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En bref : les dépêches

imageCrétin / Transsexuel une fois:
(05/07/2007) Scoop de nos amis belges, le roi s'est cassé le col de l'utérus. Si si si (via nos amis de l'excellent rue89).

imageMédias / Une dans la nuque:
(29/06/2007) En 2008, ça va sentir le vestiaire de pentathlon du côté de la Chine et pour l'occasion, RSF propose un logo fort approprié. On attend encore l'approbation des boissons gazeuses qui sponsorisent l'événement.

imagePrésidentielle / Espionnage:
(11/04/2007) C'est officiel : De Robien n'a vraiment pas la moindre idée de ce qu'il peut encore bien faire à l'UDF. Ou bien c'est une taupe. Sinon, on ne voit pas.

imageSanté / Miracle usurpé:
(11/04/2007) "Un homme sans oreilles retrouve l'ouïe". Ca n'a rien d'une nouveauté: en 2002, Loana avait bien sorti un livre. Et sans cerveau.

imageIrak / iBlindage:
(10/04/2007) Sauvez un GI : envoyez vos iPods à l'armée américaine!

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Medias > On ne se moquera pas de Sarkozy dans le métro

La RATP tient beaucoup à la publicité. Et à quelques mois de la présidentielle, encore plus à ménager ses arrières.

imageS'il est une chose avec laquelle on ne plaisante pas à la RATP, c'est la publicité. Parce qu'elle le jure devant tous ses dieux, la publicité, c'est ce qui permet au métro de Paris de rouler sans facturer des sommes indécentes à ses usagers (voir cet article pour juger du bien-fondé de cette affirmation).

Alors la RATP, d'habitude, sur la publicité, elle n'est pas trop regardante. Laetitia Casta s'affiche en vertical et en horizontal depuis des années dans les couloirs, les quais regorgent d'appels à découvrir comment les nains zoophiles ont pris la greffe de nouveaux implants mammaires sur la personne de Loana dans l'entrevue de la semaine.

Mais quand Télérama veut s'afficher dans les couloirs du métro pour lancer sa nouvelle formule, là, à la RATP, on trouve que trop, c'est trop. A l'instar de l'année dernière, lorsqu'elle avait refusé de voir deux homosexuels s'afficher dans ses emplacements publicitaires (source), la société Métrobus a choisi de ne pas afficher des affiches jugées trop "tendancieuses".

Sur les affiches en question, on peut lire : "Dimanche 15 janvier, Vivement Dimanche. Nicolas Sarkozy devrait faire attention. C'est déjà la 3e fois qu'il invite Michel Drucker dans son émission" (source Le Blog Médias).

Côté Métrobus, on revendique la nécessaire neutralité politique pour expliquer cette interdiction de s'afficher dans le métro. Côté Télérama, on comprend "le rejet de l'affiche, tout en affirmant que l'objet de la campagne n'était pas d’être politique mais de « réaffirmer le rôle critique de Télérama »" (cité dans Le Blog Médias).

Mais quelles que soient les raisons du refus, pas de souci à se faire pour Métrobus, filiale de Publicis : ils sont en fait totalement d'accord avec Télérama, et ils le disent eux-mêmes, " Avec un taux de couverture de la population de plus de 15 ans des agglomérations qui se situe aux alentours des 90 % sur 7 jours, et ce quelle que soit l'agglomération étudiée, c’est l'intensité de la répétition qui fait la différence"... Comme Sarkozy chez Drucker, finalement.


Medias > Entre ces pubs se cache un programme de télévision : saurez-vous le retrouver ?

Septembre 2006 : TF1 lance la publicité en direct, sans se rendre compte que c'est déjà ce qu'elle faisait depuis longtemps.

imageCa n'a peut-être l'air de rien, mais outre avoir banalisé le fait de vendre de la soupe musicale pendant des spots de pub de 3h animés par un vrai présentateur grec, la Star Academy innove encore plus dans l'art d'utiliser au mieux le temps de cerveau disponible des spectateurs de la première chaîne.

