'informe que Loana vient de gagner le prix pulitzer pour son essai philosophique "Miettes". Merci à Nico pour les images.
On avait déjà entendu beaucoup d'âneries autour de la musique en ligne. Alors quand les justiciers du net veulent faire nouvelle économie, ça devient forcçement n'importe quoi.
Tu as loupé le train de la nouvelle économie ? Tu as un vrai métier et jalouse tes amis qui sont devenus pédégés puis chômeurs de la net-économie en moins de temps qu'il ne faut pour recevoir son BTS force de vente par la poste ? Tu t'obstine à croire tous ceux qui te disent que tu peux faire de l'argent sans bouger les fesses de chez toi et tu réponds courageusement à tous les fils de dictateurs africains qui te promettent des milliards de dollars contre la santé de leur grand-mère ?
Alors toi aussi, viens jouer à Peer Factor, le nouveau petit jeu de Retspan. Fait circuler des fichiers pourris sur les réseaux d'échanges de musique en ligne. Redirige les internautes qui ne t'ont rien demandé vers des sites de téléchargement payants et empoche des royalties. Sur un document (Powerpoint) comme on n'en avait pas vu depuis l'éclatement de la bulle Internet, Retspan nous explique le concept:
Désespéré de me faire de l'argent pour me payer mon nouvel iPod bleu, je m'inscrit à Peer Factor. J'héberge alors sur mon PC de faux fichiers MP3, que je nomme selon ce que je pense être la requête la plus populaire du moment, "DuoMadonnaJeanPascalEnString.mp3" par exemple, fera bien l'affaire. Je me connecte alors à mon logiciel de P2P préféré et laisse l'internaute crétin télécharger mon fichier. Ce dernier ouvre "DuoMadonnaJeanPascalEnString.mp3" et se voit automatiquement redirigé vers un site de téléchargement légal où il pourra payer pour obtenir le dernier duo Jean Pascal Madonna en string. De mon coté, je me vois reverser des commissions par le vendeur de musique en ligne. Bien sûr.
On ne doute pas que Retspan ait étudié en long et en large la psychologie de l'internaute. Leur produit en dit long sur leurs conclusions. Retspan pense que le téléchargeur qui aura la page d'accueil de Sony à la place du Duo de Jean Pascal et Madonna se dira, en toute bonne foi "tant que je suis là, autant acheter le MP3 en ligne, chouette, merci Retspan, je n'aurai pas trouvé le site tout seul !". De son coté, l'éditeur de contenu se dira, "Tous ces clients inespérés qui téléchargeaient gratuitement simplement parce qu'ils ignoraient l'existence de mon super site de vente en ligne. Chouette, merci Retspan, tu as sauvé ma carrière". Enfin, l'internaute qui aura aidé Retspan se dira "J'ai oeuvré pour le respect des droits d'auteurs et grâce à moi, un internaute à pu accéder au service payant qu'il désirait et l'industriel musical pourra produire plein d'autres Jean pascals pendant que je ferai du surf à Bali payé par les royalties de l'industrie du disque, chouette, merci Retspan".
On ne peut qu'être admiratif devant les chances de succès de Peer Factor. Autant qu'un spam nigérian ? Et pour une vraie analyse intelligente du phénomène du téléchargement et de son impact sur l'industrie du disque, lire plutôt ce rapport qui a fait couler beaucoup d'encre ces derniers temps, en anglais et en PDF (Merci à Chryde pour le lien vers Peer (pire?) Factor)
Aillagon n'est pas d'accord pour subventionner Popstars. Par mesures de représailles, les Linkups menacent de sortir un nouveau disque.
Aillagon, fatigué de se faire siffler dés qu'il croise un intermittent, fait un geste dans la direction de la création artistique. Évoqué en Août 2003 dans ces colonnes, le débat rugissait à propos de la classification de Popstar en tant qu'"oeuvre audiovisuelle". Pour résumer, une "oeuvre audiovisuelle" aura typiquement droit à des subventions de la part du CNC (dans le cas de Popstar en tant "qu'oeuvre documentaire") alors qu'une émission de sous-culture, typiquement, non.
Mais voilà, PopStar avait bien plaidé son cas et obtenu plus de 126,000 euros de subventions pour chacune de ses saisons. Quant on regarde les comptes de la société de production de l'émission (Adventure Line Productions, qui s'apprête à commettre également "couples au bord de la crise de nerf"), on ne peut que s'esbaudir du bien fondé de cette obole publique destinée à favoriser l'émergence de nouveaux talents musicaux entraînés à bramer en faux live des chansons dont la profondeur et l'originalité rappellent à l'espèce humaine que oui, le vide existe ...
Bref, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques a fait appel de la subvention, a eu gain de cause. Pas de subvention artistique pour popstar donc. Sauf que le CNC veut faire appel de la décision. Et c'est là qu'Aillagon intervient, demandant au CNC de ne pas remettre en cause le jugement du tribunal administratif en rappelant que "La création audiovisuelle mérite davantage d'attention et de soutien qu'elle ne peut en bénéficier à l'heure actuelle dans notre pays, et quand certains dispositifs existants sont dévoyés de leur objectif initial, il est essentiel de corriger ces dérives".
Bref, le message est passé, intermittents, intermittentes, Aillagon est avec vous. S'il n'a pas d'argent, c'est de la faute de Popstar. Pour culture générale, on pourra apprécier les paroles des tubes du dernier assassinat de Popstars, les Linkups. En vrac "Une histoire qui roule bien" ou autres "It's only uh uh (tu es à moi)" mais surtout le nobélisable "Ca l'fait comme ça"(sic).
Preuve que contrairement a ce que pense Mr Smithee qui n'a pas vu son court métrage financé par le CNC, ce dernier n'aide pas que les films dramatiques et chiants et/ou à caractère social. Ils financent aussi les croûtes télévisuelles. Voilà qui rassure ...
Ce week-end, c'était sortir ou se taper Mireille Mathieu et Schumacher sur Drucker. Ma santé mentale ayant un prix, agenda culturel du Week-end.
Ce week-end, pour échapper aux brames sourds de Mireille Mathieu venue pousser la chansonnette à un coureur de formule 1 teuton sur le plateau du bavant Drucker, on pouvait toujours aller s'enfermer dans les salles obscures histoire de visionner Podium, un de ces films qui sort le cinéma de sa médiocrité ambiante.
Un improbable croisement entre Claude François et un Poelvoorde qui sait presque danser, entre un chanteur populaire et un commercial de chez Mondial Cuisines, entre les routes de la gloire et une comédie musicale. C'est le bordel, c'est comme la vie. Et c'est tellement comme la vraie vie qu'Evelyne Thomas arrive même à être aussi pitoyablement mauvaise dans son propre rôle (celui de la mauvaise animatrice) qu'elle l'est sur France 3. La future Marianne a du mal à dire les 3 lignes de texte qu'elle doit dire, faisant par là même toucher un nouveau fond au cinéma parlant. Mais cette bizarrerie cinématographique ne parvient même pas à gâcher le film, c'est dire si le reste est bon.
D'un autre coté, parce qu'il y a pas que l'écran blanc mais il y a aussi des endroit où de vrais gens jouent sur de vraies scènes, au Studio des Champs Elysées, Vincent Roca fait un monologue d'une heure et demie pour même pas 15 euros par personne. On pourra ainsi découvrir, dans le confort certain d'une salle chauffée aux sièges dimensionnées pour des enfants de 8 ans, pourquoi Vincent Roca réserve sa place dans le train et pourquoi les gens qui collectionnent les verres à moutarde devraient être internés. Le texte est coécrit avec l'excellent François Rollin qui assure aussi la mise en scène. Dans le même théâtre mais dans la grande salle cette fois-ci, Jean Rochefort commet je-ne-sais quelle pièce. Preuve que parfois, la taille ne fait pas tout.
Enfin, puisque c'est définitivement le quart d'heure mensuel où on parle d'autre chose que de chanteurs prépubères, des liens vers les blogues des journalistes de libé à New York et Washington, vers le blogue de Chryde qui poste plus que jamais pour le plaisir de la France entière et vers Me, Myself and I, parce que. Sur ces biens belles parole, vous m'excuserez, faut que j'y aille, c'est l'heure où on nomme Lorie chevalier des arts et des lettres. C'est qu'on a ses chouchous à l'Elysée.
