404 Brain Not Found
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En bref : les dépêches

imageCrétin / Transsexuel une fois:
(05/07/2007) Scoop de nos amis belges, le roi s'est cassé le col de l'utérus. Si si si (via nos amis de l'excellent rue89).

imageMédias / Une dans la nuque:
(29/06/2007) En 2008, ça va sentir le vestiaire de pentathlon du côté de la Chine et pour l'occasion, RSF propose un logo fort approprié. On attend encore l'approbation des boissons gazeuses qui sponsorisent l'événement.

imagePrésidentielle / Espionnage:
(11/04/2007) C'est officiel : De Robien n'a vraiment pas la moindre idée de ce qu'il peut encore bien faire à l'UDF. Ou bien c'est une taupe. Sinon, on ne voit pas.

imageSanté / Miracle usurpé:
(11/04/2007) "Un homme sans oreilles retrouve l'ouïe". Ca n'a rien d'une nouveauté: en 2002, Loana avait bien sorti un livre. Et sans cerveau.

imageIrak / iBlindage:
(10/04/2007) Sauvez un GI : envoyez vos iPods à l'armée américaine!

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Medias > Poutine, 3 cadavres et une légion d'honneur

Bonne nouvelle : la légion d'honneur n'est pas une arme mortelle. Mauvaise nouvelle : on la donne vraiment à n'importe qui.

imageParfois, le calendrier fait magnifiquement les choses. Quelques jours avant les adieux de Chirac à la politique, un journaliste russe chutait malencontreusement du cinquième étage de son immeuble et rejoignait ainsi une liste de plus en plus longue d'investigateurs à la santé décidément fragile. Il laissait aussi en plan une enquête en cours sur les ventes d'armes du Kremlin au Proche-Orient (www).

Quel rapport entre Chirac et des journalistes qui tombent comme des mouches du côté de chez Poutine? La réponse tient en deux mots : légion d'honneur. Parce que voilà, en septembre 2006, Chirac a décoré en toute discrétion le président russe de la plus haute distinction française. "En privé" selon le porte-parole de l'Élysée, façon aimable de dire qu'il ne fallait pas que ça se sache. Et pour cause, pas un seul journaliste français n'était invité (www et vidéo).

Quatre jours après qu'Ivan Safronov, journaliste respecté et père de famille, soit allé rejoindre sa confrère Anna Politkovskaya (assassinée de 4 balles dans son immeuble) et l'opposant Alexander Litvinenko (irradié au polonium) au cimetière des opposants de Poutine, RSF apprenait la décision du conseil d'état de maintenir la légion d'honneur du président russe (www).

Motif invoqué par le conseil d'état rapporté par le Monde : "[RSF] n'était pas concerné par la décoration" et cette dernière "ne portait pas atteinte par elle-même à la liberté de la presse" (www). Voilà une explication qui a le mérite d'être claire. Et finalement, c'est vrai : on n'a jamais vu un pin's au bout d'un ruban jeter un journaliste par la fenêtre. La prochaine fois, il faudra penser au polonium du mérite, ou un truc dans le genre. Le message sera plus clair.


Medias > Newsweek et la couverture qui arrange

Tout ce qu'on ne dit pas n'existe pas. C'est en tout cas ce que semble penser Newsweek, qui arrange ses informations comme il peut.

imageIl en est peu qui peuvent se vanter de ce titre, mais Newsweek est un des rares magazines d'information à connaître une diffusion vraiment mondiale. USA, Europe, Asie, Amérique du Sud. Il n'est encore que l'Afrique qui n'ait pas son édition à elle.

En général, ce qui change d'une édition à l'autre de Newsweek, outre quelques détails éditoriaux, c'est la pub. On n'ira pas vendre un séjour chez Wallmart à des Allemands, pas plus que des camemberts au lait cru à des lecteurs du Wisconsin. Et on ne s'en plaindra pas.

Reste que dans son édition à sortir le 2 octobre, Newsweek change son fusil d'épaule. Et tellement radicalement qu'on aimerait bien savoir pourquoi, si on n'avait pas peur de déjà connaître la réponse :

- Edition Asie, couverture : "Perdre l'Afghanistan, cinq ans après l'invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"

- Edition Europe, couverture : "Perdre l'Afghanistan, cinq ans après l'invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"

- Edition Amérique du Sud, couverture : "Perdre l'Afghanistan, cinq ans après l'invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"

- Edition USA, couverture : "Annie Leibovitz, ma vie en photos".

Voilà qui a le mérite d'être clair. L'article en question est repris par Truthout, qui retranscrit le dossier en question.


Medias > Quand le journaliste devient dealer de drogue

Les journalistes sont ils devenus des criminels en puissance ? Les services secrets le pensent, les rédactions s'y préparent.

imageQuand Greg Palast a commencé son reportage pour aller photographier un camp de (toujours) réfugiés de Katrina, il ne se doutait pas que ça allait l'emmener droit dans les griffes de la sécurité intérieure américaine, au nom de la défense contre le terrorisme. Quand il visite le camp, le journaliste s'étonne de voir les ex-habitants de la Nouvelle-Orléans parqués dans des logements de fortune à deux pas d'une cheminée d'une des plus grosses raffineries du pays. Il prend des photos de la chose, des 73 000 réfugiés qui sont encore là et de l'usine qui sert de décor à cette désolation urbaine (source Greg Palast, Journalism and Film).