Ainsi, le 5 septembre, TF1 a lancé la première série de spots de publicité en direct de l'histoire de la télévision française. Et ça continue chaque semaine depuis (source Les Echos).

Animé par un acteur en mal d'euros ou une troupe d'improvisation sur mesure, ces message publicitaires nouvelle génération sont pensés arme ultime à "restaurer le fameux lien émotionnel (...) entre le consommateur et la marque". Parce que chez TF1, on s'est rendu compte que le téléspectateur, à force de l'assommer de paquets de soupe sans phosphates et de lessives au brocoli (ou l'inverse), il n'avait même pas l'obligeance de retenir les réclames. Voire même pire, il en profitait pour aller aux toilettes.

Ainsi, le fait de voir un comédien jouer la publicité en direct doit plus donner envie de manger du chewing gum qu'un spot classique, avec des comédiens pas en direct.

Alors, la publicité en direct, une nouveauté dans le PAF ? Pas si sûr : la preuve, Jean-Pierre Pernault le fait depuis des années dans son 13h. C'est juste qu'il n'est pas payé pour ça. Ou alors, on nous ment, c'est à voir.

Et pendant qu'on parle de télévision de qualité, UFC-Que choisir s'étonne de ne voir lors des émissions pour les plus jeunes que des publicités sur des produits surchargés de gras et de sucre. Et que les petits enfants qui regardent la télévision sont systématiquement obèses aussi. Faudrait dire au syndicat de la carotte d'investir plus de 100 000 euros pour 30 secondes de Bruno Salomone pour promouvoir les légumes qui donnent les fesses roses. Ils sont mauvais, ces producteurs de légumes (source Libération).


Medias > Newsweek et la couverture qui arrange

Tout ce qu'on ne dit pas n'existe pas. C'est en tout cas ce que semble penser Newsweek, qui arrange ses informations comme il peut.

imageIl en est peu qui peuvent se vanter de ce titre, mais Newsweek est un des rares magazines d'information à connaître une diffusion vraiment mondiale. USA, Europe, Asie, Amérique du Sud. Il n'est encore que l'Afrique qui n'ait pas son édition à elle.

En général, ce qui change d'une édition à l'autre de Newsweek, outre quelques détails éditoriaux, c'est la pub. On n'ira pas vendre un séjour chez Wallmart à des Allemands, pas plus que des camemberts au lait cru à des lecteurs du Wisconsin. Et on ne s'en plaindra pas.

Reste que dans son édition à sortir le 2 octobre, Newsweek change son fusil d'épaule. Et tellement radicalement qu'on aimerait bien savoir pourquoi, si on n'avait pas peur de déjà connaître la réponse :

- Edition Asie, couverture : "Perdre l'Afghanistan, cinq ans après l'invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"

- Edition Europe, couverture : "Perdre l'Afghanistan, cinq ans après l'invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"

- Edition Amérique du Sud, couverture : "Perdre l'Afghanistan, cinq ans après l'invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"

- Edition USA, couverture : "Annie Leibovitz, ma vie en photos".

Voilà qui a le mérite d'être clair. L'article en question est repris par Truthout, qui retranscrit le dossier en question.


Medias > Quand le journaliste devient dealer de drogue

Les journalistes sont ils devenus des criminels en puissance ? Les services secrets le pensent, les rédactions s'y préparent.

imageQuand Greg Palast a commencé son reportage pour aller photographier un camp de (toujours) réfugiés de Katrina, il ne se doutait pas que ça allait l'emmener droit dans les griffes de la sécurité intérieure américaine, au nom de la défense contre le terrorisme. Quand il visite le camp, le journaliste s'étonne de voir les ex-habitants de la Nouvelle-Orléans parqués dans des logements de fortune à deux pas d'une cheminée d'une des plus grosses raffineries du pays. Il prend des photos de la chose, des 73 000 réfugiés qui sont encore là et de l'usine qui sert de décor à cette désolation urbaine (source Greg Palast, Journalism and Film).