En nous aidant à copier Lorie, Napster serait-il un outil diabolique à la solde des adeptes de Raël, du clonage et des andouillettes frites ?
- Bonjour mon père ...
- Bonjour mon fils, que puis-je faire pour toi, toi qui m'a l'air bien dépité et rongé par le remords typique de la turpitude de notre vie moderne ?
- Hein ?
- Qu'est tu veux ?
- Ah, euh, je voudrais me confesser. Parce que je crois que j'ai péché. Voilà, depuis 5 ans, je télécharge de la musique sur Internet, j'écoute pleins de morceaux sans les payer et je crois que je fais beaucoup de tort aux artistes qui travaillent dur toute leur vie pour nous divertir
- Mon fils ... Penses-tu qu'il soit bien raisonnable de mettre sur un même plan Florent Pagny, Lorie, La star Academie et un vrai artiste ?
- Non, vous avez raison mon père. Disons donc que je télécharge des chansons de vrais artistes qui du coup ne sont pas payés pour leur peine.
- C'est vrai, c'est mal mon fils. Pourquoi tant de malfaisance dans tes actes ? Quel satané démon t'entraîne dans cette voie, le sais-tu ?
- Je crois que c'est le démon de la simplicité. Voyez vous, mon père, j'entends une chanson, elle me plait, je tape le nom sur mon ordinateur et hop, une minute plus tard, je peux l'écouter et la mettre sur un CD ...
- Pourtant, mon fils, les 10 commandements sont formels ... Tu ne téléchargera point de musique sans passer par un des nombreux sites de vente de musique en ligne proposés aux internautes français ... Tiens, ils ont même fait un site pour t'expliquer tout ça ...
- J'ai essayé mon père. Figurez vous qu'il n'y a pas un seul magasin en ligne qui fonctionne sur un mac. Quant à ceux qui fonctionnent sous windows, ils sont lisibles uniquement sous windows media player. Il faut la version 7 parce que sinon, il faut copier les fichiers à la main puis les lancer depuis l'extérieur de média player sinon le fichier asx lié au fichier wma ne lie pas les droits de sauvegarde et d'écriture au compte en ligne du jukebox que j'ai crée et dont les droits acquis dépendent du label d'où provient le téléchargement si j'ai payé avec mon abonnement de crédits plutôt qu'avec le panier qui donne droit à une gravure + 3 écoutes en promotion et seulement si je suis mensualisé avec engagement de 6 mois.
- Hein ?
- Non, laissez tomber. Tout ça pour dire que j'ai essayé, mais ça a pas l'air de marcher ... Et puis avec les catalogues qu'ils ont, si je veux télécharger les chansons qui me plaisent, il faut que j'ouvre 1 compte dans chaque site. Moi, mon père, je veux juste avoir de la musique chez moi. Je suis prêt à payer (si si) mais franchement, y'a aucun service payant qui arrive au milieu du début de la cheville des services gratuits. Suis peut être un voleur mais suis pas un crétin ...
- C'est mal mon fils. Comme disait Jipé, il faut remettre la France au travail. Pour la peine, tu me feras un Lorie et trois Jean Pascal (mais par pitié, attend d'être sorti de l'église).
- Merci mon père.
- De rien. Et je réduis ta peine à deux"La star academie chante les années 80" si tu me chopes le Divx du seigneur des anneaux.
- Euh, vous m'excuserez mon père, j'aimerai bien mais faut que j'y aille, j'ai rendez vous avec Pagny... On enregistre mon nouveau Single, "Vous n'aurez pas ma liberté d'écouter" ou un truc dans ce goût là ... Et puis je paie pas mes impôts cette année. Suis un vrai rebelle moi.
Lara Fabian mérite-t-elle un prix Nobel de Chimie ? Jean Pascal mange-t-il vraiment du foin ?
"Je t'aimeuu, comme un fou, comme un soldaaaat, comme uneuuu staaar de cinémaaa". Le parolier coupable de cette horreur à-t-il été exécuté par pour attentat auditif ? A-t-il été écartelé pour avoir mis dans la même phrase les mots "Amour, fou et soldat"? Doit il être jeté à Mireille Dumas pour nous faire subir à longueur de journée les jérémiades pathétiques et céphalogènes de leur morne interprète ? Parce que de nos jours, pour ne pas avoir à entendre les hurlement hystériques de la copine de Céline Dion, suffit pas d'éteindre la télé à l'heure de Drucker. Faut aussi pas prendre le bus. Parce que dans le bus, par les temps qui courent ma brave dame, il n'est malheureusement plus rare de tomber sur un troupeau de frustrées de la star academy qui profite de ce grand moment d'ennui qu'est le transport en commun pour s'exercer aux vocalises dans l'espoir incertain d'intéresser un producteur de musique qui se trouverait dans le coin par hasard (producteurs de porno, passez votre chemin mais laissez votre carte quand même, ça peut servir). Et bien sûr, toutes les prétendantes à la star academy de France se sont donné le mot ... Elles s'échauffent la voix sur les chansons de Lara Fabian. Accompagnées de toutes leurs copines de gazouillement (qui n'auront pas oublié bien entendu de s'accoutrer touts comme des clones de ladite chanteuse, toutes droites sorties de chez C&A direction le Haagen Daz du coin histoire de noyer le stress de l'intéro d'histoire géo du lendemain dans une coupelle de glace à filer une crise de foi à Demis Roussos lui-même), accompagnées de toutes leurs copines donc, elles racontent à qui veut l'entendre comment elle vont passer un casting super hypra important pour faire la voix du pot de yogourt dans une pub pour mini-mir. Et d'en remettre une couche de Lara Fabian, histoire d'achever l'usager du bus jusque là sain d'esprit.
Et alors que je sort de ce maudit transporteur, les oreilles encore rempli de soldats, de cinéma et de chipolatas, je passe devant une vitrine qui exhibe une boule à facettes histoire de célébrer le tant attendu retour à la disco (a moins que ce soit le retour du pop, du funk ou du break dance, je m'embrouille un peu dans les époques). Et voilà qu'un mégot pré-pubère qui passait par là se met à hurler à sa mère "MOMAN, regardeu, y'a la boule de la star académie dans le magasin, tu me l'achète, dis, tu me l'achète ???"
Il était franchement l'heure de prendre le bus dans l'autre sens. Avec la direction que ça prenait, je risquais de croiser un groupe de musiciens péruvien composé de Nikkos, Jean Pascal et Nolwen. Ca aurait été trop pour moi. En tout cas, ça se confirme, la star academy devient un cas médical. Sur ce, vous m'excuserez, faut que j'y aille, j'ai une bouse qui cuit dans le four, je fais mon syndrome Kho Lanta. Et en bonus, par là, la totalité des superbes paroles de Lara Fabian, histoire de méditer un petit coup sur cette démonstration que oui, même sur terre, le vide existe.
Dernièrement, j'ai été frappé par le nombre de blogues qui ont référencé Brain Not Found comme un blogue gauchiste. Faisons taire la rumeur, au risque de décevoir des milliers de fans en transe qui m'attendraient au tournant d'une improbable élection durant laquelle j'agiterai un enthousiasme aussi convaincant que pourrait l'être Pascal Sevran en Gogo Dancer au Stringfellows: Non, je ne suis pas François Hollande (la preuve, je déteste le vélo).
Nos amis de La page libérale font même référence à Brain Not Found en tant que Blogue gauchiste, politique et socialiste. Et pourquoi pas Marxiste, scientologiste, adventionniste ou autres mots dérivés du langage français et qui se terminent en "iste" ? Brain Not Found deviendra un blogue socialiste le jour où le sus-nommé Hollande fera un virement vers mon compte en banque qui justifiera que je me donne la peine de dire du bien de ce qu'il fait. Pour ce qui est de Sarko, je dis du mal gratuitement, c'est comme ça, chacun ses petits privilèges. Bref, ce blogue n'est pas plus socialiste que communiste, Giscardien, papal ou supporter d'un retour de Raymond Barre à la présidence de l'association du renouveau sexuel du Larzac sud. Quoi que.
