Même si elle est sortie du communisme, la Russie de Poutine ne voudrait pas qu'on confonde liberté des marchés avec liberté tout court.
Deux balles près du coeur. Une balle dans l'épaule. Une quatrième directement dans la tête. Anna Politkovskaya rentrait chez elle samedi après-midi, des sacs de courses dans les bras, le tueur attendait la journaliste dans son immeuble et l'a abattue à bout portant.
Anna Politkovskaya est morte, deux balles dans le torse, une balle dans l'épaule, une quatrième dans la tête. Anna Politkovskaya était journaliste, critiquait ouvertement le Kremlin, la guerre en Tchétchénie.
Anna Politkovskaya a été abattue à bout portant, dans sa cage d'escalier, le jour même de l'anniversaire de Vladimir Poutine. Les voisins n'ont rien entendu, le tueur avait un silencieux sur son arme. Elle a été découverte, dix minutes plus tard, enregistrée sous le numéro de dossier 376196. Meurtre avec préméditation.
Pour le Conseil européen des droits de l'homme, elle était "un des symboles majeurs de la lutte pour le respect des droits de l'homme en Russie". Quatre balles à bout portant plus tard, elle est devenue un avertissement aux journalistes russes et autres activistes des droits de l'homme.
Le Kremlin, une des principales cibles d'Anna Politkovskaya, n'a pas souhaité réagir. 'Faut pas déranger Vladimir quand il gouverne.
Plus à lire sur le sujet sur Mosnews.com, sur le Kommersant, Time et enfin sur Libération. Anna Politkovskaya est la 56e journaliste tuée en 2006.