404 Brain Not Found
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En bref : les dépêches

imageCrétin / Transsexuel une fois:
(05/07/2007) Scoop de nos amis belges, le roi s'est cassé le col de l'utérus. Si si si (via nos amis de l'excellent rue89).

imageMédias / Une dans la nuque:
(29/06/2007) En 2008, ça va sentir le vestiaire de pentathlon du côté de la Chine et pour l'occasion, RSF propose un logo fort approprié. On attend encore l'approbation des boissons gazeuses qui sponsorisent l'événement.

imagePrésidentielle / Espionnage:
(11/04/2007) C'est officiel : De Robien n'a vraiment pas la moindre idée de ce qu'il peut encore bien faire à l'UDF. Ou bien c'est une taupe. Sinon, on ne voit pas.

imageSanté / Miracle usurpé:
(11/04/2007) "Un homme sans oreilles retrouve l'ouïe". Ca n'a rien d'une nouveauté: en 2002, Loana avait bien sorti un livre. Et sans cerveau.

imageIrak / iBlindage:
(10/04/2007) Sauvez un GI : envoyez vos iPods à l'armée américaine!

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Culture > Qui dit DRM, dit Pascal Nègre

L'industrie du disque se lamente et découvre que le futur serait plus chouette si tout devenait pire... pour le consommateur.

imageEst-ce l'effet campagne présidentielle ou autre chose, il n'en reste pas moins que ça faisait au moins depuis la si peu regrettée disparition des L5 qu'on n'avait pas autant entendu parler de Pascal Nègre.

Et comme une vieille rengaine, il est bien entendu interrogé sur le sort des DRM. Et sur l'avertissement que la Commission Européenne vient d'adresser à un Apple qui ne veut pas qu'on écoute les musiques de son magasin sur autre chose que sur un iPod.

Bref, quand il faut parler du piratage musical, Pascal Nègre se pose là autant que Loïc Lemeur quand il faut parler de Nicolas Sarkozy des blogs. Mais cette fois-là, pour être sûr que tout le monde comprenne, Pascal Nègre a la main lourde sur la métaphore : "Je ne sais pas si vous avez une voiture, mais si vous avez une voiture, elle roule soit à l'essence, soit au gazole; eh bien votre moteur n'est pas interopérable. Vous ne pouvez pas mettre du gazole dans un moteur à essence." ou encore "Le mec qui achète une PlayStation ne va pas acheter des jeux Nintendo. C'est la même chose pour la musique."

Alors Ratiatum a lancé un petit jeu : "Toi aussi aide Pascal Nègre à trouver une métaphore sur les DRM" (www).

Proposition de 404, histoire d'aider Pascal : "Quand vous achetez un CD EMI à la Fnac, vous ne pouvez pas le lire dans une chaine laser Sony achetée chez Darty. C'est normal, votre CD n'est pas interopérable". Si? Ah bon...


Culture > Un play-back et au lit

Dans le cadre de la lutte contre les handicaps, France2 a décidé de privilégier les sourds en cette fête de la musique.

imageCa fait maintenant des années que France2, première chaîne privée du service public, est frustrée. Et on la comprend. Alors que ses grandes et petites soeurs TF1 et M6 vendent depuis longtemps la musique comme des paquets de Chat Machine, France2 manque d'une mauvaise émission musicale. Mais, comme chaque 21 juin, elle rattrape son quota en une seule nuit.

Parce que chaque année, France2 présente la grosse soirée de la fête de la musique. Et célèbre à sa façon la musique pour tous, la variété, la découverte et le talent.

Sous la gouvernance d'un Anthony Kavanagh décidé à prouver qu'on peut effectivement faire pire que Daniella Lumbroso (oui, c'est possible), les artistes de grande qualité se sont succédé. Pagny, Obispo, Diams, St Pier, ... On aurait presque regretté que les Link-up se soient séparés (mais en fait, à la reflexion, non). De reprise molle en chanson sans talent, le seul intérêt de la soirée résidait dans la recherche de l'artiste qui ratait le moins son play-back. Et la concurrence était rude.

Ce soir, France2 a rendu hommage à la musique comme on rendrait hommage au cinéma d'art et d'essai en diffusant en continu l'intégrale des 375 épisodes de "Sous le Soleil". Bravo.


Culture > Bolino, bientôt dans tous les bacs

Pas de doute, la musique est un univers impitoyable. Surtout pour ceux qui écoutent.

imageConfronté à la ridicule désaffection de la section "inculture" de ces colonnes, histoire de se rattraper, tour d'une journée dans la magnifique industrie musicale qui berce si bien nos oreilles fatiguées du bruit de la ville de ses douces et mélancoliques complaintes :

- James Blunt interdit de radio dans le sud de l'Angleterre, sur demande des auditeurs qui n'en peuvent plus d'entendre en boucle les sirupeuses jérémiades du physiquement intelligent pleureur anglais. Pour les radios de notre côté de la Manche, les émissions de Drucker et les mariages de tous poils, on aurait bien quelques pistes à suggérer, aussi (article AFP).

- Puisqu'on est dans ce qui doit vaguement ressembler à de la musique, Lordi (les chanteurs aux problèmes de peau vainqueurs de l'Eurovision) ne se sont pas contentés de recevoir une médaille d'honneur de la présidente finlandaise ce week-end. Ils ont aussi battu le record du plus grand karaoké du monde. Ce qui, il faut bien le dire, les qualifie d'office pour le titre de beauf de masse du mois de mai. Claaasse (article AFP).

- Les experts de l'industrie musicale (oui, il y en a) estiment qu'en 2010, le marché de la musique mobile devrait atteindre plus de 7,7 milliards de dollars dans le monde. 7,7 milliards de dollars, à 2$ la musique ou la sonnerie, c'est plus de 3,3 milliards de raisons de vouloir défenestrer son voisin de bureau qui attend, pour faire profiter tout le monde de ses goûts musicaux approximatifs, la fin du couplet pour décrocher (article All Headline News).

- Pour finir, mauvaise nouvelle pour tous ceux dont les capacités auditives n'ont pas été irrémédiablement endommagées par les brâmes d'une Lara Fabian sur le point de devenir encore plus hystérique que d'habitude : Paris Hilton se lance dans la chanson. Et la philosophe blondinette d'expliquer par moult métaphores son osé pari artistique : un album qui ne sera rien de moins qu'une combinaison de pop, hip-hop et reggae. Manque plus qu'un coup de Boléro de Ravel et deux couplets de twist et on aura le quinté dans le désordre. Et pour les auditeurs, c'est toujours 23 euros d'économisés. Ce n'est pas rien, merci Paris (article CNN).


Culture > Chomagophonique

Après des années de lutte contre le chômage, la solution est enfin trouvée : elle fait 12 cm et elle est ronde.

imageAlerte chômage. L'Insee revoit ses chiffres à la hausse, De Villepin déprime et le manque d'emplois, loin de se cantonner à l'ANPE, touche chaque citoyen dans son quotidien, dans la vie de tous les jours.

Par exemple, cette semaine, en écoutant la radio, on pouvait découvrir le nouvel album d'Agnès Jaoui qui, après Sandrine Kiberlain, rejoint la troupe des actrices / top modèles en pleine crise de recyclage.

Le chômage frappe. Pour que Kiberlain et Jaoui - qui ont à peu près autant de points communs avec une chanteuse que Steeve Estatof avec Kurt Cobain (on en rit encore) - soient obligées de sortir un disque, on ne voit pas d'autre explication, les temps sont durs.

Pour rappel, parmi les comédiens / top modèles ayant récemment succombé à cette infâme mode d'aller manger dans les écuelles des chanteurs qui ont déjà assez de mal comme ça tout seuls, on compte :

Sandrine Kiberlain (ancienne actrice), Elie Semoun (comique en fin de vie), Gérard Darmon (un jour acteur), Carla Bruni (ex-modèle), Arielle Dombasle (chômeuse professionnelle), Karl Zero (journaliste de variétés), Isabelle Adjani (dépressive), Catherine Deneuve (mal coiffée chronique), Guy Marchand (AB productions) ou encore celui que le monde nous envie, Christian Morin (injuste prix).

Liste à laquelle il ne faut pas oublier tous ceux et celles qui, pour avoir fait quelques heures de télé-poubelle, se sentent dans l'obligation de rapporter des royalties à TF1, France 2 ou M6 en commettant un disque.

On comprend que les intermittents protestent. Apparemment, le chômage frappe dur. A moins que ce ne soit l'ennui.


Culture > Ce CD est protégé contre la lecture

Et si écouter de la musique n'était rien d'autre que la pirater avec son cerveau via ses oreilles ?

imageFan du groupe Coldplay ? Envie d'acheter leur dernier CD pour faire vivre vos artistes préférés ? Riche et noble idée qui sera justement récompensée lorsque vous découvrirez, en ouvrant le CD, qu'il n'est pas possible de le lire dans :

Certains lecteurs de CD portables, certains lecteurs de CD de voiture, les lecteurs qui savent graver, les voitures équipées de GPS (sic), les lecteurs de CD munis d'un disque dur, les graveurs de CD musicaux, les lecteurs DVD, les consoles de jeu, les ordinateurs Macintosh et les lecteurs de CD capables de convertir en MP3 (au cas où l'acheteur soit une des rares personnes de cette planète à avoir un baladeur, des fois que) (source Boing Boing).

A défaut de posséder un lecteur de CD compatible "Coldplay", il sera toujours possible à l'acheteur malheureux... d'espérer trouver un ami rétrograde capable de lui enregistrer sa dernière acquisition sur cassette, puisque le généreux label refuse de reprendre les disques inutilisables.

On ne peut que s'esbaudir de cette riche initiative de l'industrie musicale. Après avoir lancé l'opération "traînons en justice nos plus gros clients qui ne veulent pas écouter Lara Fabian" (article 404), les voilà lancés dans le monde du "vendons des produits inutilisables sans le dire à personne". Aucun doute, les majors progressent dans leur réflexion. Ca fait plaisir à voir.

Merci D. pour l'information, le reste sur Chryde, plus réactif sur ce coup-là.