Mauvaise pioche : Greg Palast est maintenant accusé d'avoir mis en péril un bâtiment critique pour la sécurité nationale (qu'on peut pourtant voir tranquillement en long, en large et en travers sur Google Maps, Google Earth et Google Fais-moi-un-café). Malgré le procès en cours contre Greg Palast et le producteur du reportage, le segment a été diffusé sur DemocracyNow, soulignant le désoeuvrement dans les foules déplacées par Katrina (1re partie et 2e partie du reportage sur DemocracyNow!).

Alors, réelle mise en péril d'une installation critique pour la nation (une raffinerie de pétrole) ou entrave délibérée à la liberté de presse ? En tout cas, certains prennent les devants : le New York Observer dévoile cette semaine que les journalistes du New York Times suivent des formations sur la meilleure façon de brouiller les pistes pour protéger leurs sources des investigations de la sécurité américaine : utiliser des téléphone "jetables", des notes "effaçables", se "comporter comme un dealer de drogue" - dans le texte (source New York Observer). Quelqu'un a dit "bienvenue en URSS" ?

On en profite pour signaler trois saines lectures sur le même sujet : d'abord, "Black List" de Kristina Borjesson qui décrit 15 exemples célèbres d'affaires dans lesquelles des journalistes ont été intimidés, menacés, mis à l'écart pour avoir voulu sortir des affaires qui n'arrangeaient personne. Ensuite, le site Project Censored (merci à Yves pour le lien) qui recense toutes ces informations qui n'ont jamais atteint la une des journaux (on se demande pourquoi) et enfin, Media Crisis de Peter Watkins, auteur de "The War Game" en 1966 qui imaginait, sous la forme d'un reportage d'anticipation, l'impact d'une attaque nucléaire sur la Grande-Bretagne. Histoire de comprendre que derrière les WMD, les MMAV (Mass Medias AudioVisuals) sont autrement moins impressionnants mais d'autant plus puissants. Aux dernières nouvelles, Jean-Pierre Pernaut n'aurait pas encore été inquiété.


Guerres > La sécurité vue par les militaires

L'armée n'est plus ce qu'elle était : les militaires ne tiennent plus l'alcool.

imageQuelque temps en arrière, un imminent philosophe contemporain se demandait pourquoi, quand on voyait des militaires armés dans le métro, on se sentait d'un seul coup largement angoissé. Et ce alors même que la mission des gens en kaki, à défaut d'éviter les attentats, était de montrer que rien ne pouvait décemment nous arriver.

Dans la nature des choses, normalement, ce qui protège rassure. Et ce qui rassure fait se sentir en confiance. Comment donc fait le militaire pour échapper à cette règle de la logique ?

C'est ce que les gendarmes de Laon ont failli découvrir hier soir, alors que leur caserne était assiégée pendant plus de 2h par une troupe de parachutistes particulièrement humidifiée qui confondait les rues de la ville avec une piste de karting (source Le Monde, merci à Ludovic).

Alors, bien sûr, il y a des militaires qui font bien leur travail, certains qui le paient cher même. Mais pour autant, il y en a d'autres qui comme leurs homologues de Laon font un peu peur quand même. Surtout quand on sait ce qu'ils ont (avaient) sous la main.


Medias > Pub en stock

Des T-shirts pas idiots, des journaux qui vont mal et des trucs à gagner, la semaine commence rude sur 404.

imageUne fois n'est pas coutume, section copinage dans 404. Pour commencer, à partir de cette semaine et pendant quelque temps, 404 offre son espace pub à olowshop.com, boutique en ligne de T-shirts qui, outre être jolis, n'en portent pas moins de messages un brin plus profonds que leur homologues de grande surface. A conseiller à ceux qui veulent se balader avec autre chose sur le dos qu'une déclaration d'amour enflammée à des paires de baskets fabriquées en Chine.

Bonne route aussi à Parisist qui entame sa deuxième année avec de nouveaux commandants à bord, une rédaction bilingue et plein de contenus drôles.

