Septembre 2006 : TF1 lance la publicité en direct, sans se rendre compte que c'est déjà ce qu'elle faisait depuis longtemps.
Ca n'a peut-être l'air de rien, mais outre avoir banalisé le fait de vendre de la soupe musicale pendant des spots de pub de 3h animés par un vrai présentateur grec, la Star Academy innove encore plus dans l'art d'utiliser au mieux le temps de cerveau disponible des spectateurs de la première chaîne.
Ainsi, le 5 septembre, TF1 a lancé la première série de spots de publicité en direct de l'histoire de la télévision française. Et ça continue chaque semaine depuis (source Les Echos).
Animé par un acteur en mal d'euros ou une troupe d'improvisation sur mesure, ces message publicitaires nouvelle génération sont pensés arme ultime à "restaurer le fameux lien émotionnel (...) entre le consommateur et la marque". Parce que chez TF1, on s'est rendu compte que le téléspectateur, à force de l'assommer de paquets de soupe sans phosphates et de lessives au brocoli (ou l'inverse), il n'avait même pas l'obligeance de retenir les réclames. Voire même pire, il en profitait pour aller aux toilettes.
Ainsi, le fait de voir un comédien jouer la publicité en direct doit plus donner envie de manger du chewing gum qu'un spot classique, avec des comédiens pas en direct.
Alors, la publicité en direct, une nouveauté dans le PAF ? Pas si sûr : la preuve, Jean-Pierre Pernault le fait depuis des années dans son 13h. C'est juste qu'il n'est pas payé pour ça. Ou alors, on nous ment, c'est à voir.
Et pendant qu'on parle de télévision de qualité, UFC-Que choisir s'étonne de ne voir lors des émissions pour les plus jeunes que des publicités sur des produits surchargés de gras et de sucre. Et que les petits enfants qui regardent la télévision sont systématiquement obèses aussi. Faudrait dire au syndicat de la carotte d'investir plus de 100 000 euros pour 30 secondes de Bruno Salomone pour promouvoir les légumes qui donnent les fesses roses. Ils sont mauvais, ces producteurs de légumes (source Libération).