Mauvaise pioche : Greg Palast est maintenant accusé d'avoir mis en péril un bâtiment critique pour la sécurité nationale (qu'on peut pourtant voir tranquillement en long, en large et en travers sur Google Maps, Google Earth et Google Fais-moi-un-café). Malgré le procès en cours contre Greg Palast et le producteur du reportage, le segment a été diffusé sur DemocracyNow, soulignant le désoeuvrement dans les foules déplacées par Katrina (1re partie et 2e partie du reportage sur DemocracyNow!).

Alors, réelle mise en péril d'une installation critique pour la nation (une raffinerie de pétrole) ou entrave délibérée à la liberté de presse ? En tout cas, certains prennent les devants : le New York Observer dévoile cette semaine que les journalistes du New York Times suivent des formations sur la meilleure façon de brouiller les pistes pour protéger leurs sources des investigations de la sécurité américaine : utiliser des téléphone "jetables", des notes "effaçables", se "comporter comme un dealer de drogue" - dans le texte (source New York Observer). Quelqu'un a dit "bienvenue en URSS" ?

On en profite pour signaler trois saines lectures sur le même sujet : d'abord, "Black List" de Kristina Borjesson qui décrit 15 exemples célèbres d'affaires dans lesquelles des journalistes ont été intimidés, menacés, mis à l'écart pour avoir voulu sortir des affaires qui n'arrangeaient personne. Ensuite, le site Project Censored (merci à Yves pour le lien) qui recense toutes ces informations qui n'ont jamais atteint la une des journaux (on se demande pourquoi) et enfin, Media Crisis de Peter Watkins, auteur de "The War Game" en 1966 qui imaginait, sous la forme d'un reportage d'anticipation, l'impact d'une attaque nucléaire sur la Grande-Bretagne. Histoire de comprendre que derrière les WMD, les MMAV (Mass Medias AudioVisuals) sont autrement moins impressionnants mais d'autant plus puissants. Aux dernières nouvelles, Jean-Pierre Pernaut n'aurait pas encore été inquiété.


Medias > Photo de (pas) classe

Où on découvre à Condoleezza Rice une passion pour les déguisements : après Barbarella, Darth Vader.

imageC'est bien connu, la presse en veut aux républicains. Et à l'équipe de George Bush en particulier. Parce que bon, hein, ils pourraient quand même tous faire leur boulot un peu plus dignement comme le fait si bien Fox News, modèle d'indépendance et de journalisme éthique.

Donc, le scandale du jour qui fait hurler tous les conservateurs, c'est la photo de Condoleezza Rice qui a été publiée par USA Today cette semaine. Un malheureux coup de Photoshop et hop, voilà Condi (pour les intimes) transformée en Darth Vader politique, infâme créature démoniaque assoiffée de pouvoir.

Parce que c'est connu, Condoleezza Rice est une femme douce et pleine de bonté naturelle (et qui mange bio en plus).

Au centre du débat, les yeux de Condi, qui ont été rendus plus blancs pour, selon les conservateurs, la rendre "démoniaque" (sic). Pour USA Today, c'est juste un processus normal de traitement des photos qui a (un peu) dérapé.

La photo retouchée a été supprimée du site web de USA Today, remplacée par l'original avec un mot d'excuse de la rédaction (source: article USA Today, "Rice won't rule out U.S. troops in Iraq in 10 years").

La photo modifiée est toujours visible ici (Michelle Malkin), la photo originale là (AP).

La conclusion de cette brillante affaire de parano collective ? Que ce soit avec ou sans retouche, soit Condoleezza a effectivement un lien de parenté avec Darth Vader (apparemment, Brain Not Found n'est pas le seul à le penser), soit le photographe de presse est un petit être cruel (et rigolo à la fois). Rayez la mention inutile (la deuxième thèse serait soutenue par quelques exemple récents : Lang qui fait un bras d'honneur - Photo AFP -, Fabius qui fait son oeuf dans un coin - Photo AFP - et Sarkozy qui fait son timide premier de la classe - Photo TF1 -).


Medias > Grosse actualité

Parfois, il vaut mieux se taire et passer pour un con que l'ouvrir et ne laisser aucun doute là-dessus. Même pas peur.

imageC'est bien connu, le week-end, il ne se passe pas grand-chose sur Terre. Alors histoire d'avoir quand même quelque chose à rédiger, aujourd'hui, Brain Not Found va chercher ses informations là où elles se trouvent, à savoir l'hebdomadaire "Haut Anjou" du vendredi 6 mai 2005.

Dans cette dantesque publication, on apprend, et en couverture en plus, que Miss France défilait pour le 1er mai à l'isle Briand, prouvant si besoin était le total manque de respect de Madame de Fontenay pour la fête du travail.

A côté de ça, dans le canton de Craon, la fête du premier mai n'a pas été l'occasion d'une vile exploitation des classes laborieuses. Non. Parce que, pour paraphraser l'hebdomadaire, "Tout le canton de Craon a vécu la nuit du 1er mai au rythme du chant des Mouillotins". Oui.

