Michael Flatley, c'est un peu leur André Rieu à eux. Nous, on a un gominé qui joue du violon devant des foules de quinquagénaires transis d'admiration. Eux ont un ex-irlandais qui débarque sur scène pour commetre des danses pseudo irlandaises et néamnmoins parfaitement en ligne (devant un public de quinquagénaires tout aussi transi d'admiration que ceux qui vont voir André Rieu, a se demander si ce ne sont pas les mêmes quinquagénaires transis d'admiration en permanence qui se déplacent). Notre André Rieu à nous, il est beau et romantique, il débarque avec moult orchestre, envahi le stade de France avant d'aller sévir à l'étranger. Leur Michael Flatley à eux, il est beau et rebèle, il débarque avec moult danseuses dénudées pour faire vibrer papy et moults garçons au torse viril pour faire vibrer mamie (et Pascal Sevran). C'est insensé, mais même physiquement, les deux finissent par se ressembler (voir André Rieu et Michael Flatley, c'est que du bonheur ...)
Bref, venons en à nos moutons (irlandais). Michael Flatley, qui n'a décidemment pas la tenue et la décence de notre Dédé Rieu national, Michael Flatley donc, décide au détour d'un de ses concerts de Las Vegas, de donner dans la partie de moeurs légères avec une de ses fans. En juste échange de bon procédés, la délurée qui se trouve être agent immobilier attaque en justice le playboy tout de cuir vétu pour viol ... et demande à la justice la modique somme de 34 millions de dollars. De quoi vivre tranquillement pour 1 an ou 2. L'irlandais de magasin de souvenir se fache tout rouge, s'inquiête pour sa réputation et pour toutes les quinquagénaires transies d'admiration qui auraient bien pris la place de l'agent immobilier véreux. "Il faut que justice soit faite" se dit-il, perché en haut de sa villa payée à coups de jambes en l'air (car l'irlandais danse souvent la jambe en l'air).
Un avocat plus tard, il fait un procès à l'agent immobilier pour ... 100 millions de dollars. Soit environ, considérant que la coucheuse ait environ 30 ans, environ 200,000 $ à payer chaque mois de sa vie au fantasmes de ces dames. Voilà qui s'appele garder le sens des proportions. Pour ceux qui veulent quand même lire l'article, c'est ici via the age.