Culture > Johnny une fois

En ce début 2006, Johnny est presque autant dans les news que Sarkozy. Une botte secrète du couple Chirac pour 2007 ?

imageGrosse actualité chez les vendeurs de lunettes en ce début janvier puisque Johnny est presque autant dans les news que la grippe aviaire, l'une étant quand même moins grave que l'autre pour la santé mentale.

Afin de te permettre, lecteur, de remplir aimablement la conversation lors du prochain gala de tuning sur le parking de Monsieur Meuble de Chateau Thierry, voici donc tout ce qu'il faut savoir du chanteur préféré des myopes en ce début 2006 :

D'abord, Johnny a changé de maison de disques. C'est officiel, "un divorce après 43 ans pour Johnny Hallyday" (source radio Canada). Les mauvaises âmes y verront sans doute un lien avec le fait que Johnny préfère les jeunes et tout et tout mais ce blog est respectable et ne se permettrait jamais d'insinuer rien de tel.

Pendant qu'on est dans la jeunesse, le tribunal vient de requérir un non lieu dans l'affaire de viol dont l'idole des jeunes est accusée depuis 2001 (source Libération). Il n'est pas précisé si le fait que l'hôtesse ait eu plus de 30 ans au moment des faits a pesé dans la décision du tribunal.

Enfin, on apprend aujourd'hui que, ô drâme, Johnny veut devenir Belge (source L'Express). Il en a même fait officiellement la demande, et devra donc renoncer à la nationalité française. Derrière cette mini-révolution, une probable volonté d'alléger ses impôts. C'est qu'à l'instar d'une autre gloire de la chanson française, Johnny a déjà eu quelques soucis avec le fisc, à qui il avait dû rembourser quelque 100 millions de francs dans les années 90 (source Wikipedia). En s'expatriant de l'autre côté de la Meuse, Johnny voudrait donc lui aussi s'assurer qu'on n'aura pas sa liberté de penser. Et pour sa liberté de penser, on ne se fait pas de souci. Après tout, de ses propres mots : "Je ne suis jamais seul, à moins que je lis.". Oh yeah.


Culture > Oreilles qui chauffent

Le monde musical a une bonne nouvelle et trois mauvaises. On commence par la Kyo ?

imageCa avait bien commencé, ça avait presque même failli être un grand jour pour les terminaisons auditives d'une bonne partie de l'humanité. Un de ces jours que l'histoire regardera un jour, effarée, en se demandant comment ça avait pu durer aussi longtemps : c'est officiel, Kyo se sépare (source TF1). Avant de commettre un quatrième opus de leurs niaiseries décérébrées, le groupe s'est fait hara-kiri pour (et on ne rigole pas) "prendre un peu de recul", "trouver de nouvelles idées" (sic) et "se perfectionner et prendre des risques ailleurs" (re-sic).

Tant il est vrai que les quatre jumeaux de Lorie version rock à la ramasse ont de la marge pour se perfectionner.

Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à ce qu'on apprenne, moment funeste, que la séparation ne devrait pas être définitive et qu'ils "sont toujours copains" (d'ailleurs, Ben doit toujours rendre à Niko le coffret de DVD de Dragon Ball qu'il avait lui-même chouré à Flo qui, le rebelle, l'avait tapé à Fab, le méchant).

On n'est donc pas débarrassés de Kyo. Et comme un malheur ne vient jamais seul, Madonna a décidé de se faire un coup de nostalgia pré ménopausique en sortant un album revival 80's sur le mode "dance music", style musical dont l'humanité avait pourtant eu beaucoup de mal à se débarrasser (source France3).

Bref, 'manquerait plus que Steeve Estatof (le Kurt Cobain français, pouf pouf) sorte un nouvel album pour que le drame soit complet. Pour l'instant, pas de risque, 'faudra juste penser à éviter le centre culturel de Chavanoz le 20 janvier 2006, ça devrait suffire (source Steeve Web).


Culture > Le pays de Pascal Sevran

Il est venu, le temps de Pascal Sevran, disait l'autre. Et si on l'envoyait une fois pour toutes au Turkménistan ?

imageChez Brain Not Found, on veille à l'égalité de représentation entre les pays. Si si. Alors aujourd'hui, on parle Turkménistan. Pour ceux qui n'ont pas encore pris un charter de Turkmène Airlines, le Turkménistan est une charmante destination de vacances romantiques, quoi qu'un peu à l'est des pays où on peut décemment aller choper un cancer au Club Med.

Le Turkménistan, hors son insolente absence de Club Med, brille aussi par son avant-gardisme politique. Plutôt que de s'embrouiller avec une démocratie décidément beaucoup trop années 90, un unique président guide l'avenir du pays depuis maintenant 20 ans.

Et parce que le président n'a pas tous les soucis des vagues universités d'été pour essayer de vendre son programme politique comme un paquet de détergent à lave-vaisselle, le président, il a le temps de gouverner son pays. Et de prendre les mesures qui s'imposent pour assurer progrès social, paix et prospérité.

Ainsi, après avoir interdit la pratique de l'opéra et du ballet, l'ambitieux guide du pays a démantelé les réseaux de gens à barbes, à cheveux longs et à dents en or.

Mais il fallait aller plus loin, mettre fin aux termites de la décadence qui grignotaient doucement les fondations du progrès social turkmène.

Ainsi, cette semaine, Saparmurat Niyazov a décidé qu'il fallait purement et simplement interdire le playback. Interdire le playback à la télévision, aux concerts, aux événements culturels et aux mariages. Si.

On ne peut que féliciter l'ambitieux président de cette si habile initiative. Certes, c'est l'assurance de mariages ruinés par une cousine lobotomisée de Star Academy. Mais c'est aussi et surtout l'assurance de garder loin des scènes nationales les apoplectiques d'O-zone, les déphasés de Pop Star et autres Mylène Farmer en manque de vente de 33 tours au rayon produits dégraissants de votre Mammouth local.

Bref, c'est du repos pour les oreilles de tout le monde. Imaginons un instant ce que serait M6 si le playback était interdit en France : un vague karaoké de fin de fête de la saucisse montbéliarde. Déjà que c'est pas terrible comme ça...

Alors sur ces paroles d'une surdité à rendre jaloux un Beethoven pourtant peu amateur de playback, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait que les premières stars de la télé-réalité sont enfin mûres pour l'industrie du porno. L'amusement n'avait que trop duré.

Source: Article du Globe And Mail, honteusement pompé à Chryde qui n'avait qu'à pas l'envoyer


Culture > Futures porn stars

Déstabilisé devant une offre musicale toujours grandissante ? Brain Not Found est là pour aider.

imageLe lecteur de Brain Not Found qui a dépassé l'âge de l'adolescence l'aura constaté de lui-même, le paysage musical français devient de plus en plus compliqué à appréhender. Comment s'adresser à sa petite cousine et tenter un rapprochement complice si on risque de confondre Lorie avec Ilona, voire même pire, avec Leslie ou Priscilla ? Hein, comment ?

Afin de répondre à cet angoissant trouble métaphysique, Brain Not Found a investigué pour t'aider, lecteur adoré, à t'en sortir dignement la prochaine fois que la petite nièce de ta belle-mère vient faire sa crise de la quinzaine dans ton salon alors que tu ne rêvais que de t'endormir dignement devant un match de formule 1.

Commençons donc par Priscilla. Priscilla aime la chanson. Comme toutes les filles de son âge, elle hésite entre l'ambitieuse carrière de clone d'Anastacia ou l'engagement politique de Britney Spears. Son talent éclot véritablement lorsqu'à l'âge de 2 ans 1/2, elle entonne son premier areuh en ré mineur devant une assemblée de séniles médusés. Elle réalise alors que son destin est de donner de la joie aux masses en sortant des CDs. Et de l'argent à ses parents, aussi.

Dès lors, Priscilla, qui trouve que l'anglais est trop compliqué, se rabat sur les chansons à textes dans la langue de Molière.

Elle chante d'abord sa joie d'avoir trouvé sa nouvelle voie dans son célébrissime hit "Cette vie nouvelle" dans lequel on apprend qu'elle pourrait "danser et chanter la vie entière" sans être fatiguée le moins du monde.

Elle tient ensuite à partager avec le monde sa passion pour le train (et son manque de respect pour l'orthographe) dans le single "Tchouk tchouk musik".

Mais cette vie de troubadour distribuant du bonheur la fatigue. Elle chante le poignant "Loin de ma famille", complainte criante alertant le monde quant au fait que le Novotel de Meudon était en rupture de stock de Nutella le week-end de l'Ascension.

En 2005, Priscilla a grandi de quelques centimètres et ses priorités ont changé. Elle mûrit. Son 37e album porte toutes les marques de la vraie femme qu'elle est devenue. Elle sort tour à tour le single "Toujours pas d'amour" puis, une fois qu'elle a rencontré Kevin, le single "Jalousie", ce qui permet de noter que Priscilla ne sait pas ce qu'elle veut.

Entretemps, Priscilla a publié son 2e livre, dont le titre provisoire serait, selon des sources proches du rayon papier hygiénique, "Ma bio de ces 15 derniers jours".

Après la vie de Priscilla, passons à Lorie.

... Ah non, en fait, c'est exactement pareil que Priscilla. Et Ilona aussi. Et Leslie. Et Steeve Estatof.

Pour résumer, lecteur mon amour, tu l'auras compris, la chanson française n'est finalement pas un univers aussi complexe qu'il n'y parait. Et tu seras désormais intarissable lorsque la petite Estelle viendra te rendre visite pour gâcher le dimanche que tu t'apprêtais à passer devant la demi finale du lancer du poids en chaise roulante des mondiaux d'athlétisme. On dit quoi, à Brain Not Found ?

On dit que sur ces paroles même pas dignes d'un refrain des regrettés What 4, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait qu'un foetus vient de sortir sa biographie.


