On savait les opposants à Poutine de santé fragile, les voilà en plus prêts à se tuer entre eux.
L'enquête autour de l'assassinat, en novembre, de l'ancien espion russe opposant à Vladimir Poutine, Alexander Litvinenko, avance (lire ici le début des événements). Ou en tout cas, à défaut d'avancer, les autorités russes tentent de la faire rebondir.
Pour la police de Moscou, un suspect se détache maintenant du lot en la personne de Leonid Nevzlin, ex-cadre dirigeant de la compagnie Youkos, opposant à Poutine, recherché en Russie et exilé en Israël. Nevzlin est également un proche de Mikhail Khodorkovsky, ancien patron de Youkos, lui aussi opposant de Poutine et récemment condamné à 8 ans de prison en Sibérie. Pas de lien clair entre Litvinenko et Nevzlin, pas plus que de motif au crime, mais une énigmatique référence des autorités russes à du mercure qu'aurait utilisé le suspect pour un meurtre au début des années 2000 (source Breitbart / AFP).
De l'autre côté, on recherche deux espions du KGB qui ont été vus avec Litvinenko le jour de son empoisonnement au polonium 210, qui sont introuvables depuis leur retour en Russie et qui seraient actuellement traités pour exposition au polonium 210.
Entre la piste des opposants qui s'entretuent sans raison et celle des espions russes qui transpirent le polonium, c'est vrai qu'il est difficile de se faire une conviction, tant il serait absurde d'oser imaginer que le pouvoir russe élimine des opposants (ceux qui ont dit Anna Politkovskaya, vous sortez). C'est pas de la faute de Vladimir si dans l'opposition, ils ont la santé fragile (et qu'ils ne résistent pas aux balles).