Est-ce la faute du succès inattendu (il faut le dire) du chant des Mouillotins, mais il semble qu'en ce lendemain de 1er mai, le Rallye du Muguet ait eu un succès plutôt approximatif puisqu'en tout et pour tout, ce sont onze équipes qui se sont engagées pour pédaler de Meslay à Jublains via Biais.

En s'éloignant de Château Gontier vers Grez Meslay, on aurait vu Nicolas Sarkozy se foutre ouvertement du président de la république, même si on a constaté un grand soleil lors de la traditionnelle randonnée du 1er mai.

Enfin, à Renazé, on apprenait avec émotion que le préfet avait tranché et que le mutant, qui s'installera sur le site de l'actuel garage du rond point, couvrirait la surface de 697m², ce qui n'est pas rien, faut bien le dire.

Sur ces paroles d'un régionalisme à exciter Philippe de Villiers, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait que dans ce texte s'est cachée une information nationale. Sauras-tu retrouver laquelle, lecteur mon amour ?


Medias > L'espion sur l'échiquier (2)

Suite de l'affaire de l'étudiante qui prouve qu'en France, quand on est Chinois, mieux vaut se contenter de vendre des nems.

imageSuite à l'affaire de l'espionne chinoise qui avait presque fait couler Valéo à grands coups d'ordinateurs super puissants, de cerveau en titane et de machinations machiavéliques, quelques précisions envoyées en interne par l'université où étudiait la Mata Hari en puissance, le lendemain des faits (merci à David pour l'information) :

"La journée d'hier a apporté une large couverture médiatique à l'UTC. Pour mieux comprendre et remettre en perspective, je rappelle rapidement les faits : la presse écrite, radio, télé parlait ce matin d'une élève chinoise de l'UTC, "polyglotte et bardée de diplômes", dont le stage chez Valéo avait été interrompu pour soupçon d'espionnage industriel.

Nous avons avec cette même presse, une vingtaine de journalistes, et tout au long de la journée :

- Recadré le profil de l'étudiante présentée le matin comme un « génie en tous les genres ». Il s'agit d'une bonne étudiante chinoise, entrée en première année à l'UTC au printemps 2002, avec l'équivalent du bac français, parlant aujourd'hui correctement le français et moyennement l'anglais, avec un niveau moyen en informatique et sans autre diplôme que le bac et ses 3 années à l'UTC
- Rappelé la présomption d'innocence dont bénéficie tout citoyen avant qu'une décision de justice ne soit prise
- Validé l'information donnée ci-dessus en proposant aux journalistes des entretiens avec le directeur de la pédagogie et des amis chinois ou français de l'étudiante
- Rappelé les principes qui s'imposent en matière de confidentialité des informations et de sécurité des systèmes d'information auxquels l'UTC est très attachée, aussi bien dans ses activités d'enseignement que de recherche.

Dès demain, la couverture médiatique devrait reprendre un rythme normal pour 4 raisons :

- Le pont de l'Ascension
- La fin de l'actualité chaude sur la Chine après le départ du ministre chinois en visite en France
- La prise de conscience des journalistes d'avoir peut-être « suivi un lièvre »
- Les réponses apportées par l'UTC qui a choisi d'être transparente et celles apportées en fin de journée par Valéo qui a calmé le jeu en évoquant la possibilité de téléchargement par l'élève de données non sensibles.

Dans les semaines à venir, afin de prendre du recul face au traitement de l'information par la presse, nous proposerons un amphi animé par des experts, sur le sujet de l'information et de la désinformation."

D'une "polyglotte" qui "outre le français et le chinois, [...] parle l'allemand, l'espagnol, l'anglais et un peu l'arabe­ et surdiplômée : mathématiques, mécanique des fluides, physique appliquée" (Libération du 3 mai 2005), on arrive à une bachelière qui parle français et baragouine l'anglais. On applaudit des deux claviers le travail d'investigation.


Medias > Meurtre mystérieux à Conflans

Bon, a fortiori, il semble raisonnable de constater que la victime est dans un état de non vie qui aurait pu provoquer le décès. Mais rien n'est sûr.

imagePêché dans les faits divers du gratuit "20 minutes" (à ne pas confondre avec "minute", papier toilette aux motifs racistes), l'histoire d'une femme de Conflans Sainte Honorine (où on élève des ministres en plein air), retrouvée dans son appartement, et légèrement morte.

Mais bon, pas morte n'importe comment. Morte dévêtue, une corde autour du cou, des marques de strangulation et des plaies au cuir chevelu. La police judiciaire se charge de l'enquête. Le journaliste, quant à lui, titre sa brève "Décès mystérieux à Conflans". Est-ce à déduire qu'on pourrait imaginer supposer, mon cher Watson, qu'une femme battue, étranglée, nue et morte pourrait éventuellement n'être pas décédée de mort naturelle ? Faudrait peut-être voir à ne pas tirer de conclusions trop vite, non plus.