Culture > Crazy Pascal

Comme aurait pu dire un certain Bernard à son époque, peu importe le produit, pourvu qu'on le vende.

imageCa fait bientôt 2 ans que la guerre entre l'industrie musicale et les internautes est une guerre ouverte. Ne surtout pas prendre de prisonniers. D'un côté, les internautes sont tous des voleurs de gentils artistes qui ont au moins fait deux mois au château pour vomir leur première galette plastique. De l'autre, les majors sont toutes des voleuses parce que c'est scandaleux de vendre 20 euros les 45 minutes de beuglements de post ados hystériques et mal coiffés dont le seul mérite est d'avoir dansé comme des abrutis sur le plateau de TF1.

Et parce que la guerre, c'est bien connu, c'est efficace, ces petits amusements entres trépanés ont eu de brillants résultats: des fans de Britney Spears obligés d'endetter leur famille sur 28 générations pour payer les amendes, des ventes de CD au plus mal et des producteurs musicaux bientôt aussi populaires que des agents du Fisc.

Mais rassure-toi, Pascal Nègre, les majors en ont gardé sous le pied. Et c'est bien normal. Parce que bon, l'argent que volaient les internautes, tu le disais toi-même, devait servir à produire de nouveaux talents, le futur de la musique, de la bonne, des artistes qui durent (histoire que les Stones puissent - vraiment - partir à la retraite).

Et un peu comme le messie débarque, ce mois d'août, la nouvelle poule aux oeufs d'or se matérialise enfin. La nouvelle vague arrive en France. Et directement en tête des charts en plus. Numéro 1. (Source Charts In France)

Et quel est ce summum artistique qui va enfin sortir l'industrie musicale de la spirale infernale des artistes jetables ? Quelle est la relève qui laissera son (micro)sillon dans nos champs auditifs ? (le lecteur est invité à relire cette dernière phrase attentivement, elle peut agréablement resservir lors de la prochaine soirée poésie de la MJC).

L'artiste s'appelle "Crazy Frog" et son tube est "Axel F". Une sonnerie de portable à l'origine. Une de ces sonneries qui donnent envie de défenestrer son collègue, celui qui hésite toujours 3 minutes avant de décrocher son téléphone, histoire que tout le monde ait bien entendu que lui aussi, il a des amis.

Le disque est comme la sonnerie. Une merde. Mais sur disque plastique cette fois-ci. Une merde sur plastique qui bat tous les artistes qui croient encore que ça vaut le coup d'essayer de mettre des mots les uns derrière les autres et de chanter tout ça en plus. Une sonnerie Botempi accompagnée par une exaspérante voix de pseudo crapaud castrat. Un disque qui incite clairement au meurtre.

Et tu vas rire Pascal, tu vas voir, c'est drôle. Figure-toi que ce nouveau monument musical est produit par... Universal (si si, Pascal, c'est la boite que tu diriges...)

Pascal, entre toi et moi, tu te fous un peu de la tronche de ton monde, non ? Ou sinon, faut que tu fasses plus attention: 'y a des gens qui font vraiment n'importe quoi avec l'argent qu'on a arrêté de voler aux artistes.

Et sur ces paroles d'une mélodie à filer une gastro à Jordy, tu m'excuseras Pascal, faut que j'y aille, parait qu'on enregistre ta prochaine production dans les toilettes de la gare Montparnasse.


Culture > Cinéma trappe-moi si tu peux

Pascal est formel, si la musique baisse, c'est à cause des pirates. Et de tous ces gens qui font autre chose qu'écouter les plus beaux chants de Noël par Garou aussi.

imageAprès que l'industrie du disque soit allée larmoyer au MIDEM sur les pirates qui menacent les grands artistes de notre époque (les très pointus Lorie, Hélène Ségara et Garou), c'est au tour de l'industrie cinématographique de publier ses chiffres (communiqué CNC).

+ 11%, c'est l'augmentation de la fréquentation des salles obscures en 2004 par rapport à l'année précédente. Une croissance à deux chiffres, poussée par une floppée de films français qui représentent maintenant près de la moitié des entrées (45,7% en janvier). Et ce malgré les pirates.

Et on peut assez facilement comprendre que le piratage n'influe pas sur les entrées en salle. Si on va au cinéma, après tout, c'est parce que rares sont ceux qui peuvent se payer une télé de 30 mètres chez eux.

Mais alors, s'exclame-t-on au comptoir du café des sports de Saint Langis Lès Mortagne, si les pirates ne font pas baisser les entrées au cinéma, c'est donc qu'ils font baisser les ventes de DVD, les salopiauds.

Tout porte à le croire. Pour preuve, même les fabricants de lecteurs de DVD n'osent plus sortir un modèle qui ne lit pas directement les DivX (belle preuve de constance intellectuelle par ailleurs). Eh bien non, les ventes des DVD et VHS augmentent de plus de 16% en 2004 (Article France2).

Alors on est en droit de se demander ce qui différencie à ce point la musique du cinéma, pourquoi alors que les deux s'échangent sur le réseau, un monte et l'autre couine. Peut-être parce que Lorie, Ségara et Garou ne font pas de ciné, allez savoir.

Comme le disait un des brillants lecteurs de cette page, un jour qu'on parlait ici de choucroute norvégienne : "Je viens d'apprendre que les ventes d'automobiles neuves ont encore baissé de 4%. Encore un coup des pirates qui téléchargent des voitures sur Internet !"


Culture > Murmure des lamentations

Après la compilation pour le Tsunami, faut-il sortir un CD pour venir en aide à l’industrie musicale ?

imageComme tous les ans, la foire aux lamentations des majors du disque (communément appelé le MIDEM) donne l’occasion à Pascal Nègre et à ses amis producteurs d’émissions de publicité musicales de dire tout le mal qu’ils pensent des internautes (Article TF1.fr).

En résumé, le marché est catastrophique (comme d’habitude) parce que les internautes (encore eux) téléchargent de la musique sur Internet. En volant les artistes et les labels, les internautes handicapent la création. Et Pascal Nègre d’expliquer, pour ceux qui sont un peu lents, que l’argent gagné grâce à un artiste sert à en financer un autre. Et ainsi de suite. En tuant Universal à coup de rayons laser Kazaa, on tue donc aussi la création artistique. CQFD.

Bien entendu, le chef de la lutte contre Internet ne dira pas un mot de la qualité de la création qu’il pousse, de la star academy et de toutes les autres croûtes qu’il qualifie abusivement d’artistiques. Alors qu’on le sait bien, les reprises de Corinne Charby par une douzaine d’adolescents en mue sont plus un hymne à la surconsommation de Prozac qu’une promotion de l’épanouissement artistique chez les générations futures. On mobilise les labels pour pousser des chanteurs vache à lait dont le seul et prometteur avenir sera de jouer les seconds rôles dans une publicité pour assurance voiture.

Pour rappel, il existe plusieurs raisons pour lesquelles on n’achète plus de musique. Et n’en déplaise à Pascal Nègre, le téléchargement est loin d’en être la principale (Article 404 BNF).

En tout cas, coté Universal, c’est clair, ce sont bien les consommateurs qui sont trop crétins. Au sujet du téléchargement légal, selon le Vice Président d’Elabs (Universal), "Le modèle par abonnement deviendra incroyablement populaire une fois que les gens l'auront compris" (Article Reuters). Merci pour autant de pédagogie, de clarté et de clairvoyance dans l’avenir.


Culture > Peer to pire

L’industrie musicale, après avoir fait un doigt aux internautes, joue maintenant la carte humanitaire. Mais ne vérifie pas ses sources.

imageA 9 heures, les couloirs sont bondés de gens pressés en costume. Parmi tout ceux là, le nombre de fils blancs reliés aux oreilles indique clairement que Noël est passé par là et que l’iPod était définitivement le killer-cadeau 2004.

Dans les mêmes couloirs s’étalent en lettre blanches sur fond noir « Téléchargez nous légalement ». Zazie, Hardy, Chedid, Renaud et confrères prennent un air suppliant et condescendant pour demander à l’internaute d’acheter en ligne. (Campagne Promusic France)

Problème, relevé par Chryde, dénicheur professionnel (Heures Creuses, en standby), c’est que les derniers albums de Zazie et François Hardy … ne sont pas disponibles en ligne, en tout cas sur le iTunes music store, qui est modestement la première plate-forme de téléchargement en France. Magnifique exemple de cohérence intellectuelle. (Article en ligne ici)

Une occasion également pour remettre un lien vers l’excellente Blogothèque, à visiter d’urgence (www.blogotheque.net).



Culture > Quart d’heure bonaldi

Pour célébrer cette fin de semaine et ce début de soldes, quoi de mieux qu’un petit tour du coté obscur du consumérisme ?

imagePour les fans de Gadgets, ce vendredi est prolifique. Le premier, désormais un grand classique, mérite d’être cité une fois de plus pour la cause qu’il défend. TV-B-Gone (Site Web) permet d’éteindre n’importe quelle télévision, chez vous, chez les autres, voir plus funky, dans le métro où la salle d’attente d’une gare. C’est 15 dollars et c’est le prix de la libération d’une certaine forme de pollution.

Coté inutile, on me signale cette semaine la sortie de la machine à rembobiner les DVDs (histoire que le vidéo club n’ait pas à le faire). C’est bien entendu passé à la télévision chez nos amis d’outre atlantique (où d’autre ?), c’est le gadget Bonaldi ultime, c’est moche, ça fait du bruit, c’est con, un vrai must have (Site Web).

Enfin, pour signaler très sérieusement un excellent outil de recherche musicale, largement plus performant que les sempiternels « les internautes qui ont acheté ce disque ont également choisi » d’Amazon et autres et qui dessine des galaxies de vos artistes préférés (Site Web MusicPlasma). Le projet, né dans un garage en France, aurait gagné l’intérêt de Jeff Bezos (grand chef d’Amazon) qui le présentait cette semaine à San Francisco (Site Web Source).


Culture > Bien mastiquer

Apple, toujours à la pointe du design, lance maintenant des produits immangeables. Au sens propre du terme.

imageOn parlait il y peu dans ce weblog des avertissements produits stupides (Article Brain Not Found). Apparemment, soit Steve Jobs lit Brain Not Found et à de l’humour, soit Apple a sombré dans la paranoïa la plus obscure.

