Dans une atmosphère de paranoïa généralisée, les terroristes ont trouvé une nouvelle arme : les sacs à vomissements.
Plus d'un mois après l'annonce d'US Airways de mettre de la publicité sur les sachets en papier élégamment surnommés "sacs de vomissements" dans leurs avions, les Anglais ont décidé de prendre les Américains de vitesse afin de tester la crédibilité du concept (Miami Herald, "Bagging on new revenues").
C'est ainsi qu'aujourd'hui, un avion au départ de Londres et à destination de l'Egypte a fait une escale imprévue en Italie après qu'un passager ait découvert un de ces sacs à vomi portant la subliminale prose "il y a une bombe à bord". Après la découverte, l'avion a été invité à atterrir le plus vite possible, accompagné par un F16 spécialement affrété pour le protéger (sans aucun doute dans le cas ou en plus de la bombe, les terroristes aient voulu directement attaquer l'avion par les airs, ou un truc dans le genre) (Nouvel Obs, "Alerte à la bombe dans un avion").
Pas de bombe à bord, les passagers sont saufs. Mais la bonne nouvelle est surtout pour US Airways : oui, les passagers lisent vraiment ce qui est marqué sur les sacs à vomi. Maintenant, s'il faut faire décoller un F16 à chaque nouvelle campagne de publicité, ça va faire cher le paquet de Cheerios.
Avec deux avions déroutés, escortés et vidés en moins d'une semaine, il semblerait en tout cas que les autorités aériennes se soient laissées gagner par la parano la plus totale dès qu'elle voit une paire de réacteurs. De là à dire que les terroristes ont atteint leur objectif ? Dans le mot "terroriste", aurait-on oublié qu'il y avait le mot "terreur" ?