Medias > Figaro-ci, Monde-là

A ceux qui pensent que les opposés ne s'attirent pas, Dassault et Lagardère viennent prouver que la presse est une arme de destruction massive comme les autres

imageQuelque temps après la prise de participation du marchand d'armes Dassault dans un Figaro devenu, pour l'occasion, un formidable support de l'économie française, surtout quand celle-ci tire en rafales (pouf pouf), c'est au tour du vénérable "Monde" de faire ami-ami avec les gens qui vendent des produits qui ne font pas que du bien à ceux qui les utilisent.

C'est en effet le groupe Lagardère qui vient sauver le premier quotidien français (après l'Equipe) du naufrage dans les abîmes éditorialistes d'une presse française légèrement à la ramasse en ces temps où il ne se passe pas grand-chose dans le monde à en croire Jean-Pierre Pernod.

Lagardère et le groupe Prisa (el pais) ont déjà choisi la ligne du parti. Le monde sera gavé de goodies. Encyclopédies, DVDs, CDs viendront agrémenter le quotidien, lui donnant probablement pour l'occasion l'aspect féérique d'un manuel de montage des éditions Atlas (fin de série des plus beaux dés à coudre de l'âge d'or à nos jours). Quant à la politique éditoriale du marchand de trucs qui font boum, Lagardère est moins expansif que Dassault. Ou Patrick LeLay, dans son registre.

La société des rédacteurs du monde promet d'être vigilante. On lui souhaite. Quant à moi, vous m'excuserez, ce weblog vient d'être racheté par Carambar.


Medias > Dead like me

Parce que l'information ne s'arrête jamais, ce soir, on apprend que Saddam Hussein et Jean-Paul II sont morts. Ou presque.

imageVoice of America, la très sérieuse voix de son maître, doit aujourd'hui publier les éloges funèbres de... Fidel Castro et Boris Yelstin. (formats audio sur memoryhole). Parmi les 150 autres VIP que Voice of America verrait bien décéder d'ici à pas trop longtemps, on notera Kofi Annan, le prince Charles, Donald Trump (sic), Saddam Hussein (re-sic) et enfin Jean-Paul II.

Toutes les agences de presse rédigent les éloges funèbres en avance. Sauf que celles de Voice of America se sont retrouvées en ligne sur le site web de CNN (voir le Smoking Gun). Ainsi, on a pu découvrir que Dick Cheney était mort en 2001, et que Jean-Paul II n'était déjà plus de ce monde. Charmant.


Medias > Petit Pujadas illustré

La langue est parfois bien pauvre. Heureusement qu’on invente des mots funky pour combler les trous.

imageL’universitaire du Michigan, qui a décidément beaucoup de temps dans les mains, publie, comme chaque année, la liste des termes employés en 2004 et qui mériteraient d’être interdits d’usage, pour la sanité intellectuelle de tous.

Et 2004 fût une année prolifique, s’il en est. La “Wardrobe Malfunction” (littéralement “défaut de fonctionnement de garde robe”) de Janet Jackson tient bien entendu le haut du pavé des terminologies crétines, suivi de près par “ennemy combatant” (par opposition, ça va de soi aux combatant amis) et “Pockets of resitance”, très utilisé de ce coté de l’atlantique également.

Pour ma part, je rajouterai volontiers, comme d’hab, des maladies nosocomiales dues à un manque de tracabilité dans la discrimination positive, mais on va m’accuser de Schönbergisation. Alors non. Ca risque d’être confusant.


Medias > Bush 2 - Démocrates 0

N'en déplaise aux charters d'avocats mobilisés pour l'occasion, il n'y aura pas de bataille juridique incessante autour des votes 2004. Dommage.

imageC'est officiel, dans la première démocratie du monde, on gagne sa place de président quand son adversaire jette l'éponge. Fi des élécteurs, des nombres de votes, des éventuels problèmes de comptages, on l'annonce, "Kerry laisse l'Ohio à Bush".

Kerry laisse l'Ohio à Bush comme on laisserait un kilo de courgettes à la caisse d'un supermarché parce qu'on a oublié de peser le légume et qu'on a la flemme de retourner au rayon frais.

Kerry laisse 4 nouvelles années de Bush, Bush qu'hier encore tout le monde prévoyait grand perdant et qui repétait pourtant à qui voulait bien l'entendre qu'il savait qu'il allait gagner (inspiration divine du Born again ?).

Les films, les musiques, les artistes et les manifestations n'auront donc pas suffi. Pas plus que les scandales qui s'entassent mais qu'on ne semble voir qu'en dehors des US. Bush indétronable ? A chaque nouvelle découverte sur son administration et ses fraudes ou bévues, les analystes spéculent ... Sera-ce le scandale de trop, celui qui fera tomber Bush.

Non, Bush ne tombe pas. Pire, il ne vacille pas plus. Et il communique bien. Efficacement. Facilement. Sa tache est facilitéee par la tournure populiste de ses messages. Les médias boivent ses diatribes, autant remises en cause que les interminables tirades de Castro à Cuba.

Aujourd'hui, c'est la victoire de Bush et sans aucun doute celle de la manipulation médiatique à grande échelle. Ajourd'hui, c'est la défaite de Kerry et celle du journalisme critique, qui ose.