Pour annoncer sur leur site la sortie du nouvel iPod Shuffle, la marque à la pomme n’hésite pas en effet à affirmer, photo à l’appui "Smaller than a pack of gum and much more fun" (plus petit qu’un paquet de chewing-gum et beaucoup plus fun). Mais surtout sans oublier d’assortir la phrase d’une petite mention "Do Not Eat iPod Shuffle" (ne mangez pas l’iPod Shuffle).

Pour les incrédules, la page produit en question est par là (Page iPod Shuffle), en félicitant l’équipe Apple pour son sens de l’humour.


Culture > Lorie, Che Guevara des pirates

En fait, on avait mal failli comprendre le message des majors de l'impression de CD. Télécharger n'est illégal que si on copie de la bonne musique. Désolé, on avait pas compris.

imageIl y a concurrence dans le monde des médias. A vrai dire, personne n'est encore capable de savoir lequel a le plus perdu pied avec la réalité, entre celui qui pense qu'il devrait être illégal d'aller aux toilettes pendant la pub et celui qui pense que la meilleure façon de faire du business est de coller des procès à ses clients.

Aujourd'hui, libé en fait sa une, c'est officiel, le premier internaute téléchargeur de musique vient de se faire assigner en procès pour contrefaçon. Un peu comme s'il avait fait un faux sac Vuitton en somme. Il risque quelques temps d'amende et commence déjà à épargner sur son salaire de prof pour payer ses frais d'avocat.

Mais sache le, internaute fraudeur, bien que les yeux de big brother te surveille, il existe encore quelques astuces qui pourront te permettre de refaire ton intégrale de Demis Roussos que tu avais incinérée dans ton époque Punk post kraftwerk.

D'abord, il faut savoir que télécharger n'est pas illégal. Pas plus que d'utiliser kazaa par ailleurs. En fait, il est aussi illégal de télécharger le méga best of des Linkups (paix à leur âme) que d'enregistrer la radio sur ta chaîne sony sport pseudo étanche. Donc, autant dire, on ne risque rien à partir du moment où on ne met aucun fichier à disposition des autres. Car partager ses fichiers, voilà ce qui est illégal.

Ensuite, celui qui voudra éviter les foudres de l'industrie pornographique (ou phonographique, je suis plus trop sûr), devra veiller à revoir ses goûts musicaux. En effet, de l'aveu même des majors, "les producteurs français ont évité de cibler des internautes adeptes de Lorie ou Britney Spears". Il faudra donc éviter toute musique s'adressant à un public dont le QI dépasse 2 chiffres pour se rabattre de préférence sur des chansons dont l'insondable profondeur (Qu'est ce que ton coeur dit: boum boum boum boum / Fais ce que ton coeur dit: laisse faire le fun) fait encore frémir d'effroi tout prof de français qui se respecte un minimum.

Bref, internaute, sache le, tu peux continuer à télécharger tranquillement, mais uniquement ce que font le mieux les majors en ce moment: de la déjection musicale. Sur ces bonnes paroles vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait que Renaud vote Madelin maintenant.


Culture > La Musique en ligne se met en rang

Pascal Negre peut être heureux, la musique en ligne n'en finit pas de révolutionner ... euh ... la musique en ligne.

imageTout a commencé avec OD2. Pour les néandertaliens (dont je fais partie), OD2 est un service de téléchargement en marque blanche, proposé en France entres autres par la FNAC et Wanadoo. Grâce a OD2, l'internaute (honnête, ça va sans dire) peut acheter sa musique préférée sans trop bouger de chez lui, d'autant qu'il a intérêt aimer être chez lui puisque sa musique ne quittera son douillet ordinateur qu'aux forceps.

Afin de profiter des services de la musique en ligne OD2, il faut tout simplement un PC, le haut débit, windows machin, lecteur truc, gestion des droits bidule, le tout pour recevoir de la musique qu'on ne pourra même pas prêter à un ami. Ni écouter dans sa voiture par ailleurs, a moins de s'être acquitté des droits supplémentaires qui autorisent sympathiquement à graver un CD.

En face d'OD2, le système très ouvert d'apple qui permet d'acheter de la musique que l'on ne pourra mettre que sur un baladeur ... apple (au hasard). Bon, la musique apple, au moins, on peut la passer ses amis (mais uniquement si ces derniers n'utilisent pas OD2, cqfd).

Bref, un monde de simplicité qui va encore s'améliorer puisque Nokia vient de racheter OD2 et qu'apple a fait ami-ami avec motorola. Et que du coup, on choisira son magasin de musique selon son type d'ordinateur, de baladeur, de téléphone et de frigo. En priant pour avoir acheté des trucs qui marchent ensemble ... et ne jamais, ô grand jamais, changer de marque.

Ainsi, on pourra en toute quiétude acheter 3 fois la même musique, une fois pour son mobile, une fois pour chez soi et une fois en CD parce qu'il y en a marre de toutes ces âneries à la fin (et surtout parce que Vivianne, elle a pas d'ordinateur windows 3000 dans sa maison d'été du Luberon, la conne).

Donc, dis le toi, téléchargeur forcené, si tu veux faire plaisir à Pascal, fonce acheter la dernière version électronique du best-of des duos Lorie chante la France avec Jean Pierre Pernod. Si en revanche, tu veux faire ce qu'il te semble bon de faire avec de la musique que tu as payé (eh oui, parce qu'en plus, tu payes pour ça), va acheter une cassette. Ca fait revival 80's et parait que l'intégrale Richard Gotainer va bientôt ressortir ... en K7 single.

Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'y aille, on m'informe que ma voiture ne peut rouler que sur des nationales (et celles qui ont des numéros pairs en plus).


Culture > Défaite de la musique

Le 21 Juin, on avait peur de ne plus pouvoir s'entendre. En fait, aujourd'hui, on ne pouvait plus se voir. Et on se demande encore lequel est le pire.

imageFoot 1 - Musique 0. Le score est ouvert dés la 20eme minute par le football. Hasard des calendriers, le soir de la fête de la musique tombe en plein pendant le match de la coupe d'Europe que tout le pays attend. Zidane a-t-il changé de coiffeur se demande le pays inquiet. Les suisse auront ils raison de l'équipe nationale de Raffarin ? La France flippe, personne dans la rue, on va reprendre une bière au Frigo, premier but.

Mi-temps. Rien à voir dans Paris. Trois groupes tentent de donner un air de fête à la rue en chantant brésilien sous un ciel maussade. René sort de chez lui pour aller faire une recharge de bières. Donne soif le foot.

Reprise. Foot 2 - Musique 0. La fête de la musique un Lundi soir, voilà une initiative qui a le mérite du bon sens. Dans le même ordre d'idée, on pense aussi à Paris-Plage en Novembre et à la coupe du monde de Ski de fond à Vierzon. Au cas où ça aurait intéressé quelqu'un.

Foot 2 - Musique 1. La tendance change, la musique reprend du poil de la bête et recommence à y croire. Devedjian balance. Les disques sont trop chers (c'est les jeunes qui le disent) et puis Pascal Nègre, il fait rien qu'à passer son temps à fabriquer des vedettes pour vendre des disques plutôt que de produire des artistes pour arrêter de vendre de la merde. Devedjian balance, ça vexe les majors, la musique marque un but, bien fait.

Foot 3 - Musique 1. Coup de grâce: se met à pleuvoir sur la capitale. Les rastas brésiliens rangent les instruments et fument des cigarettes, planqués sous un arbre. René est soulagé que la musique s'arrête, pourra mieux entendre Roland et Larqué supposer que Zidane et Barthez partagent désormais le même massacreur capillaire. La rue se vide encore plus. Le bar augmente le son de sa chaine laser, la terrasse se vide quand même. Deux étudiantes chantent dans le métro, les seules à y croire encore.

Ce soir, même doté de ses meilleures cartes (Obispo, Lorie, Natasha Saint Pierre), la musique n'avait aucune chance. Elle avait déjà perdu son match contre les "what four" et obtenu un nul contre le cinéma. Ecrasée par le football, le temps maussade et quelques émissions de télé poubelle, la musique rentre chez elle par la petite porte, suivie de près par 3 brésiliens, qui chantaient dans la rue et avaient l'air d'y croire.

Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'aille acheter un nouveau mange disque. Le 45 tours fait son retour en force, les majors sont formelles, c'est inviolable. (Lire ici les 7 raisons qui font que pour une fois, un ministre ne dit pas que des âneries.)


Culture > Téléchargement illicite, croûte légale

En faisant un doigt à ses consommateurs, l'industrie du disque ne lui reprocherait elle pas de ne pas être aussi stupide qu'elle voudrait ?

imageAujourd'hui, on m'envoie ce qui devrait être la première d'une longue série de détournements des publicités destinées à effrayer les internautes téléchargeurs de musique. Alors puisque le sujet s'y prête et que les majors brament à tout va sur TF1 que l'internet tue la musique et les comptes en banque de Pascal Obispo, qu'en est-il vraiment de la piraterie en ligne et les connections haut débit ? Vont elles vraiment tuer Pascal Nègre et l'obliger à animer une fois de plus les espaces de pub géant de Pop star academy ?

Une chose est sûre, l'industrie du disque va mal. Dans les 5 dernières années, les volumes des ventes ont baissé et n'ont été que partiellement compensés par les hausses (sic) de prix qui ont suivi. Dans les mêmes cinq années, le téléchargement de musique sur internet a explosé. Cause à effet ? Apparemment oui, mais rien n'est moins sûr. Ca a commencé par un rapport évoqué dans ces colonnes et qui démontre que le lien entre téléchargement et baisse des ventes est faible, sinon inexistant. Et ça a continué avec des questions, qu'il aurait peut être fallu se poser avant, sur les raisons de la mauvaise santé de l'industrie phonographique.

Les analystes sont formels. Au plus, ce serait 40% de la baisse qui pourrait être causée par les téléchargeurs fous. Mais pour les 60% qui restent ? Voici les 7 raisons qui font que nous n'achetons plus de CDs. C'est parti ...

7°) La phase de remplacement est passée. Comprendre par là qu'en offrant l'intégrale Enrico Macias à Tata pour Noël, on a définitivement mis au placard sa collection de 45 tours rayés. Et Enrico, quand on l'a une fois, on l'a pour la vie, Noël prochain, ce sera un livre de Dujardin pour la naissance de Jésus. Bref, on a fini de refaire sa discothèque, du coup, on ne se rachète plus les croûtes des années 80.

