C'est décidé, 2007 sera l'année de l'environnement pour Bush. Enfin, selon sa conception de la chose...
C'est une grande nouvelle pour tous ceux qui se sentent un brin concernés par le réchauffement climatique. Une grande nouvelle mais surtout un changement de politique aussi inattendu que soudain : l'administration Bush et le chef de la Maison blanche lui-même ont décidé d'agir, de manière pragmatique et constructive.
Ceux qui avaient rejeté le traité de Kyoto en 2001 et qui, en 2006 encore, déclaraient qu'il n'y avait aucun lien prouvé entre l'activité humaine et l'augmentation brutale des températures ces 20 dernières années, ceux qui en septembre encore faisaient de leur mieux pour faire disparaître les rapports compromettants (source TP) ont retourné leur veste, sans aucun doute touchés par la grâce de Noël.
Et quand ils parlent de mesures, les membres de l'administration Bush n'y vont pas par le dos de la cuillère : ils proposent en effet de "déclarer les ours blancs espèce menacée".
Oui oui, rien que ça.
Parce qu'après "un examen de toutes les données disponibles", il semble que "la banquise dont dépend les ours polaires diminue". Avant d'ajouter, histoire d'être bien sûrs que tout le monde a compris "Bien sûr, si la banquise fond, c'est que les températures sont plus élevées" (source Reuters).
Des mesures pour limiter l'émission de gaz à effet de serre, réduire la consommation automobile ou la pollution industrielle, par contre, non. Mais maintenant que l'ours polaire est officiellement en difficulté, ça devrait aller mieux. Hulot, Bové et leurs croisades écologisantes n'ont qu'à bien se tenir : la semaine prochaine, à défaut de protocole de Kyoto, le classement en espèce en voie de disparition du ragondin à dos argenté devrait aider à résoudre le problème des forages pétroliers dans les réserves pétrolières de l'Alaska.