Par ailleurs, on signale, avec regret, que l'hebdomadaire "Le Tigre" suspend sa parution après son 17e numéro, la faute à des finances s'apparentant vaguement à celles d'un pays en voie de développement. La parution devrait reprendre, on l'espère, d'ici la fin de l'année, c'est tout le mal qu'on souhaite à une presse qui connaît une année déjà assez difficile (suivez notre regard).

Enfin, pour finir, dans la colonne de droite, si le coeur vous en dit, vous pouvez répondre à un sondage sur vos habitudes numériques, histoire de risquer de gagner des trucs qui font rêver les gens qui aiment les gadgets. On vous aura prévenu...


Société > Entre Audi et BMW, le pape ne sait pas trancher

Avant d'être pape, Ratzinger était Allemand. Alors forcément, quand ça parle de voitures...

imageQuand le pape se déplace, c'est déjà un événement en soi. Alors quand il se déplace dans sa Germanie natale, c'est un peu comme Jean-Paul II à Cracovie ou Loana en plaine Saint-Denis : un grand raout de fierté nationale, pas au niveau d'une finale de Coupe du monde de balle au pied mais pas loin.

Alors, comme ses homologues qui ont les neurones dans les chaussures à crampons, le pape attire les sponsors. Oui.

En l'occurrence, BMW et Audi se battent à coups de portière pour savoir sans quelle auto le saint séant aura la pontificale obligeance de se poser. Audi ? BMW ? Même les sous papes (pouf pouf) ne savent à quel saint (pouf pouf) se vouer (source Le Monde).

L'Eglise, dans sa mansuétude, a tranché. Pour l'aller, ce sera BMW classe 7 (environ 100 000 euros) et pour le retour une Audi A8 (entre 74 000 et 125 000 euros selon la configuration). Quant à la papamobile, c'est Mercedes qui fournit (et, curieusement, le véhicule ne figure pas au catalogue de la marque).

Bref, deux voitures qui coûtent au minimum 75 ans de SMIC chacune et une troisième faite sur (sainte) mesure, voilà qui est appliquer à la lettre la maxime si chère aux saintes écritures : "heureux les pauvres". Ces derniers apprécieront.

[edit: il fallait bien sur lire "7,5 ans de SMIC", et non "75 ans de SMIC"]


Guerres > 11 septembre, 5e édition

5 ans après le 11 septembre 2001, les conspirateurs conspirent, Al-Qaeda communique et le reste du monde s'interroge.

imagePuisque c'est aujourd'hui l'anniversaire des attentats sur le World Trade Center, le Pentagone et le vol 93, quelques articles et vidéos pour faire, une fois de plus, un point sur la question.

- Democracy Now! rediffuse sa couverture des attentats, le 11 septembre 2001, depuis leurs studios à quelques pas du World Trade Center. Ils profitent également de l'occasion pour débattre avec les auteurs du documentaire "Loose Change" (partie 1, partie 2), (re)fondateurs de la théorie du complot sauce Moore.

- ABC se lance dans la fiction sur le sujet, avec des gentils très gentils entourés d'incompétents très incompétents qui se battent contre des méchants très méchants. La bande-annonce est visible ici, ça explose dans tous les sens, les terroristes ont des accents ridicules, des gros téléphones moches et l'entrée du FBI est vraiment très propre. Normal, quoi.

- Fox News se demande si avoir tué Ben Laden avant le 11 septembre aurait fait une différence. Les experts sont formels : probablement pas. Ou peut-être que si en fait. Vous voyez, le problème, c'est que vu que ce n'est pas arrivé, on ne peut pas vraiment savoir (ici, sur Fox).

- Pendant qu'on en parle, sur MSNBC, l'ancien patron de la CIA dévoile qu'entre mai 98 et mai 99, les USA ont eu à une dizaine de reprises la possibilité d'éliminer le grand barbu, mais que personne n'a osé le faire (ici, sur MSNBC).

- Associated Press note que le monde a bien changé après ce jour où "Le Monde" titrait "Nous sommes tous Américains". Le plus enthousiaste de tous est encore le nouveau président irakien qui exprime "the gratitude of the people of Iraq for the people of America and for your leadership" (source AP).