6°) On dépense son argent ailleurs. Eh oui. A force de pomper de plus en plus un budget qui ne s'étend pas à l'infini, ça devait arriver. Un étude récente révèle que chez les adolescente britanniques (pourtant très consommatrices de Spice Girls et autres cauchemars musicaux), plus de 50% de l'argent de poche va dans ... le téléphone portable. Et forcément plus chez le disquaire, CQFD.

5°) On n'a plus le choix. A force de vouloir acheter ses disques entre les rayons slips et tomates en vrac de chez mammouth, ça devait arriver, l'étalage de disques ressemble à s'y méprendre au désert de Gobi après un été particulièrement rude. Plus d'un tiers de la musique est achetée et balancée dans un caddie alors que les hypermarchés ne proposent jamais, au grand jamais, de CDs vieux de plus de 18 mois. Moins de choix, moins d'achat, non ?

4°) Le prix du CD augmente plus vite que e coût de la vie. Pas de mystère, tout être humain capable de faire une multiplication comprendra, pour freiner la baisse du chiffre d'affaire quant on vend moins ... on augmente les prix. Et du coup, on vend encore moins. Malin, non ?

3°) Promotionons beaucoup, promotionons mal. Les radios se regroupent, fusionnent et passent de plus en plus de titres commerciaux. Les ploucs de o-Zone passent en boucle sur NRJ, gavant l'auditeur pour assurer une seule vente de disque. La diversité à la radio en pâtît, ceux qui n'aiment pas la sous-musique (ou les chansons des ploucs de l'Oural) dépriment, résultat, on a vendu un single et plus personne ne sait quoi acheter en courant chez Virgin (tiens, Lorie fait une dédicace, cool).

2°) Les artistes vivent moins longtemps. Dans la recherche au disque rentable (plus de 200,000 copies) et/ou de la croûte décérébrée (Kyo), on privilégie le "coup médiatique" au risque de lancer un artiste prometteur. Résultat, on se tape le deuxième Delerm qu'on pourrait furieusement confondre avec le premier et on attend le nouveau Carla, celui qui ressemblera probablement au premier voir à celui de Benjamin a moins que ce ne soit Keren, celle qui couche avec Vincent, ou pas. Bref, pas de risque et une médiocrité bien assurée.

1°) Faut peut être pas prendre les gens (que) pour des cons. Ben oui, à force de produire de saintes horreurs (faut-il rappeler les ouat4, L5, StarAc'1chante starmania, StarAc'2 chante Michel berger et StarAc'3 mime Montagné), les gens en ont eu marre de la musique jetable, de voir n'importe quel goret lobotomisé sortir un disque, crachant autant de fois à la figure de ceux qui savent encore mettre deux notes les unes à la suite des autres (bravo Félicien, avec ton disque, il est probable que tu ai fait plus de mal que Napster et kazaa réunis). Bref, des produits mauvais et chers que les gens achètent comme des boeufs, c'est gagnant gagnant. Mais dans le petit monde rose des majors seulement. Seulement.

Quant à moi, vous m'excuserez, on m'informe que Loana vient de gagner le prix pulitzer pour son essai philosophique "Miettes". Merci à Nico pour les images.


Culture > Silicone Balai ?

On avait déjà entendu beaucoup d'âneries autour de la musique en ligne. Alors quand les justiciers du net veulent faire nouvelle économie, ça devient forcçement n'importe quoi.

imageTu as loupé le train de la nouvelle économie ? Tu as un vrai métier et jalouse tes amis qui sont devenus pédégés puis chômeurs de la net-économie en moins de temps qu'il ne faut pour recevoir son BTS force de vente par la poste ? Tu t'obstine à croire tous ceux qui te disent que tu peux faire de l'argent sans bouger les fesses de chez toi et tu réponds courageusement à tous les fils de dictateurs africains qui te promettent des milliards de dollars contre la santé de leur grand-mère ?

Alors toi aussi, viens jouer à Peer Factor, le nouveau petit jeu de Retspan. Fait circuler des fichiers pourris sur les réseaux d'échanges de musique en ligne. Redirige les internautes qui ne t'ont rien demandé vers des sites de téléchargement payants et empoche des royalties. Sur un document (Powerpoint) comme on n'en avait pas vu depuis l'éclatement de la bulle Internet, Retspan nous explique le concept:

Désespéré de me faire de l'argent pour me payer mon nouvel iPod bleu, je m'inscrit à Peer Factor. J'héberge alors sur mon PC de faux fichiers MP3, que je nomme selon ce que je pense être la requête la plus populaire du moment, "DuoMadonnaJeanPascalEnString.mp3" par exemple, fera bien l'affaire. Je me connecte alors à mon logiciel de P2P préféré et laisse l'internaute crétin télécharger mon fichier. Ce dernier ouvre "DuoMadonnaJeanPascalEnString.mp3" et se voit automatiquement redirigé vers un site de téléchargement légal où il pourra payer pour obtenir le dernier duo Jean Pascal Madonna en string. De mon coté, je me vois reverser des commissions par le vendeur de musique en ligne. Bien sûr.

On ne doute pas que Retspan ait étudié en long et en large la psychologie de l'internaute. Leur produit en dit long sur leurs conclusions. Retspan pense que le téléchargeur qui aura la page d'accueil de Sony à la place du Duo de Jean Pascal et Madonna se dira, en toute bonne foi "tant que je suis là, autant acheter le MP3 en ligne, chouette, merci Retspan, je n'aurai pas trouvé le site tout seul !". De son coté, l'éditeur de contenu se dira, "Tous ces clients inespérés qui téléchargeaient gratuitement simplement parce qu'ils ignoraient l'existence de mon super site de vente en ligne. Chouette, merci Retspan, tu as sauvé ma carrière". Enfin, l'internaute qui aura aidé Retspan se dira "J'ai oeuvré pour le respect des droits d'auteurs et grâce à moi, un internaute à pu accéder au service payant qu'il désirait et l'industriel musical pourra produire plein d'autres Jean pascals pendant que je ferai du surf à Bali payé par les royalties de l'industrie du disque, chouette, merci Retspan".

On ne peut qu'être admiratif devant les chances de succès de Peer Factor. Autant qu'un spam nigérian ? Et pour une vraie analyse intelligente du phénomène du téléchargement et de son impact sur l'industrie du disque, lire plutôt ce rapport qui a fait couler beaucoup d'encre ces derniers temps, en anglais et en PDF (Merci à Chryde pour le lien vers Peer (pire?) Factor)


Culture > Brassens, Ferré et Brel ... manquaient Linkup

Aillagon n'est pas d'accord pour subventionner Popstars. Par mesures de représailles, les Linkups menacent de sortir un nouveau disque.

imageAillagon, fatigué de se faire siffler dés qu'il croise un intermittent, fait un geste dans la direction de la création artistique. Évoqué en Août 2003 dans ces colonnes, le débat rugissait à propos de la classification de Popstar en tant qu'"oeuvre audiovisuelle". Pour résumer, une "oeuvre audiovisuelle" aura typiquement droit à des subventions de la part du CNC (dans le cas de Popstar en tant "qu'oeuvre documentaire") alors qu'une émission de sous-culture, typiquement, non.

Mais voilà, PopStar avait bien plaidé son cas et obtenu plus de 126,000 euros de subventions pour chacune de ses saisons. Quant on regarde les comptes de la société de production de l'émission (Adventure Line Productions, qui s'apprête à commettre également "couples au bord de la crise de nerf"), on ne peut que s'esbaudir du bien fondé de cette obole publique destinée à favoriser l'émergence de nouveaux talents musicaux entraînés à bramer en faux live des chansons dont la profondeur et l'originalité rappellent à l'espèce humaine que oui, le vide existe ...

Bref, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques a fait appel de la subvention, a eu gain de cause. Pas de subvention artistique pour popstar donc. Sauf que le CNC veut faire appel de la décision. Et c'est là qu'Aillagon intervient, demandant au CNC de ne pas remettre en cause le jugement du tribunal administratif en rappelant que "La création audiovisuelle mérite davantage d'attention et de soutien qu'elle ne peut en bénéficier à l'heure actuelle dans notre pays, et quand certains dispositifs existants sont dévoyés de leur objectif initial, il est essentiel de corriger ces dérives".

Bref, le message est passé, intermittents, intermittentes, Aillagon est avec vous. S'il n'a pas d'argent, c'est de la faute de Popstar. Pour culture générale, on pourra apprécier les paroles des tubes du dernier assassinat de Popstars, les Linkups. En vrac "Une histoire qui roule bien" ou autres "It's only uh uh (tu es à moi)" mais surtout le nobélisable "Ca l'fait comme ça"(sic).

Preuve que contrairement a ce que pense Mr Smithee qui n'a pas vu son court métrage financé par le CNC, ce dernier n'aide pas que les films dramatiques et chiants et/ou à caractère social. Ils financent aussi les croûtes télévisuelles. Voilà qui rassure ...


Culture > Et ils pompèrent ...