Aujourd'hui, les 4 années qui suivent ont été données à Bush. Pour son dernier mandat et sans objectif éléctoral à venir, Georges n'a plus de limites. Ca fout les jetons.


Medias > Big Brother is arresting you

Le FBI qui execute en angleterre des ordres suisses et italiens, vive la cooperation internationale

imageIl est des jours où on ne peut que se féliciter de la collaboration internationale dans la lutte contre le terrorisme, le blanchiment d'argent et le kidnapping. On apprend en effet aujourd'hui que le FBI (américain) est intervenu auprès d'un hébergeur anglais (Royaume-Uni) afin d'appliquer des décisions de justice (Suisses et Italiennes).

Le but de cette étonnante collaboration ? Saisir (et donc fermer) les serveurs qui hébergent une vingtaine de sites Indymédia, réseau d'information indépendant. Selon la BBC qui publie l'information, Indymedia n'a pas été informée des griefs retenus contre lui puisque le FBI est allé directement chez l'hébergeur et que de toute façon, ils ne peuvent rien dire puisqu'ils ne font qu'appliquer une décision Suisse et Italienne et qu'ils n'en savent pas plus.

Les groupes de journalistes crient au scandale et à l'intimidation mais on ne connait pas encore la réaction officielle car elle doit être relayée au guatemala pour faire echo à un groupe d'australiens spécialisés dans l'ébénisterie dans les alpes. (voir le message d'indymedia ici)


Medias > Eugénisme journalistique

Comme dirait Lelay s'il ne passait pas son temps à vendre du cerveau, la vérité est ailleurs, l'essentiel étant de savoir si l'artisanat du sabot va survivre.

imageLe Washington Post, comme certains de ses confrères américains, offre un fort pratique système d'alertes par mail. Histoire d'être sûr de ne rien rater de ce qui se passe d'important dans ce bas monde, on peut en effet demander à recevoir dans sa boite un flash d'infos chaque fois qu'il se passe quelque chose de vraiment important dans ce bas monde.

Et la notion de "vraiment important" n'est pas vaine pour le quotidien de DC. Pour preuve, il peut se passer plusieurs semaines sans que le moindre email ne parte de leurs bureaux. Il peut se passer n'importe quoi, non, ça n'est jamais vraiment assez important pour être signalé aux lecteurs. Même la séparation des Linkups n'a pas suffi à faire ciller l'imperturbable maitre journaliste qui détient le pouvoir d'appuyer sur le bouton "super
important".

Et puis hier soir, une alerte, enfin. Quelque chose de fondamental pour l'avenir de l'humanité, finalement.

"Major League Baseball informed Washington today that the Montreal Expos will relocate to the city in time for Opening Day in 2005, returning baseball to the nation's capital after a 33-year absence." (La ligue de baseball a aujourd'hui informé Washington que les Montreal Expos reviendront à temps pour l'ouverture de la saison 2005, rendant à la capitale son équipe absente depuis 33 ans)

Merci pour l'information "vraiment importante" qui prouve, si besoin était, que dans la vie, tout est question de priorités. Quant à moi, vous m'excuserez, parait qu'on a remis l'ordre national du mérite à Jean Pierre Foucault.


Medias > Presse d’Assault

Quand un Figaro fait ses noces avec un légionnaire, ça donne forcément un mélange un peu bizarre. Voire même une descendance contre nature.

imageIl s’est payé un nouveau gadget. Un nouveau gadget dont il révait depuis longtemps. Un gadget tout joli et rutillant. Histoire de dépasser papa et ses petites revues au succès limité. Il, c’est Serge. Pas n’importe quel Serge, Serge Dassault. Et pas n’importe quel gadget, non plus, il s’est payé le groupe Socpresse, éditeur, entre autres titres, du Figaro.

Bon, en soit, qu’un fabriquant de jolis missiles qui font pleins de grosses taches de sang partout se paye un groupe de journalistes, rien de mal à priori. Surtout que le Serge est un ami proche du Chirac, ce qui n’est pas sans déplaire à ceux qui pensent que trop de sarko nuit (surtout en une du point, organe de presse officiel du ministre des finances).

Mais c’est quant on entend Serge (il permet qu’on l’appelle Serge, sauf si on ne vend pas de gros missilles qui font pleins de grosses tâches d’intestin), bref, c’est quant on entend Serge parler de la presse qu’on reste pantois devant tant d’éthique. Morceaux choisis, piochés dans le portrait du marchand de mort, publié dans le monde du 21 Septembre.

”La presse est un monde interessant qui permet de faire passer des idées saines”. Sic. Les idées saines de Dassault se basant principalement sur la vente de cartouches qui laissent des traces de cervelle, on peut rester réveur.

”Il y a quelquefois des informations qui font plus de mal que de bien. Le risque étant de mettre en péril des intérêts commerciaux ou industriels de notre pays”, dixit Serge devant les journalistes du Figaro vexés qu’on leur ait censuré, coup sur coup, un article sur les ventes de rafale et un autre sur les frégates de Taïwan.