- Histoire de ne pas être en reste, Al Qaeda diffuse de nouvelles vidéos commémorant, à leur poétique façon, l'anniversaire (source MyWayNews).

- Enfin, Alternet se demande si, des fois, il n'y aurait pas eu des bombes posées à l'intérieur du World Trade Center même avant les attaques (source) et, par la même occasion, ce qui se serait passé si les tours n'étaient jamais tombées (source). Comment aurait été le monde si ce matin de septembre 2001 n'avait pas pris des allures d'un mauvais "Independence Day" à la sauce Will Smith ? Probablement différent. Probablement pas.


Politique > Basket volantes (ou presque)

Les fabricants de chaussures sont des irresponsables. Ou les douaniers un peu parano, c'est à voir.

imageL'info est envoyée par Ludovic, la psychose continue de plus belle dans les aéroports. Cette semaine, ce sont 140 passagers de Roissy qui ont été "fouillés à 100%", bagages en cabine, en soute et palpations corporelles comprises dans le package. La raison à cette alerte : un des passagers du vol Londres-Paris-Djibouti a été surpris avec des fils électriques dans ses chaussures.

Seul souci de l'histoire, les chaussures sont des chaussures parfaitement normales, si ce n'est que le fabricant a eu le mauvais goût d'y inclure un dispositif pour faire de la lumière quand on marche (si si, des gens achètent vraiment des chaussures avec des ampoules dedans). En tout cas, une chose de plus à rajouter à la (maintenant très longue) liste des choses presque normales qu'il ne faut plus faire quand on va prendre l'avion.

Et à défaut de trouver des terroristes, ces mesures de sécurité ont au moins un effet direct : à force de voir des poseurs de bombes nucléaires / chimiques / bactériologiques / kamikazes / chanteurs de disco (rayez les mentions utiles) partout, c'est officiel : les gens se sentent de moins en moins en sécurité (source CBS). CQFD.

Note : pas de source sur l'article du dessus, TF1.fr n'ayant pas encore découvert le système du lien permanent dans ses brèves.


Société > Homicide professionnel

Parfois, certains dénoncent l'entreprise zone de non droit. Et d'autres le souhaitent.

imageEn février 2005, une partie du personnel de l'aéroport de Roissy clouait les avions au sol pour protester contre la mise à pied d'un des leurs. L'agent de piste en question avait pris la malheureuse initiative de retirer un escalier d'avion alors qu'une hôtesse se trouvait dessus, projetant cette dernière dans une chute qui devait lui être suffisamment fatale.

Un peu plus d'un an plus tard, l'agent est mis en examen pour homicide involontaire. Ce qui, étant donné les circonstances, pourrait paraître plutôt dans la logique des choses même pour le plus star-académicien des juristes. Mais voilà, s'il ne fait pas de doute sur son implication dans le décès un brin prématuré de l'hôtesse, l'agent conteste néanmoins toujours son licenciement de l'aéroport.

C'est que chez Air France, on trouve que tuer des hôtesses, même sans faire exprès, c'est quand même un peu grave. Et a licencié son employé pour "faute lourde". L'agent de piste, lui, conteste son licenciement, qu'il juge "sans cause réelle et sérieuse" (source AFP / Le Monde). La famille de l'hôtesse appréciera.

Quant aux autres, ils seront ravis d'apprendre que oui, en 2006, on peut tuer quelqu'un dans le cadre de sa profession et prétendre bien faire son travail. Après tout, les militaires le font bien chaque jour.


Société > Six mois pour une poubelle

"There's no thing as a free lunch" qu'ils disaient. Et ça n'a jamais été aussi vrai que dans le New Hampshire.

imageDans le New Hampshire, on tient très fort à la propriété privée. En tout cas, c'est comme ça que le voit le juge de Somersworth, 11 417 habitants. Et selon lui, la propriété privée va loin. Très loin. C'est ce qu'ont eu le bonheur de découvrir Giles et David, 24 et 27 ans, qui, en rentrant dans leur foyer en juin dernier, ont fait un arrêt par les poubelles du primeur local, déjà fermé (source Steamboat Pilot).