En nous aidant à copier Lorie, Napster serait-il un outil diabolique à la solde des adeptes de Raël, du clonage et des andouillettes frites ?

image- Bonjour mon père ...
- Bonjour mon fils, que puis-je faire pour toi, toi qui m'a l'air bien dépité et rongé par le remords typique de la turpitude de notre vie moderne ?
- Hein ?
- Qu'est tu veux ?
- Ah, euh, je voudrais me confesser. Parce que je crois que j'ai péché. Voilà, depuis 5 ans, je télécharge de la musique sur Internet, j'écoute pleins de morceaux sans les payer et je crois que je fais beaucoup de tort aux artistes qui travaillent dur toute leur vie pour nous divertir
- Mon fils ... Penses-tu qu'il soit bien raisonnable de mettre sur un même plan Florent Pagny, Lorie, La star Academie et un vrai artiste ?
- Non, vous avez raison mon père. Disons donc que je télécharge des chansons de vrais artistes qui du coup ne sont pas payés pour leur peine.
- C'est vrai, c'est mal mon fils. Pourquoi tant de malfaisance dans tes actes ? Quel satané démon t'entraîne dans cette voie, le sais-tu ?
- Je crois que c'est le démon de la simplicité. Voyez vous, mon père, j'entends une chanson, elle me plait, je tape le nom sur mon ordinateur et hop, une minute plus tard, je peux l'écouter et la mettre sur un CD ...
- Pourtant, mon fils, les 10 commandements sont formels ... Tu ne téléchargera point de musique sans passer par un des nombreux sites de vente de musique en ligne proposés aux internautes français ... Tiens, ils ont même fait un site pour t'expliquer tout ça ...
- J'ai essayé mon père. Figurez vous qu'il n'y a pas un seul magasin en ligne qui fonctionne sur un mac. Quant à ceux qui fonctionnent sous windows, ils sont lisibles uniquement sous windows media player. Il faut la version 7 parce que sinon, il faut copier les fichiers à la main puis les lancer depuis l'extérieur de média player sinon le fichier asx lié au fichier wma ne lie pas les droits de sauvegarde et d'écriture au compte en ligne du jukebox que j'ai crée et dont les droits acquis dépendent du label d'où provient le téléchargement si j'ai payé avec mon abonnement de crédits plutôt qu'avec le panier qui donne droit à une gravure + 3 écoutes en promotion et seulement si je suis mensualisé avec engagement de 6 mois.
- Hein ?
- Non, laissez tomber. Tout ça pour dire que j'ai essayé, mais ça a pas l'air de marcher ... Et puis avec les catalogues qu'ils ont, si je veux télécharger les chansons qui me plaisent, il faut que j'ouvre 1 compte dans chaque site. Moi, mon père, je veux juste avoir de la musique chez moi. Je suis prêt à payer (si si) mais franchement, y'a aucun service payant qui arrive au milieu du début de la cheville des services gratuits. Suis peut être un voleur mais suis pas un crétin ...
- C'est mal mon fils. Comme disait Jipé, il faut remettre la France au travail. Pour la peine, tu me feras un Lorie et trois Jean Pascal (mais par pitié, attend d'être sorti de l'église).
- Merci mon père.
- De rien. Et je réduis ta peine à deux"La star academie chante les années 80" si tu me chopes le Divx du seigneur des anneaux.
- Euh, vous m'excuserez mon père, j'aimerai bien mais faut que j'y aille, j'ai rendez vous avec Pagny... On enregistre mon nouveau Single, "Vous n'aurez pas ma liberté d'écouter" ou un truc dans ce goût là ... Et puis je paie pas mes impôts cette année. Suis un vrai rebelle moi.


Culture > Génération Académie

Lara Fabian mérite-t-elle un prix Nobel de Chimie ? Jean Pascal mange-t-il vraiment du foin ?

image"Je t'aimeuu, comme un fou, comme un soldaaaat, comme uneuuu staaar de cinémaaa". Le parolier coupable de cette horreur à-t-il été exécuté par pour attentat auditif ? A-t-il été écartelé pour avoir mis dans la même phrase les mots "Amour, fou et soldat"? Doit il être jeté à Mireille Dumas pour nous faire subir à longueur de journée les jérémiades pathétiques et céphalogènes de leur morne interprète ? Parce que de nos jours, pour ne pas avoir à entendre les hurlement hystériques de la copine de Céline Dion, suffit pas d'éteindre la télé à l'heure de Drucker. Faut aussi pas prendre le bus. Parce que dans le bus, par les temps qui courent ma brave dame, il n'est malheureusement plus rare de tomber sur un troupeau de frustrées de la star academy qui profite de ce grand moment d'ennui qu'est le transport en commun pour s'exercer aux vocalises dans l'espoir incertain d'intéresser un producteur de musique qui se trouverait dans le coin par hasard (producteurs de porno, passez votre chemin mais laissez votre carte quand même, ça peut servir). Et bien sûr, toutes les prétendantes à la star academy de France se sont donné le mot ... Elles s'échauffent la voix sur les chansons de Lara Fabian. Accompagnées de toutes leurs copines de gazouillement (qui n'auront pas oublié bien entendu de s'accoutrer touts comme des clones de ladite chanteuse, toutes droites sorties de chez C&A direction le Haagen Daz du coin histoire de noyer le stress de l'intéro d'histoire géo du lendemain dans une coupelle de glace à filer une crise de foi à Demis Roussos lui-même), accompagnées de toutes leurs copines donc, elles racontent à qui veut l'entendre comment elle vont passer un casting super hypra important pour faire la voix du pot de yogourt dans une pub pour mini-mir. Et d'en remettre une couche de Lara Fabian, histoire d'achever l'usager du bus jusque là sain d'esprit.

Et alors que je sort de ce maudit transporteur, les oreilles encore rempli de soldats, de cinéma et de chipolatas, je passe devant une vitrine qui exhibe une boule à facettes histoire de célébrer le tant attendu retour à la disco (a moins que ce soit le retour du pop, du funk ou du break dance, je m'embrouille un peu dans les époques). Et voilà qu'un mégot pré-pubère qui passait par là se met à hurler à sa mère "MOMAN, regardeu, y'a la boule de la star académie dans le magasin, tu me l'achète, dis, tu me l'achète ???"

Il était franchement l'heure de prendre le bus dans l'autre sens. Avec la direction que ça prenait, je risquais de croiser un groupe de musiciens péruvien composé de Nikkos, Jean Pascal et Nolwen. Ca aurait été trop pour moi. En tout cas, ça se confirme, la star academy devient un cas médical. Sur ce, vous m'excuserez, faut que j'y aille, j'ai une bouse qui cuit dans le four, je fais mon syndrome Kho Lanta. Et en bonus, par là, la totalité des superbes paroles de Lara Fabian, histoire de méditer un petit coup sur cette démonstration que oui, même sur terre, le vide existe.


Culture > Ce CD est compatible "Chance 2000"

imageCe week-end, j'ai voulu acheter un CD. Si si, un vrai CD, avec une pochette, des photos sur la pochette, un rond de plastique dedans qui contient des vraies chansons et des vraies paroles. Eh ben, en fait, je l'ai pas fait. Non seulement je ne l'ai pas fait mais en plus, je m'en vais de ce pas aller pomper l'intégralité du contenu de cet attirant album sur Internet, là où ni la maison de disque, ni l'artiste, ni le boutiquaire ne toucheront le moindre centime. Pourquoi tant de haine alors que ma main était aussi près de tendre le billet de 20 pounds* à la caissière ?

Flashback, très très back. Alors que les brontosaures batifolent comme les gorets qu'ils sont, la femme préhistorique chantonne ce qui ressemble à s'y méprendre au dernier tube de la pré-acnéique Lorie. Alors qu'elle n'est pas grande amatrice de musique, la femme préhistorique chante néanmoins pour signifier à son homme qu'il est temps de reproduire l'espèce et que la soupe refroidit. Si la femme préhistorique va chanter à son amant, personne ne lui en tient rigueur, tant il est vrai que si on ne fait pas gaffe, la soupe devient froide.
Quelques années plus tard, Wolfgang se fait remarquer dans les salons de Vienne (en Autriche, pas sur l'autoroute des vacances, c'était sans doute un jour de chance). Et quand Wolfgang pose ses fesses derrière un piano pour entonner la Marche de Lorie en Si mineur, personne ne s'importune de savoir si quelqu'un va répéter dehors ce qu'il a entendu. Parce que, quelque part, même pour le Patrick Fiori de base, chanter du piano, c'est balèze. On pouvait donc répéter les oeuvres de Mozart, si on est honnête, à l'époque, tout le monde d'en foutait.
Encore un peu plus tard, je me revois encore, écoutant en boucle les cassettes du Medley des Schtroumfs en duo avec Lorie. A vrai dire, à cette époque là, que je fasse de copies pour les redistribuer ou pas dans la cour de recrée, ça n'intéressait personne. Le disquaire était bien trop occupé à demander un réassort du dernier 45 tours de Sabine Paturel qui cartonnait comme un malade au Top 50.

Et voilà ce week end, je vais pour tendre mon billet de 20 pounds* à la caissière quand mes yeux lisent sur la pochette dudit disque. "Disque protégé contre la copie. Ce disque peut ne pas fonctionner sur certains types d'équipements. Ce disque est lisible sur certains ordinateurs dans un format de fichier spécifique qui ne peut pas être copié. Au dessus de la caisse, je lis que les CD ouverts ne sont pas repris. Comment je sais, moi, si mettre le CD sur le mac pour le mettre dans l'ipod correspond à un certain type de manoeuvre autorisée par l'incertain cerveau d'un certain ingénieur maniaque d'une improbable maison de disque? Si c'est pour acheter un CD que je ne pourrais écouter ni sur le mac, ni sur ma chaîne, ni dans la voiture ... Du coup, je télécharge, au moins, ça, je suis sûr que ça marche.

L'industrie du disque a réussi l'exploit de faire de moi un pirate même si j'avais déjà la main dans le porte monnaie. Bravo. Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'y aille, je viens d'acheter une voiture et il faut que je vérifie si elle roule, il parait qu'elle ne marche que sur "certains types" de routes. Espérons que je pourrais quand même rentrer chez moi ...