Voilà qui devrait définitivement rassurer les grattes papier du Figaro. Les instructions de Serge sont pourtant claires, à propos de son gadget ”il faut changer de méthode. C’est un produit qu’on vend”. Bref, journaliste du Figaro, au cas où tu n’aurais pas compris le message, désormais, tu travailles à la Pravda, le Tzar décidera de ce qui doit être publié ou non et surtout, tu prendra rapidement une formation publicitaire pour écrire de jolis articles pour vendre les Falcons du parton, sinon, gare à ton chèque.

Quant à moi, vous m’excuserez, faut que j’y aille, parait que la liberté de la presse ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Et quant on la vend à un marchand de fusils aussi.


Medias > Ubi-cuité

Si elle avait étudié à Janson de Sailly, Lorie aurait-elle eu son bac ? Turlupinante question à laquelle une enquête répond. Ou pas.

imageIl est des jours où le pragmatisme journalistique des quotidiens français fait plaisir à voir. Sans aller jusqu'à s'émerveiller de la capacité des rédacteurs sportifs du figaro à tomber en trance devant les contre-performances du meilleur espoir français de tennis féminin depuis Henri Leconte, un débat plus profond agite les rédactions des canards de Paris de la France, à savoir "Apprend-t-on mieux à faire des boules de colle dans le privé ou dans le public ?".

Pour ceux que cette phrase d'une complexité toute proustienne aurait découragé, en résumé, le débat du jour, c'est "sort-on moins stupide de l'école privée que de l'école publique ?".

C'est que le ministère du mamouth vient de sortir un très serieux rapport que personne n'a vraiment lu mais dont tout le monde parle. Et ce rapport dit en substance que le privé et le public, c'est pareil. Ou pas. Mais quand même si, sauf si on prend en compte les différences (on apprend par exemple, trouvaille des trouvailles, que le niveau social de l'enfant à une influence sur ses résultats scolaires. wow ...). Donc, en somme, privé et public, c'est pareil sauf pour les trucs qui sont pas pareils (ceux qui veulent une explication m'écrivent un mail, je facture les réponses).

Bref, devant un message aussi limpide qu'un monologue de Krazuki, le journaliste est confus. Et traite néanmoins l'information avec bonheur. La preuve, la sortie du rapport couverte par le figaro, le monde et libération.

- Libération titre "Privé et public aussi bons élèves en théorie" (la preuve ici). Bref, comme dirait le très décédé Cousteau, c'est rouge bonnet et bonnet rouge.

- Le Monde, quant à lui, affiche un "Les élèves du privé réussissent "légèrement mieux" que ceux du public" (guillemets d'origine, preuve a l'appui). Bref, c'est presque pareil, mais avantage privé. Mais léger, alors l'avantage. Et entre guillemets encore.

- Le Figaro, enfin, titre sans vergogne un superbe "L'école privée obtient de meilleurs résultats que l'école publique" (l'arme du crime ici. Bref, pour devenir patron de Dassault (et donc du Figaro), point de salut du coté de l'enseignement d'état.

Encore heureux que les profs lisent autant "le figaro" que "Zoophilie magazine". On a frôlé une révolution. Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'y aille, il parait que Sarkozy est la réincarnation de Jésus (le figaro) et mange des enfants (Libération).


Medias > We need you for the TV

Tout bon communiquant le sait, rien ne sert de parler, il faut placer sa pub à point. L'expérience Nescafé aidant, le gouvernement applique.

imageLa finale du Superbowl 2004 vous est proposée par John Kerry, John Kerry, un président qu'il est bien pour voter pour lui.... Pause Pub ... Ralf Nader boit du Coke Light, Ralf Nader, il aime les jeunes, Ralf Nader, un président pour un plus beau millénaire. Spot suivant. Trois minutes d'auto congratulations de l'administration Bush. Bush en Kaki, Bush en costume, Bush en voiture, Bush en hélico, Bush sur les plages de Normandie, Bush qui embrasse papa, Bush qui embrasse fifille, Bush avec un éclopé du Vietnam, Bush dans un hôpital, Bush qui fait du Segway, Bush qui fait du vélo, Bush aime les animaux, les catholiques, respecte les musulmans, serre la main aux noirs, Bush avec une pelle, un casque d'ouvrier, supporter d'Indy car, Bush qui dîne chez Hooters. Spot suivant, grâce aux lingettes humidifiantes, les fesses de bébé seront propre comme neige.

En France, jusqu'à preuve du contraire, la publicité politique est interdite. Interdite parce qu'au pays des viticulteurs en short, on croit que l'argent ne doit pas influencer la démocratie. Parce qu'on croit aussi que le pouvoir ne doit pas revenir nécessairement aux plus riches. Parce qu'on croit qu'on ne doit pas acheter l'opinion publique, que le débat devrait plutôt porter sur des idées que sur le budget de Publicis.

Une raison peut être d'être choqué de voir en pleine page, dans les journaux de la semaine dernière, des encarts vantant la réforme de l'assurance maladie, assurant les lecteurs que oui, grâce à Douste Blazy, la vie sera plus belle et la santé plus juste quant on aura la consultation à un euro. Que non, les gens qui manifestent dans la rue n'ont rien compris.