Et puisqu'on veut absolument s'evertuer à séparer le monde entre ceux qui sont à droite, ceux qui sont à gauche et ceux qui ont les oreilles décollées, penchons nous un instant sur le cinéma outre atlantique, celui où il n'existe point de salut en dessous du 95B...Il existe au moins deux catégories de films américains: Ceux qui parlent de sportifs qui n'y arriveront jamais mais qui y arrivent toujours et ceux qui parlent de gens qui découvrent la vie. Oui oui.
Et en cette période de gavage populaire, cette deuxième catégorie de navet a envahi nos écrans. La preuve, en même pas deux semaines, j'ai dû en voir au moins 3, dont le dernier, sweet november avec un certain monsieur Reeves qui avait déjà sévit dans un film dans lequel il bougeait hyper doucement. On pourrait également citer The Family Man avec N. Cage, What women want avec M. Gibson, juste pour parler des plus horribles de ces croûtes aussi nombreuses que la foule se pressant alors que le Norauto de Flaxus-sur-oise fait une promotion de 20% sur le 2e pot d'échappement super ninja acheté. Le topo est toujours le même, je suis américain, je travaille très dur, je suis très fort, je gagne beaucoup de dollars, je suis très respecté dans mon travail bien que tout le monde pense qu'en vrai, je suis un con, j'utilise un shampoing L'Oréal, ma secrétaire est amoureuse de moi, je sors avec une blonde très conne, très méchante et très chère et tout le monde m'applaudit quand je fais des présentations devant pleins de gens qui font la gueule autour d'un gros bureau ovale en bois. Rien que ça.
Et voilà pas qu'un jour, je rencontre une femme très gentille ou bien j'ai un accident ou encore mon fils se fait irradier en passant à proximité d'une centrale nucléaire ou de Raymond Barre (encore lui). Cet évènement anodin ne manquera alors pas de m'ouvrir les yeux sur le fait que le travail, y'a pas que ça dans la vie, que l'argent ne fait pas le bonheur et que finalement, la lessive X lave pas si mal que ça. Alors, du jour au lendemain, je laisserai tomber mon costume Cerruti pour un survet Cerruti, mon appart designé Starck se transformera en demeure Martha Stewart, je serais aimable avec mes collègues, j'aiderai les pauvres, je ne renverrai pas ma secrétaire (je lui donnerai même une augmentation), je serais sympa avec la terre entière. En bref, je suis devenu un être social plutôt qu'un individualiste.
L'américain rêverait-il en secret d'être plus communiste que Robert Hue, Robert Charlebois et Robert Laguiller réunis , plus socialiste que tout le PS autour d'un picon-caviar, plus sympa que David Douillet, plus humain que Mère Térésa et Mimi Matie ? En vous laissant avec cette fascinante interrogation, vous m'excuserez, j'ai une réunion au sommet avec plein de managers bien coiffés afin de décider si il faut virer la touche "Potage Tomate" de la machine à boissons de la cafet'.
Ce week-end, j'ai voulu acheter un CD. Si si, un vrai CD, avec une pochette, des photos sur la pochette, un rond de plastique dedans qui contient des vraies chansons et des vraies paroles. Eh ben, en fait, je l'ai pas fait. Non seulement je ne l'ai pas fait mais en plus, je m'en vais de ce pas aller pomper l'intégralité du contenu de cet attirant album sur Internet, là où ni la maison de disque, ni l'artiste, ni le boutiquaire ne toucheront le moindre centime. Pourquoi tant de haine alors que ma main était aussi près de tendre le billet de 20 pounds* à la caissière ?
Flashback, très très back. Alors que les brontosaures batifolent comme les gorets qu'ils sont, la femme préhistorique chantonne ce qui ressemble à s'y méprendre au dernier tube de la pré-acnéique Lorie. Alors qu'elle n'est pas grande amatrice de musique, la femme préhistorique chante néanmoins pour signifier à son homme qu'il est temps de reproduire l'espèce et que la soupe refroidit. Si la femme préhistorique va chanter à son amant, personne ne lui en tient rigueur, tant il est vrai que si on ne fait pas gaffe, la soupe devient froide.
Quelques années plus tard, Wolfgang se fait remarquer dans les salons de Vienne (en Autriche, pas sur l'autoroute des vacances, c'était sans doute un jour de chance). Et quand Wolfgang pose ses fesses derrière un piano pour entonner la Marche de Lorie en Si mineur, personne ne s'importune de savoir si quelqu'un va répéter dehors ce qu'il a entendu. Parce que, quelque part, même pour le Patrick Fiori de base, chanter du piano, c'est balèze. On pouvait donc répéter les oeuvres de Mozart, si on est honnête, à l'époque, tout le monde d'en foutait.
Encore un peu plus tard, je me revois encore, écoutant en boucle les cassettes du Medley des Schtroumfs en duo avec Lorie. A vrai dire, à cette époque là, que je fasse de copies pour les redistribuer ou pas dans la cour de recrée, ça n'intéressait personne. Le disquaire était bien trop occupé à demander un réassort du dernier 45 tours de Sabine Paturel qui cartonnait comme un malade au Top 50.
Et voilà ce week end, je vais pour tendre mon billet de 20 pounds* à la caissière quand mes yeux lisent sur la pochette dudit disque. "Disque protégé contre la copie. Ce disque peut ne pas fonctionner sur certains types d'équipements. Ce disque est lisible sur certains ordinateurs dans un format de fichier spécifique qui ne peut pas être copié. Au dessus de la caisse, je lis que les CD ouverts ne sont pas repris. Comment je sais, moi, si mettre le CD sur le mac pour le mettre dans l'ipod correspond à un certain type de manoeuvre autorisée par l'incertain cerveau d'un certain ingénieur maniaque d'une improbable maison de disque? Si c'est pour acheter un CD que je ne pourrais écouter ni sur le mac, ni sur ma chaîne, ni dans la voiture ... Du coup, je télécharge, au moins, ça, je suis sûr que ça marche.
L'industrie du disque a réussi l'exploit de faire de moi un pirate même si j'avais déjà la main dans le porte monnaie. Bravo. Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'y aille, je viens d'acheter une voiture et il faut que je vérifie si elle roule, il parait qu'elle ne marche que sur "certains types" de routes. Espérons que je pourrais quand même rentrer chez moi ...
*Aide à la conversion: un billet de 20 pound est à peu près équivalent à 17 secondes de location d'un appartement une demi-pièce à Londres
7- Parce que Don DeLillo, c'est l'anglo-saxon dont ont parle en ces temps de post rentrée littéraire alors que, de notre coté de l'atlantique, les prix se mettent de plus en plus à ressembler à des animations tête de gondole rayon fruits et légumes à l'Intermarché Macon Loché.
6- Parce que Don DeLillo, c'est le père spirituel de Bret Easton Ellis et qu'il vaut mieux lire des histoires de yuppies drogués qui massacrent tout ce qu'ils trouvent plutôt que le dernier torchon d'une ex-star de reality-peep-show de M6 qui n'aurait pas eu assez de voix pour commettre un disque.
5- Parce que le livre de Don DeLillo de la rentrée, c'est "Cosmopolis" et que sortir "Outremonde" dans le métro, ça donne un air décalé un je-ne-sais-quoi avant gardiste qui ne manquera pas de ravir votre voisine de droite qui s'affale dans son 20 minutes quotidien, page horoscope lunaire.
4- Parce que Outremonde, c'est 900 pages dans sa version poche, écrites en tout petit et qu'avant la fin du livre, il vous faudra probablement passer chez l'ophtalmo histoire de prendre des verres plus puissants et au passage de nouvelles montures hyper hype, le tout remboursé par la sécu. Ou comment rester au top de la branchitude à moindre coût.
3- Parce que, Outremonde, c'est 900 pages bien tassées et qu'il est rare de trouver un objet qui puisse aussi élégamment remplacer un pavé en prévision d'une nouvelle révolte estudiantine qui poindrait le bout de son pif.