*Aide à la conversion: un billet de 20 pound est à peu près équivalent à 17 secondes de location d'un appartement une demi-pièce à Londres


Culture > La musique adoucit les meurtres

Ca se passait en Juin dernier, le 21 précisément, c'était la fête de la musique en France voire même à Paris.L'humeur était joyeuse, le trottoir carillonnait gaiement de milles résonances plus ou moins gracieuses, chacun soufflait dans son pipo, tout le monde était content. Les groupes de Rock cathos côtoyaient les groupes d'indé trash métal bouddhistes et chacun y allait son son alléluia local. Et puis voilà, y'avait aussi le chapiteau de France 2 installé sur le champ de mars, le gros espace pelouséen qui fait face à la tour Effeil. Là même où le Johnny avait quelques temps auparavant réuni tous les beaufs de France, là ou Jean-Michel Jarre avait tenté de nous faire comprendre, sans succès, pourquoi on avait acheté ses CDs dans les années 80 alors que nous n'étions que des déphasés acnéiques.
Bref, France 2 avait fait dans le pharaonique cette année, preuve s'il en est que oui, la redevance sert bien la culture. Et pour ce qui était de culture, le plateau fût grandiose. Rien ne fût oublié, de Las Ketchup et leur Gaspacho Song à King Africa dans sa coiffure de Sonic sur le retour en passant par une formidable macarena dont le seul intérêt fut d'avoir pu lancer des paris sur le moment de la chanson auquel le sexagénaire allait avoir son attaque. Bref, c'était du bel étalage, un bel exemple de ce qu'on fait de pire.
Et soudain, à minuit, alors que tout le monde est bien énervé, fatigué, excédé (rayez les mentions inutiles), que le feu d'artifice à déjà eu lieu, Daniela Lumbroso apparaît, sourire colgate et essaye de nous déchiffrer sa fiche. Alors voilà, elle veut présenter un chanteur qu'elle adooore (on s'en doute) qui va nous interpréter une chanson formidable et que même, dieu que la nature est bien faite, si tu es devant ta télé, tu vas pouvoir voir une retransmission de son concert de l'année dernière juste après ces quelques messages de pub. Yahou, un lancement d'émission en Live. Le public exulte, veut en savoir plus sur l'invité mystère ... Johnny et son lot de chansons bolino ? Jean Pascal qui ne sait toujours pas lire ? Le dernier tube de Loana dans lequel elle explique qu'elle accepterai volontiers des relations zoophiles pourvu qu'on continue à parler d'elle ?
Daniela Lumbroso nous met sur la piste "Si je vous dit ... Pourtant, la mise en scène était pas mal trouvée, pas de décor pas de costumes c'était une putain d'idée, aucune intonation et aucun déplacement, on s'est dit pourquoi pas aucun public finalement ... Vous pensez à ???"
S'en suit un blanc abominable, ponctué de quelques sifflets et autres bouhs. "... Vincent Delerm bien sur !! Avec les Monologues Shakespeariens... On l'applaudi bien fort ..."

Vincent Delerm, seul avec son piano, pousse une chanson aussi rythmée qu'une marche funèbre, avec des mots de plus de 5 lettres dans les paroles, même pas de batterie, pas de danseuses au gros seins, ça parle de Shakespeare, du festival d'Avignon, avec quelques jeux de lots qui se finissent par par "pet", "tranquille" ou "qui c'est qu'à pété".

Alors forcément, il se fait siffler, ça devient n'importe quoi, il est à la limite de s'arrêter au milieu de ce massacre, il continue quand même jusqu'au bout et se lève de son piano, défait. Il est vite rejoint par une Daniela toujours aussi pimpante. "Alors, Vincent, ça va ?". Il regarde la foule qui continue à siffler et lance "Ben ouais, c'est sympa et intime comme ambiance". Lumbroso ne renchérit pas. Il est l'heure de la pub. L'heure aussi peut être de mettre un gros coup de pied aux fesses de celui qui a fait la programmation de l'évènement. Parce que oui, enchaîner King Africa, la Macarena et autres chansons pour tortiller des fesses par "les monologues Shakespeariens", fallait quand même du génie. Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'aille en boite, y'a une after "chants de Noël" mixée par DJ Bobo.


Culture > Cash academy

Aujourd'hui, le fort talentueux Chryde m'envoie ce petit article, plein de bonheur enfantin, ce bonheur qui nous fait nous réveiller le matin en s'exclamant "que le monde est beau, simple et honnête" ... La preuve, Quand Pavarotti fait un concert dans ce que procter & gamble appelle "un pays producteur à potentiel marché futur lointain" (comprendre un pays en voie de developpement), voilà ce que ça donne ...
Le ténor italien Luciano Pavarotti se produira le 25 octobre à San José pour 3.500 spectateurs privilégiés qui auront à débourser  de 200 à 850 dollars pour assister au concert, ont indiqué vendredi les organisateurs. Dès l'annonce du prix des places, les radios costariciennes ont rappelé que le salaire d'une femme de ménage s'élevait dans le pays à 175 dollars par mois, et que le prix des places les mieux situées est supérieur au salaire d'un  employé ayant plusieurs années d'ancienneté dans son entreprise. Le ténor italien, âgé de 67 ans, qui n'a jamais donné de concert au Costa  Rica, effectuera une tournée dans plusieurs pays d'Amérique latine au mois d'octobre avant de mettre un terme à sa carrière.
Voilà, au moins, c'est simple, personne pourra aller voir le clone de Demis Roussos pousser la chanson, si l'on excepte une flopée d'ambassadeur, des miettes de ferrero rocher parsemées sur la chemise. Ca fait un peu penser au "Mac Ethiopie" de monsieur Smithee tout ça ...


Culture > M6 plus grand mécène de l'art libre du XXe siècle

D'un coté, il y a Pop Star, émission de télé poubelle diffusée sur M6 dont le seul objectif est de faire bramer en coeur un casting ridicule de la France profonde. La saga de M6 avait pour but, rappelons-le, de choisir un groupe capable de vomir des CDs suffisamment consensuellement mous pour plaire à la majorité de la tranche d'age qui dépense courageusement son argent de poche durement gagné chaque fois que Lorie sort une nouvelle connerie. Tout était filmé, du "mega casting national" (où l'on se complaisait à ridiculiser les moches et ceux qui ne savaient pas chanter) au dénouement final où les derniers allaient être rejetés (non sans s'être effondrés en larmes à la pensée des énormes montants de cash et de gloire qui leur filaient sous le nez).

D'un autre coté, il y a ce qu'on appelle de l'art, fait par des artistes. Des artistes à l'ancienne, qui travaillent dur, ont un minimum de talent et d'originalité. Il y a des auteurs qui écrivent des scénarios, il y a de jeunes comédiens qui sortent tout droit des écoles d'acteurs, il y a des réalisateurs, des idées plein la tête et pas un rond en poche. Il y a tous ces gens qui veulent partager ce qu'ils font, qui ne demandent rien de plus que de pouvoir exprimer ce pour quoi ils sont fait, pour l'art.

Pour cette deuxième catégorie, la France, qui croit ou croyait un minimum dans les vertus de la création, à mis en place le CNC. Cet organisme, chargé d'aider les artistes, distribue chaque année les subventions qui aident les jeunes à se lancer, les vieux à continuer. Le CSA, quant à lui, défini quelles émission sont des "oeuvres audiovisuelles" et donc, ont droit au subventions de la CNC et rentrent dans les quotas obligatoires d'oeuvres française à diffuser à la télé.

Le noeud du problème, est que le CSA a décidé que Popstars est une "oeuvre audiovisuelle". C'est à dire de l'art. Diverses associations ont porté plainte devant le ridicule de la décision. La décision a été rejugée par le conseil d'état qui a confirmé le parti pris du CSA.

Quand on regarde quelles catégories sont EXCLUES d'être des "oeuvres audiovisuelles", on ne peut qu'être émerveillé du bon sens de ce jugement:

"Constituent des oeuvres audiovisuelles les émissions ne relevant pas d'un des genres suivants : oeuvres cinématographiques de longue durée ; journaux et émissions d'information ; variétés, jeux ; émissions autres que de fictions majoritairement réalisées en plateau ; retransmissions sportives ; messages publicitaires ; téléachat ; autopromotion ; services de télétexte"

En tout cas, un décision qui fait le bonheur du producteur qui va toucher les subventions de la CNC et de M6 qui voit Popstars entrer dans son quota d'oeuvres obligatoires. On en visage maintenant la nomination de Greg le Millionnaire pour les Cesars, de Loana pour un Molière et de l'île de la tentation comme émission philosophique 2003. Arte, quand à elle envisage d'engager Lagaff pour animer une soirée thema sur le thème "Hommes politiques et flatulences, le débat interdit". En attendant, excusez moi, faut que j'aille brûler ma télé.


Culture > Blogue ta musique

Un peu à la bourre, manque de moyens (et de temps) informatique oblige, ma contribution hors délais à "blogue ta musique", en espérant que JLR, de Mediatic voudra bien m'absoudre de ce décalage horaire ... Bilan d'une fête de la musique, à Lyon, par 30 degrés en pleine nuit ...

19h34, rue Edouard Heriot - Derrière l'eglise qui longe la rue, la fête de la musique prend de l'avance sur la tombée de la nuit. Quelques spectateurs seulement, une scène de quelques mètres, un guitariste au cheveux longs et un chanteur excité qui sautille frénétiquement. En se rapprochant, l'affiche du groupe apparaît "Ils ont rencontré Jésus, et toi ?". Les paroles deviennent distinctes, sur un air de grunge catho, le chanteur répète inlassablement le refrain de la chanson "Hosanna, lève les bras ...". Nous passons notre chemin, direction le quartier de Saint Jean. Les journaux titrent "Lyon fête (enfin) la musique", mon ami Nono m'explique que la municipalité a renforcé les lois pour limiter les nuisances sonores et que beaucoup de bars-concerts du centre ont fermé. La municipalité cherche à reconquérir les jeunes ... Lourde tâche.

20h06, au pied de la cathédrale St Jean - Une chorale de jeunes catholiques, remontés à bloc par le public de leurs parents venus les soutenir, entame "Yesterday" des beatles. Apparemment, un problème de son, on entend pas grand chose. Les parents regardent inquiets leur progéniture cuire au soleil couchant. L'abbé s'énèrve, engueule la régie son par talkie interposé. De mon coté, je me marre. Ils finissent par entamer un très sérieux "exultate Lusti", maintenant, il y a du son mais ça larsenne. On repart, avec un regard amusé sur un panneau "Net For God, l'internet de dieu".

22h19, rue de la Plâtrière - Meilleure ambiance, un orchestre squatte le pavé et bloque la circulation. Ils sont 14 et mettent le feu au bitume (qui n'en a pas franchement besoin par près de 40 degrés) par une reprise des Rita Mitzuko. La trompettiste du groupe, minijupe à pois, fume sa clope tout en jouant. Pas très gracieux mais très bonne ambiance. Derrière nous, le bar a installé une pompe à bière extérieure qui fonctionne à plein débit. Le business ne se perd pas.