Un tour dans les poubelles pour y récupérer des fruits jetés par le supermarché. Dénoncés par un voisin, ils seront arrêtés, mis en garde à vue et accusés de vol, bien que le magasin ait retiré sa plainte très tôt.

C'est que le juge persiste et signe : on ne vole pas dans les poubelles, pas à Somersworth, New Hampshire. Bilan : six mois ferme pour chacun des deux jeunes gens. On ne rigole pas avec les déchets des autres.

Note de terminologie: on profite de cette histoire pour faire un petit rappel : oui, pour d'obscures raisons (allez comprendre), 404 n'adhère pas particulièrement à la ligne politique de l'administration Bush. Oui, 404 se fait un plaisir de relever les informations qui peuvent paraître choquantes. En revanche, non, 404 n'est en aucun cas anti-américain. Il ne faut pas tout confondre. On peut tout de même (et Dieu merci) encore critiquer Chirac et De Villepin, Royal et Bayrou sans être anti-français passible d'écartèlement sur la place publique, non ? Promis, pour ceux qui trouvent qu'on dit trop de mal de la politique américaine ici, on prépare un papier sur les merveilleux paysages du Yosemite.


Politique > Karaoké politique

Parfois, quand ils n'ont rien à dire, les gens se taisent. Et parfois, ils chantent.

imageA croire que ça devient la mode en ces temps d'extrême profondeur du débat politique : les grands chanteurs doivent se faire voir à côté des futurs présidents, histoire de se ménager une place pour chanter l'hymne national à la finale d'une quelconque coupe.

En France, on a les improbables Johnny (ex-rebelle reconverti en vendeur de lunettes) et Doc Gyneco (ex-drogué reconverti en animateur de Vidéo-gag) qui ont tous les deux rejoint l'apôtre du droit et de la morale. Aux US, on apprend aujourd'hui que c'est Janet Jackson (ancienne soeur-de qui montre ses seins pour faire de l'audience) qui soutient Hillary Clinton histoire de prouver au monde que oui, une femme peut elle aussi être présidente (source AFP). On appréciera la finesse symbolique de l'acte.

Puisque ça a l'air parti pour durer et que chez 404, on aime bien participer à la chose publique, quelques suggestions pour les candidats qui sont encore en mal de chanteur...

Il semble qu'Annie Cordy soit encore disponible pour tout candidat qui souhaiterait s'approprier le profondément engagé "Tata Yoyo" (on ne dénonce personne mais on regarde quand même du côté de l'île de Ré), Herbert Léonard serait également dans les starting blocks avec son tube intercontinental "Puissance et Gloire" (encore une fois, on ne voudrait pas prendre les devants mais on pourrait chercher du côté des verticalement défavorisés), et enfin Corynne Charby pourrait faire l'affaire avec une "Boule de Flipper" qui ravirait sans nul doute ceux qui sont au centre, au gouvernement sans l'être, dans la majorité sans en avoir l'air.

A moins que le présidentiable en puissance, lâché par des intermittents décidément trop ingrats, ne décide de prendre lui-même les choses en main puisqu'à la fin, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Et il semblerait que ce soit un tuyau qu'on ne se refile qu'entre Bernards (ici et encore ). Si avec ça, le jeune (cet éternel ingrat) ne croit plus en la politique, c'est vraiment à désespérer.


Les restes > Les restes de la semaine...

C'est court et bref, c'est (une partie) du stock des liens qu'on n'a pas pu traiter ces derniers jours, ce sont les restes de la semaine passée.

image- Johnny réussit la conversion du siècle en prenant sa carte à l'UMP en même temps que Laetitia et David (source RTL). On appréciera que le chanteur qui voulait quitter la France pour la Belgique réponde au mot près au motto du parti de Nicolas Sarkozy : la France, on l'aime ou on la quitte. Diners Room étudie les tenants et aboutissants du dernier authentique rebelle de France au parti le plus policier du pays (Diners Room, "un rebelle à l'UMP").