2- Parce que Outremonde, c'est une bonne quinzaine d'histoires qui se déroulent en même temps, d'un terrain de base-ball à un atelier de peintre à un champ d'essais nucléaires, une décharge, un couvent, un ghetto, des jésuites, des collectionneurs, un motel sordide où on copule dans des chambre moites. Bref, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurais.
1- Enfin , on peut se ruiner les yeux sur Outremonde parce que contrairement à tant de ses collègues, DeLillo ne prends pas ses lecteurs pour des cons. Amen.
Ca se passait en Juin dernier, le 21 précisément, c'était la fête de la musique en France voire même à Paris.L'humeur était joyeuse, le trottoir carillonnait gaiement de milles résonances plus ou moins gracieuses, chacun soufflait dans son pipo, tout le monde était content. Les groupes de Rock cathos côtoyaient les groupes d'indé trash métal bouddhistes et chacun y allait son son alléluia local. Et puis voilà, y'avait aussi le chapiteau de France 2 installé sur le champ de mars, le gros espace pelouséen qui fait face à la tour Effeil. Là même où le Johnny avait quelques temps auparavant réuni tous les beaufs de France, là ou Jean-Michel Jarre avait tenté de nous faire comprendre, sans succès, pourquoi on avait acheté ses CDs dans les années 80 alors que nous n'étions que des déphasés acnéiques.
Bref, France 2 avait fait dans le pharaonique cette année, preuve s'il en est que oui, la redevance sert bien la culture. Et pour ce qui était de culture, le plateau fût grandiose. Rien ne fût oublié, de Las Ketchup et leur Gaspacho Song à King Africa dans sa coiffure de Sonic sur le retour en passant par une formidable macarena dont le seul intérêt fut d'avoir pu lancer des paris sur le moment de la chanson auquel le sexagénaire allait avoir son attaque. Bref, c'était du bel étalage, un bel exemple de ce qu'on fait de pire.
Et soudain, à minuit, alors que tout le monde est bien énervé, fatigué, excédé (rayez les mentions inutiles), que le feu d'artifice à déjà eu lieu, Daniela Lumbroso apparaît, sourire colgate et essaye de nous déchiffrer sa fiche. Alors voilà, elle veut présenter un chanteur qu'elle adooore (on s'en doute) qui va nous interpréter une chanson formidable et que même, dieu que la nature est bien faite, si tu es devant ta télé, tu vas pouvoir voir une retransmission de son concert de l'année dernière juste après ces quelques messages de pub. Yahou, un lancement d'émission en Live. Le public exulte, veut en savoir plus sur l'invité mystère ... Johnny et son lot de chansons bolino ? Jean Pascal qui ne sait toujours pas lire ? Le dernier tube de Loana dans lequel elle explique qu'elle accepterai volontiers des relations zoophiles pourvu qu'on continue à parler d'elle ?
Daniela Lumbroso nous met sur la piste "Si je vous dit ... Pourtant, la mise en scène était pas mal trouvée, pas de décor pas de costumes c'était une putain d'idée, aucune intonation et aucun déplacement, on s'est dit pourquoi pas aucun public finalement ... Vous pensez à ???"
S'en suit un blanc abominable, ponctué de quelques sifflets et autres bouhs. "... Vincent Delerm bien sur !! Avec les Monologues Shakespeariens... On l'applaudi bien fort ..."
Vincent Delerm, seul avec son piano, pousse une chanson aussi rythmée qu'une marche funèbre, avec des mots de plus de 5 lettres dans les paroles, même pas de batterie, pas de danseuses au gros seins, ça parle de Shakespeare, du festival d'Avignon, avec quelques jeux de lots qui se finissent par par "pet", "tranquille" ou "qui c'est qu'à pété".
Alors forcément, il se fait siffler, ça devient n'importe quoi, il est à la limite de s'arrêter au milieu de ce massacre, il continue quand même jusqu'au bout et se lève de son piano, défait. Il est vite rejoint par une Daniela toujours aussi pimpante. "Alors, Vincent, ça va ?". Il regarde la foule qui continue à siffler et lance "Ben ouais, c'est sympa et intime comme ambiance". Lumbroso ne renchérit pas. Il est l'heure de la pub. L'heure aussi peut être de mettre un gros coup de pied aux fesses de celui qui a fait la programmation de l'évènement. Parce que oui, enchaîner King Africa, la Macarena et autres chansons pour tortiller des fesses par "les monologues Shakespeariens", fallait quand même du génie. Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'aille en boite, y'a une after "chants de Noël" mixée par DJ Bobo.
1- Tout le monde est déjà allé le voir, du coup, Matrix Revolutions ne permet pas d'aller faire le malin dans les soirées (stratégie de repli: prétendre qu'on a pas vu Matrix Revolutions en jouant l'exception culturelle française. Enchaîner avec un commentaire pointu sur un film Birman si possible)
2- Matrix Revolutions, c'est le troisième épisode de la série "Matrix" dont le premier épisode s'appelait "Matrix" et dont le deuxième épisode se nommait "Matrix Reloaded". Pas vu de "Revolution" dans ce matrix, pas plus que j'avais vu de reloaded dans l'épisode précédent. Alors, tant qu'à pas se fouler, ils auraient mieux fait d'appeler ça Matrix Re-Reloaded, histoire qu'on en finisse.
3- Matrix, c'est le premier film grand publique qui inspire ouvertement (pouf pouf) son titre de films qui passent en majorité après minuit, surtout sur canal+. Alors du coup, quand on parlera à nos petits enfants de "Quand j'étais jeune, j'allais voir Matrix", y'a moyen de passer pour un pervers à enfermer d'urgence (ou pour un vieux con que comment on peut aimer ce film d'abord, avec des effets spéciaux aussi pourris)
4- Matrix Revolutions abuse du Bullet-time, sans se poser la question de savoir si c'est utile ou pas. Ok, Keanu Reeves, il bouge très vite, mais franchement, là, ça devient pénible. Faut arrêter maintenant. Et puis le bullet-time, y'en a marre, y'a encore qu'au 20 heures de Pujadas qu'il y en a pas (ça ne saurait tarder).
5- Matrix revolutions, ça change tout le temps d'acteurs. Ils ont les mêmes noms, plus les mêmes têtes. Devant le succès de l'épisode 1, beaucoup d'entre eux ont voulu une augmentation pour les épisodes 2 et 3. Beaucoup se sont fait virer, sans autre forme de procès (à l'instar de Marcus Chong dans le rôle de Tank). Bref, ça fini par être aussi vraisemblable qu'un épisode de Santa Barbara tout ça.
6- Si Lucas avait suivi l'exemple des frères Wachowski, Luke Skywalker aurait été incarné par Bruce Lee, Darth Vador par Chuck Norris et le tout se serait terminé dans un combat intersidéral à coup de Mawachi et de double clé de bras entre Obiwan Kenobi et R2D2.
7- Enfin, on peut détester Matrix revolutions parce qu'en partant d'un film intelligent et nouveau, ils sont arrivé à faire une croûte réchauffée. Bravo.
Aujourd'hui, le fort talentueux Chryde m'envoie ce petit article, plein de bonheur enfantin, ce bonheur qui nous fait nous réveiller le matin en s'exclamant "que le monde est beau, simple et honnête" ... La preuve, Quand Pavarotti fait un concert dans ce que procter & gamble appelle "un pays producteur à potentiel marché futur lointain" (comprendre un pays en voie de developpement), voilà ce que ça donne ...
Le ténor italien Luciano Pavarotti se produira le 25 octobre à San José pour 3.500 spectateurs privilégiés qui auront à débourser de 200 à 850 dollars pour assister au concert, ont indiqué vendredi les organisateurs. Dès l'annonce du prix des places, les radios costariciennes ont rappelé que le salaire d'une femme de ménage s'élevait dans le pays à 175 dollars par mois, et que le prix des places les mieux situées est supérieur au salaire d'un employé ayant plusieurs années d'ancienneté dans son entreprise. Le ténor italien, âgé de 67 ans, qui n'a jamais donné de concert au Costa Rica, effectuera une tournée dans plusieurs pays d'Amérique latine au mois d'octobre avant de mettre un terme à sa carrière.