On peut être choqué qu'un ministère ait à se payer une pleine page de publicité dans libération pour promouvoir son action, comme s'il s'agissait d'un message humanitaire. On reprochait à Raffarin de ne pas assez communiquer. Depuis, on angoisse chaque jour un peu plus de le voir apparaître entre la nouvelle Citroën et le jambon Herta le jambon star, histoire de démontrer que depuis son passage chez Nescafé, non, il n'a pas oublié que la pub fait vendre. Quant à moi, vous m'excuserez, faut que j'y aille, c'est l'heure de ma Corona édition limitée Jacques Chirac.


Medias > Cyber partouze

L'inconnu est il la nouvelle star des journaux people ? La publication d'e-mails remplacera-t-elle les photos du prince Charles en string ?

image"You have made me c*m a few times, not as good as the real thing". Ou l'histoire du mail qui aurait dû rester personnel. Elle est en Australie, il est à Londres, elle est en copie d'une blague par mail, elle lui répond un message salace dans lequel elle insulte un ou deux clients au passage. Elle clique sur "send" et avant de se rendre compte qu'elle avait choisi "Reply to All". L'histoire aurait pu (du?) s'arrêter sur cette bourde.

C'est sans compter sur la trentaine de destinataires du mail qui se font un devoir de transférer l'envoi à la presse, prouvant si besoin est qu'on descend encore d'un niveau vers le plus bas fond du tabloïdisme puisqu'on s'intéresse maintenant aux préférences sexuelles de gens qu'on ne connaît même plus. La presse s'empare de l'affaire, prouvant de son coté que oui, il y a de la place a remplir dans les colonnes des journaux. Elle devient connue, il devient célèbre, elle revient d'Australie, les journalistes sont à l'aéroport, ça ne fait pas rire l'employeur du monsieur qui du coup, risque d'être mis à la porte ou en tout cas de rester pour les 10 prochaines années le "copain de la cochonne".

Ca ressemble furieusement à la pathétique histoire de David Hirschman et prouve parfaitement, si on en doutait encore que oui, il se passe vraiment des trucs graves sur terre. Via Embruns, blogue de qualité s'il en est. Le mail en entier est ici, l'article de fond avec la photo de la victime est là.


Medias > Figaro mantique

Le figaro serait infiltré par les forces obscures de féministes révolutionnaires. Brain Not Found a des preuves

imageParfois, la vie est faite de petits bonheurs. Trouver un billet de 50 francs dans sa poche alors que la banque ne les accepte plus par exemple. Avoir envie d'un mentos et en trouver un sous le siège de la voiture avec son lot de miasmes collé dessus. Aller sur le site du Figaro et se rendre compte que le journal est piraté en profondeur par les forces révolutionnaires du MLF qui a apparament pris possession des archives de l'honorable établissement journalistique.

La preuve en images ici et du coté de cet article qui on s'en rendra compte, n'est autre qu'un manuel à l'usage des feministes castratrices. Sur ces bonnes paroles, vous m'excuserez, faut que j'y aille, le week-end commence (longueur : court)


Medias > Mémoire courte

Péché via The memory Hole, ce bel exemple de constance journalistique donné par Associated Press. Le 13 Juin, une émeute éclatait en Irak. Un hélicoptère américain avait arraché une bannière islamique au sommet d'une tour. Voilà ce qu'en disait associated press ce jour là:

[...]Les manifestants s'étaient regroupés devant une tour de télécommunications, accusant les forces américaines d'avoir arraché une bannière à caractère islamique accrochée au sommet de l'édifice. D'après le sergent Danny Martin, un porte-parole militaire américain, le souffle du rotor d'un hélicoptère a fait s'envoler la banderole. Mais les images d'un film vidéo amateur obtenu par l'agence Associated Press Television News montrent qu'un hélicoptère Blackhawk a survolé la tour a moins d'un mètre de distance, apparemment pour arracher la bannière[...]

Le lendemain, l'armée américaine présente ses excuses pour le mort et les 4 blessés irakiens. Parce que quand il y a des manifestations, apparemment, il fait quand même meilleur avoir des CRS en face de soi que des Marines. Bref, l'information est relayée, toujours par Associated Press, mais en anglais uniquement cette fois ci (traduction):

[...]"Notre intention n'est pas d'aliéner les Chiites" a affirmé le Lt. Gen. Ricardo Sanchez, commandant des forces de coalition en Irak. "Apparemment, le souffle de l'hélicoptère a arraché le drapeau ou bien le drapeau a été arraché d'une manière quelconque et nous mettons tout en oeuvre pour que ça ne se reproduise pas" a-t-il répondu à un flot de questions sur les raisons pour lesquelles un hélicoptère "Black hawk" volait autour de la tour de communications. "Aucune instructions n'a été donnée de notre part de voler autour des tours de communication afin d'en enlever les bannières"[...]

Sanchez ajoutera quand même au passage qu'il "punira les responsables". L'hélicoptère en tremble déjà ...
En revanche, plus aucune mention dans l'article de la vidéo qui prouverait que la banderole avait été arrachée de manière délibérée. Un sautdu coté de chez Reuters et on constate même que la "tour de communications" se transforme en un "minaret".

Avec des journalistes qui perdent des cassettes vidéo et qui prennent des minarets pour des lanternes, pas étonnant que les militaires américains, eux aussi, finissent par prendre les caméras de télévision pour des lances roquettes.