- Avis aux pays qui souhaiteraient pour une raison quelconque balancer un ou deux missiles inter-continentaux sur les Etats-Unis : faites-le un jour de brouillard. Apparemment, le bouclier anti-missile préfère bosser les jours de grand soleil (source Reuters).

- Etats-Unis encore, après la pluie de films sur le 11 septembre, le World Trade Center, le vol United qui s'est écrasé dans un champ, place à la politique fiction avec le premier film sur l'assassinat de George Bush. Sans commentaires (source Reuters).

- Etats-Unis toujours avec un Rumsfeld qui ne s'arrête plus : cette fois-ci, ce sont les médias qui sont irresponsables, puisqu'ils passent plus de temps à parler de ce qui ne va pas en Irak plutôt que de blinder les journaux avec des images de petits Irakiens heureux et de GIs héroïques. De la subtile frontière entre la propagande et l'information, cher Donald (source Associated Press).

- Les services secrets américains disent qu'ils étaient sur le point de faire exploser en vol des dizaines d'avions. Les services secrets anglais disent que c'est n'importe quoi. L'enquête sur les futurs terroristes anglais avance et montre qu'en politique, tout est affaire de communication (source New York Times).

- Enfin, un tour du côté de la Belgique ou le ministre président de la Flandre n'y va pas par le dos du couvercle de la marmite à moules-frites : "apparemment les francophones ne sont pas en état intellectuel d'apprendre le néerlandais", "La Belgique est née d'un accident de l'histoire" (source Libération). Et ca ne fait pas plaisir à tout le monde... (source Libération encore, 3 jours plus tard), merci à OliFant pour l'info.


Société > Y a-t-il un terroriste dans l'avion ?

Avant, pour se divertir dans l'avion, on regardait des films; maintenant, on espionne ses voisins.

imageRaed Jarrar est un Californien. Mais pas un Californien comme les autres. D'abord, il est activiste pour la paix dans le Proche et Moyen-Orient. Et surtout, il est d'origine irakienne, et livré intégralement avec tous les signes distinctifs qui vont avec. En gros, on le confond assez rarement avec Björn Borg.

Mi-août, Raed rentrait d'une conférence en Jordanie quand son escale à JFK a pris un tournant un brin imprévu. Alors qu'il attendait son avion en salle d'embarquement, la sécurité de l'aéroport lui a sommé d'enlever son T-shirt. Et d'en mettre un autre à la place. Explication officielle de la sécurité de JFK : les autres passagers se sont plaints de voyager avec un non-Suédois qui portait un T-shirt avec des inscriptions arabes qu'on ne comprenait pas (source Blog Raed in the middle) :

"you can't wear a T-shirt with Arabic script and come to an airport. It is like wearing a T-shirt that reads "I am a robber" and going to a bank"

Cet incident continue à faire grandir la liste des choses qu'il n'est plus bienvenu de faire dans l'avion, celles qui peuvent vous faire éjecter de votre vol en moins de temps qu'il n'en faut à Villepin pour baisser dans les sondages, celles qui peuvent même vous conduire en prison. Alternet a fait le compte :

Ne pas sourire dans l'avion (les musiciens syriens), aller aux toilettes plusieurs fois de suite (deux Indiens détenus peu après le 11 septembre), changer de siège et utiliser un téléphone mobile (vol Amsterdam-Bombay), porter des vêtements trop épais (vol Malaga-Manchester), porter le voile (détentions à JFK), porter un T-shirt avec des mots arabes (Raed Jarrar) et enfin, parler une langue qui ressemble de près ou de loin à l'arabe (les deux asiatiques du vol Malaga-Manchester).

Pour les fans d'aviation militaire, il suffira donc de bouder dans l'avion, un voile sur la tête, un T-shirt inscrit en arabe sur le torse et avoir une petite tourista pour voir des F16 de près... et des barreaux d'encore plus près. Avis aux amateurs.