Voilà, au moins, c'est simple, personne pourra aller voir le clone de Demis Roussos pousser la chanson, si l'on excepte une flopée d'ambassadeur, des miettes de ferrero rocher parsemées sur la chemise. Ca fait un peu penser au "Mac Ethiopie" de monsieur Smithee tout ça ...
D'un coté, il y a Pop Star, émission de télé poubelle diffusée sur M6 dont le seul objectif est de faire bramer en coeur un casting ridicule de la France profonde. La saga de M6 avait pour but, rappelons-le, de choisir un groupe capable de vomir des CDs suffisamment consensuellement mous pour plaire à la majorité de la tranche d'age qui dépense courageusement son argent de poche durement gagné chaque fois que Lorie sort une nouvelle connerie. Tout était filmé, du "mega casting national" (où l'on se complaisait à ridiculiser les moches et ceux qui ne savaient pas chanter) au dénouement final où les derniers allaient être rejetés (non sans s'être effondrés en larmes à la pensée des énormes montants de cash et de gloire qui leur filaient sous le nez).
D'un autre coté, il y a ce qu'on appelle de l'art, fait par des artistes. Des artistes à l'ancienne, qui travaillent dur, ont un minimum de talent et d'originalité. Il y a des auteurs qui écrivent des scénarios, il y a de jeunes comédiens qui sortent tout droit des écoles d'acteurs, il y a des réalisateurs, des idées plein la tête et pas un rond en poche. Il y a tous ces gens qui veulent partager ce qu'ils font, qui ne demandent rien de plus que de pouvoir exprimer ce pour quoi ils sont fait, pour l'art.
Pour cette deuxième catégorie, la France, qui croit ou croyait un minimum dans les vertus de la création, à mis en place le CNC. Cet organisme, chargé d'aider les artistes, distribue chaque année les subventions qui aident les jeunes à se lancer, les vieux à continuer. Le CSA, quant à lui, défini quelles émission sont des "oeuvres audiovisuelles" et donc, ont droit au subventions de la CNC et rentrent dans les quotas obligatoires d'oeuvres française à diffuser à la télé.
Le noeud du problème, est que le CSA a décidé que Popstars est une "oeuvre audiovisuelle". C'est à dire de l'art. Diverses associations ont porté plainte devant le ridicule de la décision. La décision a été rejugée par le conseil d'état qui a confirmé le parti pris du CSA.
Quand on regarde quelles catégories sont EXCLUES d'être des "oeuvres audiovisuelles", on ne peut qu'être émerveillé du bon sens de ce jugement:
"Constituent des oeuvres audiovisuelles les émissions ne relevant pas d'un des genres suivants : oeuvres cinématographiques de longue durée ; journaux et émissions d'information ; variétés, jeux ; émissions autres que de fictions majoritairement réalisées en plateau ; retransmissions sportives ; messages publicitaires ; téléachat ; autopromotion ; services de télétexte"
En tout cas, un décision qui fait le bonheur du producteur qui va toucher les subventions de la CNC et de M6 qui voit Popstars entrer dans son quota d'oeuvres obligatoires. On en visage maintenant la nomination de Greg le Millionnaire pour les Cesars, de Loana pour un Molière et de l'île de la tentation comme émission philosophique 2003. Arte, quand à elle envisage d'engager Lagaff pour animer une soirée thema sur le thème "Hommes politiques et flatulences, le débat interdit". En attendant, excusez moi, faut que j'aille brûler ma télé.
En réaction au débat sur la gravité de l'utilisation de l'anglais à travers les blogues et l'emploi du language SMS, Barzi nous livre ses reflexions sur le language ki fé kiffé lé jeune.
[...] Mais le SMS. Une catastrophe. Je le vois tous les jours sur les écrits de mes élèves. Déjà qu'il n'y a pas un français, mais deux à apprendre, pour cause de non-correspondance entre la langue écrite et orale (merci l'Académie). De tout temps l'écrit a eu des fautes d'écriture phonétique. Mais là, c'est une catastrophe: quasi disparition des accents, ou alors utilisation au hasard (même sur des lettres normalement jamais accentuées!), césure des mots en syllabes ou au contraire aggrégation des petites unités phénétiques (par exemple prépositions) entre elles ou à un des mots précédents ou suivant. Une catastrophe.[...]
Voilà, c'est fait, le gouvernement a décidé de bannir l'utilisation du mot e-mail. Désormais, entre amis, vous ne direz plus: "Tu m'envoie un e-mail ASAP via outlook pour que me dire à quelle heure il faut que je booke la session de brainstroming. Envoie moi le mail sur ma boite Yahoo! parce que mon PC de bureau est offline pour le moment" mais vous direz "bien cher ami, je te serai gré d'avoir l'obligeance de m'envoyer un courriel de manière expresse à partir de ton programme "vue vers dehors" afin que je puisse organiser un atelier de tempête cérébrale. Merci de me faire parvenir ce courriel sur ma boite à recevoir des courriels Youpi! car mon calculateur personnel semble ne point être relié au réseau global en ce moment même".
Tout abus sera bien évidemment sanctionné de 18 coups de fouets en place publique. D'autre part, pour continuer à lutter contre l'invasion de mots barbares dérivés d'un anglais incertain dans notre beau pays, Brain Not Found rebaptisera désormais et de manière unilatérale "Johnny" en "Marcel". Du coup, erratum au post précédent, il fallait bien sûr lire: Et au milieu de tout ça, soyons rassurés, notre chef du monde à nous, il va au concert de Marcel histoire de faire un peu osmose avec le peuple d'en bas du pays démocratique. Et en plus, ça fait encore plus crédible. Elle est pas belle, la vie ?
A very american Coup, Dear Georges, Kill Whitey, Dow wow wow, Idiot Nation, Nice Planet - Nobody Home, The end of men, One big happy prison ... Quelques uns des chapitres du brillant Stupid White Men de Michael Moore. Pour ceux qui pensaient tout savoir sur Bush, qu'on se le dise, il y a toujours pire ... mais le problème, c'est que le pire vient encore de chez Bush.
A lire d'urgence, attention, tout abus peut provoquer de graves crises de remise en cause du capitalisme. Ne pas depasser les doses préscrites par votre bouquiniste. Ce livre vous a été prescrit car vous aviez un exces de liberalisme, il ne convient pas à d'autres types de maladies (en particulier, ne guérit pas la dépression post pop-star). Effets indésirables: Peur de l'arme nucléaire et des sinistres de l'intérieur, somnolence durant les meetings de Raymond Barre. Ne pas lire avant une rencontre avec Jean Pierre Gaillard.
... on y danse encore mais les artistes ne seront peut être pas de la fête cette année. THE festival de l'été pourrait fort bien se voir tout simplement annulé, parce que des artistes ont décidé de faire la grêve (cf. Chryde qui pose la question du respect de l'artiste). Dans un souci constant de faire ressembler ce blogue au 13 heures des Jean-Pierre Pernod, celui qui est tombé dedans quand il était petit, parole à Mr X, caution morale de tout journaliste à la ramasse.
- Déjà qu'on se fait emmerder (excusez moi du peu) toute l'année par des cheminots, camionneurs, postiers et livreurs de pizzas en grêve, v'la que ces enfants gatés d'artistes y veulent nous pourrir nos vacances, à bobonne et à moi. Parait même (c'est m'sieur Glaude qui m'l'a dit) qui z'iraient même jusqu'à annuler le feu d'artifice du Puy du fou, ces sagouins. J'vous jure, plus de jeunesse ma brave dame, de mon temps, les peintres, ils se coupaient les oreilles, buvaient de l'alcool fort et y d'mandaient pas des sous aux gentils contribuables comme nous.
D'un autre coté, ce matin, i-télévision lançait un reportage sur le sujet qui se finissait par l'allégorie suivante: "Passer la periode d'assurance chomage de 12 à 8 mois laisserait moins de temps aux artistes pour créer des oeuvre originales". Bon, ça, c'est vrai, on va pas les contredire là dessus. Seul petit souci, c'est que pour illustrer "Oeuvre Originale", ils n'ont pas trouvé mieux que de montrer un comédien sur une scène improvisée, hirsute et (mal) habillé en Superman, faire semblant de voler en tenant un seche cheveux bleu et rose à la main .... Pas étonnant que M'sieur Glaude, y soit pas content ... Ce qu'on fera, c'est que désormais, quand on parlera de presse quotidienne, on montrera Voici!, et quand on voudra parler politique, on montrera Bush. Pas de raison qu'on se foute QUE des artistes ...
