En 2006, Sarkozy gagnait un Orwell d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre. En revanche, la concurrence s'annonce rude en 2007.
C'est désormais une tradition bien ancrée : en cette fin d'année, les Big Brother Awards nouveaux se préparent. Durant la fin d'année 2006, les internautes sont invités à faire connaitre leur sélection des plus représentatifs "élèves de la société de surveillance" (communiqué).
Début 2006, Nicolas Sarkozy recevait un prix spécial "pour l'ensemble de son oeuvre" (lien). Pour avoir milité en 2005 pour l'extension de la vidéo-surveillance, prôné l'obligation des fournisseurs d'accès Internet et des opérateurs télécom de conserver les données de connexion de leurs clients, et la possibilité pour la police d'accéder aux fichiers des compagnies aériennes.
Et le ministre de l'intérieur français semble avoir fait des émules. Ainsi, pour se battre contre les "terroristes qui coordonnent leurs plans cachés dans l'anonymat d'Internet et les prédateurs sexuels violents qui grouillent dans les sites de chat", le directeur du FBI proposait cette semaine que les données de connexion des internautes soient désormais conservées, tant que jugé nécessaire par la police (lien).
Mais on ne peut pas gagner tout le temps non plus. Ainsi, à Washington, on vient d'installer une cinquantaine de caméras vidéos dans tous les lieux de forte criminalité. Résultat, 11 échanges de coups de feu (dont 4 meurtres) dans un seul week-end. Apparemment, les assassins se moquent des caméras de surveillance. Et les policiers également : "The cameras, which focus on public space only, are "passively monitored" by the Metropolitan Police Department, meaning that officers generally do not watch the camera feeds in real time." (source).
Une expérimentation qui devrait donner des ailes à Visiowave, filiale de TF1 qui se spécialise sur une double promesse : signaler automatiquement à la police les individus aux comportements "déviants" et... diffuser de la pub en même temps (lien). En prison, on a plein de temps de cerveau disponible, parait-il.