Medias > Images du monde

Français, françaises, internautes, internautes, on vous ment, on vous mente. Hier, la chaîne d'information M6 diffusait une émission sur le nuage de Tchernobyl. On veut maintenant nous faire croire que le nuage radioactif serait passé au dessus du territoire de la France, juste histoire de nous faire un peu peur en ces temps de morosité post tour-de-france. Soyons vigilants, la désinformation ne passera pas. Nous savons tous bien que durant les deux semaines à risque, un gentil anticyclone s'est chargé de faire barrage au dessus de nos frontières, laissant tout la vilaine radioactivité se déposer gaiement sur les laitues de nos amis teutons, helvètes et Italiens. C'est Brigitte Nicoletta qui l'a dit en présentant la météo sur fond de cartes françaises parsemées de jolis flux de basses pressions dessinés à la main par un assistant de production apparemment atteint d'Alzeimer.
Dans le même ordre d'idée, j'ai arrosé mon adolescence acnéique de saines lectures telles que "Point de vue, Images infos du monde". Je suis encore bouleversé de mon émotion à la découverte des couvertures hebdomadaires du canard: "L'homme carte de crédit, il ne mesure que 4cm d'épaisseur", "Des martiens à l'Élysée" et autres "L'homme à 18 jambes prêt pour le 100 mètres des jeux olympiques". Je dévorais cette mine d'information avant d'aller m'assoupir en cours de Physique-chimie, rêvant de chiens qui parlent, d'hommes qui volent et de politiciens qui gouvernent.
La relève est désormais heureusement assurée par le site The Man behind the man qui prétend, non sans preuves, que Benjamin Castaldi serait le fruit d'une relation incestueuse entre Igor, Grichka et Guy Lux, que les seins de Britney Spears sont composés à 97% de morceaux d'extra terrestre et que le show bizz est un monde formidable. A lire accompagné du dernier livre de Jean Claude Bourret.


Medias > Toi aussi deviens journaliste

Comme l'illustre Jayson Blair, deviens toi aussi journaliste pour le New York Times grâce à cet article du village voice. Ceci dit, on peut se moquer de Jayson Blair, je ne suis pas sûr qu'on ait pas deux ou trois faux journalistes qui traînent par chez nous (Jean Pierre Pernod aurait-il sa carte de presse ?).


Medias > Idéologie, religion et autres panacées

In Le monde de vendredi dernier, un texte de Martin Amis, auteur des Monstres d'Einstein qui nous donne son avis sur Bush et la religion: "Voici une question essentielle. Pourquoi, dans notre actuel délire de foi et de peur, Bush veut-il que les choses deviennent plus théologiques et non moins théologiques ? La réponse est assez évidente, en termes humains : pour parler crûment, cela lui rend plus facile le fait d'être intellectuellement nul. Il veut que la géopolitique s'appuie moins sur l'intelligence et plus sur les tripes et les croyances – parce qu'il sait qu'il les possède. On pense à l'anecdote de Bob Woodward, digne d'un feuilleton ; interrogé par lui sur la Corée du Nord, Bush a fait un bond et a dit : "Je déteste Kim Jong-il !" Il a continué en disant que cette aversion était instinctive et ajouté, apparemment avec une satisfaction étonnée, que c'était sans doute en rapport avec sa religion. Quoi qu'il arrive, on peut infailliblement s'attendre que Bush devienne plus religieux : plus théologique." La suite c'est à lire ici et aussi, un article du NY Times qui fait l'eclairage sur le financement par l'administration de l'idiot aux bretzels d'associations très catholiques d'aide aux drogués (ce qui est contraire à la constitution ricaine, et le journaliste de se demander si la faute est intentionelle où si, tout simplement, Bush l'avait fait par ignorance de la constitution de son pays ... J'en rigole encore). Et encore ici, le monde fait un petit sujet sur un Bush qui décidemment, a vraiment vu la vierge ....


Medias > No war / No Logo

Via le NY Times, cet extrait d'article sur les differences de perceptions US/Europe. Et aujourd'hui, on apprend aussi que 50 à 80 % des news débitées par les médias américains sont soit générées, soit manipluées par des agences de communication nationales. Gasp.
An Italian member of the European Parliament, for example, spoke of the phrase "Never again." Americans use it to mean preventing another Nazi Holocaust ? no appeasement, no looking the other way at genocide. Europeans, he said, also meant no more war. "The European public does not accept peace and war as two routes to the same goal," he said. "Peace is itself a value. Just like life. That is why we oppose the death penalty."
La suite ici, compte necessaire mais gratuit: Why Today's Europeans Object to America's Worldview


Medias > Neurone du Vocabulaire

Al Gore Buzzword bingo, au MIT en 1996. On devrait se le refaire avec la mondialisation et l'agriculture (OGM, tracabilité, Vache folle, encéphalopathie spongiforme bovine, José Bové, Atlanta, Commerce solidaire, fonds ethiques) et tous ces mots dont personne ne sait ce que ça veut dire mais que tout le monde trouve supra-intelligent d'utiliser pour faire malin en société. Bingo !!!