Un peu à la bourre, manque de moyens (et de temps) informatique oblige, ma contribution hors délais à "blogue ta musique", en espérant que JLR, de Mediatic voudra bien m'absoudre de ce décalage horaire ... Bilan d'une fête de la musique, à Lyon, par 30 degrés en pleine nuit ...
19h34, rue Edouard Heriot - Derrière l'eglise qui longe la rue, la fête de la musique prend de l'avance sur la tombée de la nuit. Quelques spectateurs seulement, une scène de quelques mètres, un guitariste au cheveux longs et un chanteur excité qui sautille frénétiquement. En se rapprochant, l'affiche du groupe apparaît "Ils ont rencontré Jésus, et toi ?". Les paroles deviennent distinctes, sur un air de grunge catho, le chanteur répète inlassablement le refrain de la chanson "Hosanna, lève les bras ...". Nous passons notre chemin, direction le quartier de Saint Jean. Les journaux titrent "Lyon fête (enfin) la musique", mon ami Nono m'explique que la municipalité a renforcé les lois pour limiter les nuisances sonores et que beaucoup de bars-concerts du centre ont fermé. La municipalité cherche à reconquérir les jeunes ... Lourde tâche.
20h06, au pied de la cathédrale St Jean - Une chorale de jeunes catholiques, remontés à bloc par le public de leurs parents venus les soutenir, entame "Yesterday" des beatles. Apparemment, un problème de son, on entend pas grand chose. Les parents regardent inquiets leur progéniture cuire au soleil couchant. L'abbé s'énèrve, engueule la régie son par talkie interposé. De mon coté, je me marre. Ils finissent par entamer un très sérieux "exultate Lusti", maintenant, il y a du son mais ça larsenne. On repart, avec un regard amusé sur un panneau "Net For God, l'internet de dieu".
22h19, rue de la Plâtrière - Meilleure ambiance, un orchestre squatte le pavé et bloque la circulation. Ils sont 14 et mettent le feu au bitume (qui n'en a pas franchement besoin par près de 40 degrés) par une reprise des Rita Mitzuko. La trompettiste du groupe, minijupe à pois, fume sa clope tout en jouant. Pas très gracieux mais très bonne ambiance. Derrière nous, le bar a installé une pompe à bière extérieure qui fonctionne à plein débit. Le business ne se perd pas.
22h34, au pied de la croix rousse - Un rockabilly sur le retour s'est monté une scène au milieu d'une place. A priori, il a les moyens. Sono élaborée, lumières et spots éclairent le début de pénombre. Il reprend sans talent des succès passés. On le regarde 3 minutes, amusés. Au moment où il entonne "Coeur de Loup", Nono me fait remarquer que devant une scène, quand seuls les gamins dansent et que les autres jouent au foot, c¹est jamais très bon signe. On continue notre chemin.
22h37, quelques marches plus haut - Un groupe de Salsa squatte lui aussi le pavé. Les spectateurs dansent, une voiture tente de passer, klaxonne et se fait siffler.
22h59, sommet de croix rousse - après avoir dépassé un clone de Montagné qui bramait "sous les sunshines des tropiques" accompagné de son Synthé Charlie Holegg dans un PMU, session rock au "Café de voyageurs". Tutti frutti à fond, le public tape dans ses mains, danse, bonne ambiance. Le chanteur s'arrête, lance une annonce "Vincent recherche danseuse endiablée" puis ne reprend pas la chanson. Au lieu de ça, il fait une deuxième annonce, pour la sauvegarde des intermittents du spectacle. Il dit que la plupart des groupes font de même, à cette heure, partout en France. j'aimerai pouvoir vérifier. Dans la foule, quelqu'un lance "Marre des grévistes" puis s'eclipse. La foule sifflera quand même le nom de Raffarin, question de principe.
23h44, retour à St jean - après un passage vers opéra, les terreaux, et les quais de Saône, on atterrit au café théâtre de la mi-graine. Sangria à 2 euros 50, bière au même prix, le tout dans les gobelets plastiques de circonstances. Entre les deux groupes, un peu de Dub, puis un groupe de jazz. Derrière nous, les pétards se roulent à la chaîne. De l'autre coté de la place, une armée de flics attend les débordements. Ca sent les herbes de provence, la musique est bonne, la sangria pique. Il fait chaud. La musique résonne dans nos oreilles.
Il était tant attendu, le voilà chez tous les bons marchands de Hot dogs de la place, le premier bouquin de Hillary Clinton dans lequel elle raconte comment que son mari il a pas été fidèle non non non. Comme si on n'en savait pas déjà assez sur les stagiaires, les cigares et autres tâches suspectes. Et bien non, le public s'est agglutiné sur LE chapitre qui traite de LA histoire. Et qu'y apprend-t-on ? De grosses surprises... Que Hillary, elle était triste (Scoop) parce que son mari, il la trompait (Scoop). Voilà, grâce à ce blogue, vous avez économisé 20 dollars.
Living History, en fait, ca peut vouloir dire "Vivre l'histoire" ou "Histoire de Salons", non ? Le bureau oval, ca compte ?
Au début pourtant, c'était pas gagné d'avance. Faut dire que ça commençait mal. Un titre qui rappelait les films de tard le soir sur les chaînes payantes, quelques acteurs un rien sur le retour après quelques nanards, non, la route de Matrix n'était pas tracée d'avance. Même l'histoire était un tantinet compliquée. Mais voilà, c'était plutôt beau, ça avait du rythme, les méchants étaient vraiment méchants et les gentils vraiment beaux, sympa, intelligents. Gentils quoi.
Alors forcément, ça a bien marché et le tomme 2 du retour des aventures de la revanche du numéro 1 est sorti. Celui là, c'était le succès assuré. Deux ans et quelques heures d'attentes, une sortie mondiale, une bande annonce avec des voitures qui volaient, des méchants encore plus méchants, des gentils encore plus gentils. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Mais voilà, Néo a chopé le melon entre les deux épisodes. Du jeune élu mystique qui doutait de la vérité, de son pouvoir ne subsiste rien. Pas de trace d'humilité, plus d'hésitations, presque plus d'humanité. Non, décidément, Néo a les chevilles qui ont enflé. Il nargue les méchants et quand ça tourne mal nous fait des petits tours à la superman, reléguant Clark Kent au rang d'homme volant diesel.
Moins frais et spontané que le premier épisode, Matrix 2 aurait pu éviter l'écueil de transformer Néo en super héros digne de figurer dans les X-Men. Néo aurait pu éviter la grosse tête mais non, il a fallu que le melon Néo Prenne.... et que le malin Néo fîtes.
Quant à moi, devant le niveau consternant de ces deux derniers jeux de mots, c'est décidé, je retourne à mes annales des grosses têtes et j'attends tranquillement matrix 3 ... faute de mieux.
Qu'on se le dise ... Tout à une seconde vie. La bouteille d'évian qui étanche votre soif aujourd'hui sera peut être le pare choc de la twingo qui se perdra dans les bouchons demain. Le monde deviendra libé, l'IHT deviendra UHT et même peut être que "minute"(1) deviendra, ce ne serait que justice, du papier toilette. Tout à une seconde vie donc. Les idées politiques, le colonialisme, le camembert, tout finira un jour par nous revenir à la figure.
Pour l'industrie musicale, le concept de recyclage n'est pas nouveau. Les platines résonnent depuis longtemps de reprises plus ou moins ingénieuses des grands standards. Ce qui est nouveau, c'est qu'on recycle maintenant sans rien changer. Vous avez aimé "une femme avec une femme" de Mecanno en 1990 ? vous aimerez "une femme avec une femme" de Saya en 2003. La même musique, le même rythme, les mêmes parole, les mêmes intonations. Mais plus mal chanté cette fois-ci. Dans un souci de gaver le CD de l'inconnue artiste de chansons populaires et de finir de prendre les gens pour des cons, on a même pas pris la peine de changer la moindre ligne à l'original.
