Alors qu'on croyait Arthur présentateur écervelé, on le découvre biologiste. Ou pas.
Il est des endroits où il fait bon être orphelin. Et des autres pas. Parmi les endroits pas spécialement réjouissants pour passer une enfance sans parents, on compte la Sibérie, la Roumanie, Yvette en Brie, et depuis peu les Etats-Unis. Associated Press vient en effet de révéler que depuis une dizaine d'années, à défaut de séropositifs consentants, les instituts de santé nationaux de plusieurs états américains ont, en toute modestie, utilisé des orphelins afin de tester leurs médicaments contre le sida, effets secondaires, dosages et autres joyeusetés médicales (article Yahoo!, "Sida: des orphelins utilisés comme cobayes aux Etats-Unis").
A ce stade, on ne peut que s'interloquer. Pourquoi diantre aller tester des médicaments sur des orphelins séropositifs qui n'auront de toute façon jamais l'occasion de faire de la pub à leurs parents pour les nouveaux médicaments pour le rhume du gentil laboratoire ? Hein ? Pourquoi gâcher tous ces beaux efforts de marketing sur des enfants pauvres qui n'auront de toute façon jamais l'occasion de choper le cancer ?
C'est à n'y rien comprendre. On en finirait presque par croire que les laboratoires médicaux sont devenus des associations de bienfaisance.
Mais Dieu merci, alors que l'investisseur s'ulcérise de l'excès d'humanité de son action préférée, Yahoo! essaye de détendre l'atmosphère. Suffit de cliquer sur le lien d'Arthur Caplan, responsable de l'éthique médicale à l'Université de Pennsylvanie, dans l'article pour se rendre compte que oui, on peut bien parler de tests médicaux sur des humains non consentants il n'y a même pas 10 ans, on peut quand même garder le sens de la déconne (merci à Stéphane M pour l'information).