22h34, au pied de la croix rousse - Un rockabilly sur le retour s'est monté une scène au milieu d'une place. A priori, il a les moyens. Sono élaborée, lumières et spots éclairent le début de pénombre. Il reprend sans talent des succès passés. On le regarde 3 minutes, amusés. Au moment où il entonne "Coeur de Loup", Nono me fait remarquer que devant une scène, quand seuls les gamins dansent et que les autres jouent au foot, c¹est jamais très bon signe. On continue notre chemin.

22h37, quelques marches plus haut - Un groupe de Salsa squatte lui aussi le pavé. Les spectateurs dansent, une voiture tente de passer, klaxonne et se fait siffler.

22h59, sommet de croix rousse - après avoir dépassé un clone de Montagné qui bramait "sous les sunshines des tropiques" accompagné de son Synthé Charlie Holegg dans un PMU, session rock au "Café de voyageurs". Tutti frutti à fond, le public tape dans ses mains, danse, bonne ambiance. Le chanteur s'arrête, lance une annonce "Vincent recherche danseuse endiablée" puis ne reprend pas la chanson. Au lieu de ça, il fait une deuxième annonce, pour la sauvegarde des intermittents du spectacle. Il dit que la plupart des groupes font de même, à cette heure, partout en France. j'aimerai pouvoir vérifier. Dans la foule, quelqu'un lance "Marre des grévistes" puis s'eclipse. La foule sifflera quand même le nom de Raffarin, question de principe.

23h44, retour à St jean - après un passage vers opéra, les terreaux, et les quais de Saône, on atterrit au café théâtre de la mi-graine. Sangria à 2 euros 50, bière au même prix, le tout dans les gobelets plastiques de circonstances. Entre les deux groupes, un peu de Dub, puis un groupe de jazz. Derrière nous, les pétards se roulent à la chaîne. De l'autre coté de la place, une armée de flics attend les débordements. Ca sent les herbes de provence, la musique est bonne, la sangria pique. Il fait chaud. La musique résonne dans nos oreilles.


Culture > Recyclage en masse

Qu'on se le dise ... Tout à une seconde vie. La bouteille d'évian qui étanche votre soif aujourd'hui sera peut être le pare choc de la twingo qui se perdra dans les bouchons demain. Le monde deviendra libé, l'IHT deviendra UHT et même peut être que "minute"(1) deviendra, ce ne serait que justice, du papier toilette. Tout à une seconde vie donc. Les idées politiques, le colonialisme, le camembert, tout finira un jour par nous revenir à la figure.
Pour l'industrie musicale, le concept de recyclage n'est pas nouveau. Les platines résonnent depuis longtemps de reprises plus ou moins ingénieuses des grands standards. Ce qui est nouveau, c'est qu'on recycle maintenant sans rien changer. Vous avez aimé "une femme avec une femme" de Mecanno en 1990 ? vous aimerez "une femme avec une femme" de Saya en 2003. La même musique, le même rythme, les mêmes parole, les mêmes intonations. Mais plus mal chanté cette fois-ci. Dans un souci de gaver le CD de l'inconnue artiste de chansons populaires et de finir de prendre les gens pour des cons, on a même pas pris la peine de changer la moindre ligne à l'original.
La télé a décidé de se mêler au mouvement décrétant que, si ça a marché une fois, y'a pas de raison que ça marche deux, trois ou quatre fois. L'aquarium à déphasés du Loft a sévi deux fois sur un PAF blasé de gesticulations imbéciles autour d'un flaque d'eau en proche banlieue parisienne. Pop star a commis deux groupes, le nom du second sonnant comme un oracle à la débâcle prévisible: What four (littéralement, en Français "Pourquoi"). Concerts annulés, disques rayés, les 4 jeunes gens mal élevés sont rentrés chez eux, le gloire annoncée à grand coups de spots mielleux n'a pas été au rendez vous. Bien fait. La télé n'aurait elle pas encore découvert la recette miracle du recyclage à grande échelle ?
Que nenni. La télé a trouvé au contraire bien mieux que ça. "A la recherche de la nouvelle star" nous le démontre avec brio, le recyclage fonctionne. Mais uniquement si on fait pire qu'avant. "Pop star" du pauvre, l'émission se contente de faire chanter une centaine, dizaine, 3 ou 1 future "nouvelle star de la chanson française". Appelez vite, choisissez bien, choisissez but. Il est temps de décider qui sera la prochaine star jetable qui viendra pourrir vos stations de radio, vos écrans télés en musiques écrites à la ramasse par quelque parolier en manque de fonds pour financer un vice obscure.
Dix candidats chantaient hier, entourés d'un présentateur nain dont la profondeur du discours donne une idée assez juste du vide, de deux animateurs "complices" philosophes comme des huîtres et d'un jury exprimant des opinions aussi profonde que "Par contre, la chemise, pas terrible". M6 sait donc aussi recycler ces grands moments de bon goût... La suite laisse perplexe.
(1) Journal officiel de la mouvance "le-penniste" du FN. Non-Lecture caractérisée.


Culture > Digital Download Day

Le monde annonce ce matin le début du "Digital Download Day", dernière parade trouvée par les industriels des droits musicaux pour stopper l'hémoragie musicale qui sévit sur les serveurs de téléchargement de la planete. A travers un site palpitant de beauté, on nous invite à bénéficier de 5 euros de téléchargements gratuits de musique à travers les sites Fnac, Musiclub (wanadoo), MSN et autres afin de découvrir le monde merveilleux de la musique légale. Pour ça, il faut rentrer son adresse e-mail pour recevoir les instructions adéquates. J'ai rentré mon adresse, j'ai rien reçu en retour ... J'ai dû louper une étape. Tout ce que je sais, c'est qu'au moins, Limewire, ça marche tout de suite. On a beau dire, des fois, être honnete, c'est pas simple.

-- edit du soir, espoir -- J'ai fini par recevoir le mail de digital download day... tout ça pour apprendre que le logiciel necessaire à télécharger ne fonctionne pas sous mac. Je fini par me demander si ça pue pas un peu l'arnaque tout ça ...


Culture > Economie du vol (oups, emprunt)

Question du jour, relayée par Assymetrical Information, est il vilain de copier nos CDs préférés ? Finirons nous tous en enfer a force de copier, graver, MP3ifier le dernier album des Ouate Fore ?
C'est aussi la question que pose Madflo en me transférant l'adresse deRatiatum diffusant un communiqué de presse de RetSpan (RetSpan est une association luttant contre le piratage de contenu sur Internet et plus particulièrement sur les réseaux peer-to-peer comme KaZaA, Morpheus, Grokster ou anciennement Napster, c'est eux qui le disent, pas moi).
Le cabinet de Raffarin qui décidemment se mèle de tout ce qui fait frémir le populo se dit concerné par le sujet, le premier sinistre demande à Sarkozy, à Perben et à Aillagon (Ministre de la Culture et de la Communication) d'examiner le dossier avec attention. L'idée d'un projet de loi est déposé et prévoit de se passer encore une fois de l'avis des juges et de laisser à une commission spéciale, mandatée par les "victimes de piraterie" (les artistes mais surtout les boites de prod) le soin d'espionner les activités des utilisateurs de P2P via leur fournisseur d'accès internet.
Jean-Jacques Aillagon, qui a décidemment pas tout compris, rajoute là dessus qu'il est très préocupé par les images violentes qui circulent sur le Web. Il a du confondre avec son speech sur la télé, mais bon.
Il n'en reste pas moins qu'encore une fois, le gouvernement Raffarin met au placard les garants du respect des procédures judiciaires, les juges.
Mais le débat concernant le piratage ne s'arrète pas là. Sans rentrer dans les totologies d'usages quand on parle de ça, il est surtout interessant de constater que le Web a ouvert un nouveau canal de distribution. Malgré tous les efforts un rien desespérés des géants du disque, de plus en plus de musiques, de films et de contenus s'échangeront par ce moyen. L'attention des majors ne devrait elle pas plutôt se fixer sur les nouveaux modèles économiques d'une industrie dans laquelle la gratuité de transmission deviendra à terme un standard que sur de vains efforts de reglementation restrictive?


Culture > Espoir

C'etait hier soir. C'etait au Zenith. C'etait un concert. C'était le concert de renaud. C'était en première partie. La voix rauque d'un Renaud en coulisses l'avait annoncé. C'était un groupe de Saint Etienne, ça s'appelait Mickey 3D. C'était fini. C'était tout le monde qui attendait Renaud. C'était un ecran qui s'est baissé, entre la scène et la foule. C'était des spots de pubs, dégoulinants d'esprit mercantile de Noël. C'etait des pubs, comme à la maison, comme au ciné, comme dans le métro, dans les revues, dans les radios, dans les journaux, dans les toilettes, dans les ordinateurs. C'était des spots pour SFR, pour L'Oréal, pour Disneyland, pour Vivelle Dop et pour les steack Charal. C'était une coupure, inutile, entre un groupe de jeunes rebelles et un vieux loup de mer. C'était une foule, les yeux rivés vers des pubs déjà vues mille fois.
C'était un boouh, puis un sifflet. C'était cent sifflets, mille sifflets. C'était le Zenith entier qui huait chaque spot de pub, au début, à la fin. C'était tout simplement réconfortant de voir que j'étais pas le seul qui trouvait ça indamissible et insupportable.


Culture > Kess tu crois ?

Pop Star Academy m'énerve. Pas plus tard que y'a pas longtemps en arrière, j'écrivais un post pour dire à quel point il me semblait important de ne pas acheter les albums produits par ces crétins de TF1 et de M6. Devant vos yeux ebahis, je m'en vais enrichir ce sujet au combien passionnant et mobilisateur. En bref, je m'emmerde au bureau.
Donc, qu'est ce qu'un chanteur ? Vincent Delerm est-il un chanteur ? l'abbé Dominique est-il un chanteur ? Demis Roussos est-il un chanteur ? Mireille Mathieu est-elle imberbe ? Finalement, quand nous écoutons une chanson, ecoutons nous des sons, des voix, des musiques, des paro