La télé a décidé de se mêler au mouvement décrétant que, si ça a marché une fois, y'a pas de raison que ça marche deux, trois ou quatre fois. L'aquarium à déphasés du Loft a sévi deux fois sur un PAF blasé de gesticulations imbéciles autour d'un flaque d'eau en proche banlieue parisienne. Pop star a commis deux groupes, le nom du second sonnant comme un oracle à la débâcle prévisible: What four (littéralement, en Français "Pourquoi"). Concerts annulés, disques rayés, les 4 jeunes gens mal élevés sont rentrés chez eux, le gloire annoncée à grand coups de spots mielleux n'a pas été au rendez vous. Bien fait. La télé n'aurait elle pas encore découvert la recette miracle du recyclage à grande échelle ?
Que nenni. La télé a trouvé au contraire bien mieux que ça. "A la recherche de la nouvelle star" nous le démontre avec brio, le recyclage fonctionne. Mais uniquement si on fait pire qu'avant. "Pop star" du pauvre, l'émission se contente de faire chanter une centaine, dizaine, 3 ou 1 future "nouvelle star de la chanson française". Appelez vite, choisissez bien, choisissez but. Il est temps de décider qui sera la prochaine star jetable qui viendra pourrir vos stations de radio, vos écrans télés en musiques écrites à la ramasse par quelque parolier en manque de fonds pour financer un vice obscure.
Dix candidats chantaient hier, entourés d'un présentateur nain dont la profondeur du discours donne une idée assez juste du vide, de deux animateurs "complices" philosophes comme des huîtres et d'un jury exprimant des opinions aussi profonde que "Par contre, la chemise, pas terrible". M6 sait donc aussi recycler ces grands moments de bon goût... La suite laisse perplexe.
(1) Journal officiel de la mouvance "le-penniste" du FN. Non-Lecture caractérisée.
J'avais fait référence il y a quelque temps au livre "Matin Brun" de Franck Pavloff. Ca parle de démocratie, c'est court, ça fait 12 pages. Grâce à Steve, vous pouvez désormais le télécharger ici en format zip (12 Ko, c'est du Word dedans). Franck Pavloff ayant renoncé aux droits de ce livre pour en permettre la diffusion la plus large possible, téléchargez le, vous ne volez personne. Merci à Steve et à Franck Pavloff pour ce document.
The Hours, c'est 3 femmes, 3 époques, 3 vies, 3 actrices brillantes, 3 histoires en une. Les années 20, Virginia Woolf, incarnée par une Nicole Kidman méconnaissable, écrit les premières lignes de son livre, "Mrs Dalloway". En parallèle de son écriture, on assiste à la lecture de ce même livre, 30 ans plus tard, par Laura Brown, mère de famille américaine, interprétée par Julian Moore. Middle class à l'extrème, entourée d'un mari de retour de la guerre, ce livre va changer sa vie. Tout comme elle changera celle de cette éditrice de New York, en 2001, incarnée par Meryl Streep. "Construction sophistiquée, émotions minutieusement décrites. Du travail d'orfèvre. Du Cunningham, certes, mais inspiré par Woolf" (Télérama). "Trois actrices admirables, un scénario d'une habileté confondante, une photographie d'un goût impeccable, une complexité en apparence vertigineuse, en réalité parfaitement déchiffrable - c'est offrir tellement plus que l'immense majorité des films" (Le Monde). "Le mois dernier, le festival de Berlin a trouvé la solution en refusant de trancher : Kidman, Moore et Streep ont été conjointement distinguées. Une indétermination que d'aucuns pourraient apparenter à une forme de lâcheté ou de coquetterie. Quiconque verra The Hours comprendra pourtant que ce palmarès représentait la seule façon équitable de s'incliner devant trois actrices en état de grâce dans un éloge de la vie si ardent qu'il pousse jusqu'aux confins de la maladie et de la mort." (Libération).
Le monde annonce ce matin le début du "Digital Download Day", dernière parade trouvée par les industriels des droits musicaux pour stopper l'hémoragie musicale qui sévit sur les serveurs de téléchargement de la planete. A travers un site palpitant de beauté, on nous invite à bénéficier de 5 euros de téléchargements gratuits de musique à travers les sites Fnac, Musiclub (wanadoo), MSN et autres afin de découvrir le monde merveilleux de la musique légale. Pour ça, il faut rentrer son adresse e-mail pour recevoir les instructions adéquates. J'ai rentré mon adresse, j'ai rien reçu en retour ... J'ai dû louper une étape. Tout ce que je sais, c'est qu'au moins, Limewire, ça marche tout de suite. On a beau dire, des fois, être honnete, c'est pas simple.
-- edit du soir, espoir -- J'ai fini par recevoir le mail de digital download day... tout ça pour apprendre que le logiciel necessaire à télécharger ne fonctionne pas sous mac. Je fini par me demander si ça pue pas un peu l'arnaque tout ça ...
"Tu devrais lire ça ... Selon le monde, le plus gros tirage de livre de 2002 ... Ca a été ecrit en 1998 et c'est ressorti en 2002 suite à la presque éléction de Le Pen. A lire et à méditer donc ..." C'est un substance la lettre que j'ai reçu, hier soir, assortie d'un petit livre de 12 pages. Ca s'appelle "Matin Brun". Ca coute1 euro. L'auteur, Franck Pavloff, a renoncé à ses droits afin que ce livre puisse être diffusé le plus largement possible. Il peut être acheté sur le site de la Fnac (ici) ou téléchargé par ici. A noter qu'Amazon n'a jugé bon de le mettre en vente que sous format audio, pour le prix de 5 euros, y'a pas de petits profits. Pour la peine, pas de lien vers amazon.
Dimanche s'est achevé une expo photo à la blibliothèque nationale, à Paris. Elle portait pour nom "L'oeil du témoin" et regroupait sous le thème "les souffrances humaines" une centaine de clichés de James Natchwey. Ouverture sur les US, la police, 9/11 puis dans le désordre Rwanda, Afghanistan, Kosovo, Roumanie, Tchetchenie, Palestine et autres théatres du bon goût humain. Et la fin, la dernière photo à voir, la Somalie, la famine. Sur la photo, une femme. Dans un village africain, devant une habitation en terre. La Femme est à 4 pattes. Elle veut se rendre quelque part, ç'est au dessus de ses forces. Bien au delà de tout ce qu'elle semble pouvoir endurer. Ses chevilles, ses poignets semblent sur le point de céder tellement ils sont fins. Elle regarde vers l'avant, comme résignée à l'idée qu'elle n'y arrivera pas. C'est une adulte, elle doit faire 20 kilos.
Ce jour là, j'aurais aimé avoir Marc Legsy sous la main pour lui dire ce que je pense de son émission sur la "surcharge pondérale".
Bien loin des préocupations du frankenstein scientifique de M6, War photographer le film qui suit James Natchwey dans ses reportages photo (et qui est passé sur Arte) est encore à voir dans quelques (bons) cinémas (ici, via Allociné)
Vu hier soir un film qui doit sortir le 2 avril, "Le coeur des hommes". Un distribution bien à la mode, un groupe de 4 potes, des relations hommes femmes, l'été à Paris, le sud. Un petit moment de bonheur dans un monde de brutes. Niveau acteurs, Marc Lavoine (qui tient fabuleusement son rôle), Daroussin, Gerard Darmon et Bernard Campan. Niveau histoire, c'est difficile au début, léger à la fin. Ca sort dans un mois, on devrait en entendre parler à la tioui bientôt, ça s'appelle "Le Coeur des Hommes", c'est pas de la philo mais ça fait du bien aux neurones. A voir donc.
Question du jour, relayée par Assymetrical Information, est il vilain de copier nos CDs préférés ? Finirons nous tous en enfer a force de copier, graver, MP3ifier le dernier album des Ouate Fore ?
C'est aussi la question que pose Madflo en me transférant l'adresse deRatiatum diffusant un communiqué de presse de RetSpan (RetSpan est une association luttant contre le piratage de contenu sur Internet et plus particulièrement sur les réseaux peer-to-peer comme KaZaA, Morpheus, Grokster ou anciennement Napster, c'est eux qui le disent, pas moi).
Le cabinet de Raffarin qui décidemment se mèle de tout ce qui fait frémir le populo se dit concerné par le sujet, le premier sinistre demande à Sarkozy, à Perben et à Aillagon (Ministre de la Culture et de la Communication) d'examiner le dossier avec attention. L'idée d'un projet de loi est déposé et prévoit de se passer encore une fois de l'avis des juges et de laisser à une commission spéciale, mandatée par les "victimes de piraterie" (les artistes mais surtout les boites de prod) le soin d'espionner les activités des utilisateurs de P2P via leur fournisseur d'accès internet.
Jean-Jacques Aillagon, qui a décidemment pas tout compris, rajoute là dessus qu'il est très préocupé par les images violentes qui circulent sur le Web. Il a du confondre avec son speech sur la télé, mais bon.
Il n'en reste pas moins qu'encore une fois, le gouvernement Raffarin met au placard les garants du respect des procédures judiciaires, les juges.
Mais le débat concernant le piratage ne s'arrète pas là. Sans rentrer dans les totologies d'usages quand on parle de ça, il est surtout interessant de constater que le Web a ouvert un nouveau canal de distribution. Malgré tous les efforts un rien desespérés des géants du disque, de plus en plus de musiques, de films et de contenus s'échangeront par ce moyen. L'attention des majors ne devrait elle pas plutôt se fixer sur les nouveaux modèles économiques d'une industrie dans laquelle la gratuité de transmission deviendra à terme un standard que sur de vains efforts de reglementation restrictive?
Generation X de Douglas Coupland, le livre d'une génération (bravo) qui se reveille un jour, il y a pas longtemps, avec une gueule de bois d'avoir trop bu de Budweiser light, trop mangé de Mac Do, trop acheté de Baskets Nike et trop trimé dans les Mac Jobs. Et cette génération, c'est un peu nous tous, obsédés par nos meubles Ikea et nos cadeaux de noel poussés dans nos hottes à grand coups de publicté. Prendre un peu de recul pour voir comment nous vivons.
C'etait hier soir. C'etait au Zenith. C'etait un concert. C'était le concert de renaud. C'était en première partie. La voix rauque d'un Renaud en coulisses l'avait annoncé. C'était un groupe de Saint Etienne, ça s'appelait Mickey 3D. C'était fini. C'était tout le monde qui attendait Renaud. C'était un ecran qui s'est baissé, entre la scène et la foule. C'était des spots de pubs, dégoulinants d'esprit mercantile de Noël. C'etait des pubs, comme à la maison, comme au ciné, comme dans le métro, dans les revues, dans les radios, dans les journaux, dans les toilettes, dans les ordinateurs. C'était des spots pour SFR, pour L'Oréal, pour Disneyland, pour Vivelle Dop et pour les steack Charal. C'était une coupure, inutile, entre un groupe de jeunes rebelles et un vieux loup de mer. C'était une foule, les yeux rivés vers des pubs déjà vues mille fois.
C'était un boouh, puis un sifflet. C'était cent sifflets, mille sifflets. C'était le Zenith entier qui huait chaque spot de pub, au début, à la fin. C'était tout simplement réconfortant de voir que j'étais pas le seul qui trouvait ça indamissible et insupportable.
Pop Star Academy m'énerve. Pas plus tard que y'a pas longtemps en arrière, j'écrivais un post pour dire à quel point il me semblait important de ne pas acheter les albums produits par ces crétins de TF1 et de M6. Devant vos yeux ebahis, je m'en vais enrichir ce sujet au combien passionnant et mobilisateur. En bref, je m'emmerde au bureau.
Donc, qu'est ce qu'un chanteur ? Vincent Delerm est-il un chanteur ? l'abbé Dominique est-il un chanteur ? Demis Roussos est-il un chanteur ? Mireille Mathieu est-elle imberbe ? Finalement, quand nous écoutons une chanson, ecoutons nous des sons, des voix, des musiques, des paroles ou le tout mélangé ? Qui est le vrai artiste là dedans ? Celui qui invente la musique, celui qui écrit les paroles, celui qui les meugle dans un micro ? Un interprete est-il aussi un artiste ?
Maria Callas, Placido Domingo et Jean Pascal de la star academy sont tous les trois des interprêtes. Sont-ils tous des artistes ? Cabrel, Brassens et Lorie sont tous les 3 des paroliers. Sont ils tous des artistes ?
Les chaînes françaises nous vendent une culture nivelée par le bas. Admettons (et ça ne demande pas un effort intellectuel énorme) que le seul but de Pop Star soit de vendre un max de disques pour générer un max de pognon. Bien, maintenant, admettons aussi que plus on s'élève dans l'art, plus celui ci devient compliqué et donc inaccessible. Et que donc, plus on fait des choses basiques, plus on séduit de monde (a l'instar du Bigdil, premiere audience française en access prime-time). Il est donc complètement dansl'interêt de M6 de produire de la merde. Et ils ne s'en cachent pas.
Un artiste serait peut-être finalement celui qui à le courage de son art, qui ne baisse pas son pantalon pour vendre des CDs. Celui qui invente quelque chose, une façon d'interpreter, d'ecrire, de mettre en musique. Les pseudos artises de la pop star academy n'effleurent même pas un seul de ces critères. Ca méritait d'être dit.
Dimanche soir. Lieu: Champs elysées. Heure: 20:00. Entrée au Gaumont Ambassade, film "La femme de ménage". 20:05. Les bandes annonces défilent. Intérêt modéré à fort. 20:10. Pubs, intérêt faible, sort acheter une bouteille d'Ice-tea à la pêche. 20:15. Pubs. Coca vs Ajax, avec les films Fuji réussi tes vacances. Ennui. 20:20. Pubs. Son trop fort pour discuter. Enervement. 20:30. Pubs. Rien a voir avec du ciné. Un peu l'impression qu'on se fout de moi chez Gaumont. 20:35. Film commence. J'ai payé 9 euros pour avoir le droit d'ingurgiter une trentaine de spots publicitaires et eventuellement le film qui va après. Le fait de payer (cher) sa place ne devrait il pas en théorie nous dispenser de bouffer en continu de la propagande consumériste ? 22:00. Le film etait bien. Je pardonne à Bacry, pas à Gaumont.
Alors que M6 nous crache du Pop Star Academy a la face pour nous vendre des chansons d'un niveau intellectuel digne des loges des grosses tetes, croyons le ou pas, quelques chanteurs ont encore la grace de croire que les chansons a texte peuvent encore plaire. Bien loin des sous developpes cerebraux des boys / girls / boys&girls bands actuels, Vincent Baguian, Benabar et Vincent Delerm, entres autres, ont le bon gout de penser que les paroles, ca compte dans une chanson. Parce qu'ils n'ont pas les machines marketing des plus grosses maisons de disque avec eux, parce que quand Baguian fait un concert, la salle ne s'appelle pas le Zenith, parce qu'ils ont pris plus qu'un quart d'heure pour ecrire leur album, parce que certains ont un vrai boulot et font ca uniquement par passion, je suis alle acheter les CDs. Meme pas telecharges. Les MP3, on va laisser ca a Pop Star et sa bande de comateux synaptiques.
Pour les liens, c'est ici, Vincent Baguian (Pas Mal & Mes Chants), Benabar (Benabar) et Vincent Delerm (Vincent Delerm)
Les informations à la radio : On déplore de nombreux morts du coté américain mais du coté Viêt-Cong également, 115 combattants ont été abattus.
La femme : C’est terrible, l’anonymat
L’homme : Qu’est ce que tu dis ?
La femme : On n’apprend rien quand on nous dit que 115 guérilleros sont morts. On ne sait rien d’eux. Avaient-ils des femmes, des enfants ? Préféraient-ils le théâtre ou le cinéma ? On n’apprend rien du tout. La mort de 115 hommes au combat, c’est tout.
JL Godard, Pierrot le Fou
Ai acheté le dernier album des Red Hot chili peppers (by the way). Bien content, et FNAC, je te hais. Pourquoi es-tu toujours sur mon chemin ?