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imageCrétin / Transsexuel une fois:
(05/07/2007) Scoop de nos amis belges, le roi s'est cassé le col de l'utérus. Si si si (via nos amis de l'excellent rue89).

imageMédias / Une dans la nuque:
(29/06/2007) En 2008, ça va sentir le vestiaire de pentathlon du côté de la Chine et pour l'occasion, RSF propose un logo fort approprié. On attend encore l'approbation des boissons gazeuses qui sponsorisent l'événement.

imagePrésidentielle / Espionnage:
(11/04/2007) C'est officiel : De Robien n'a vraiment pas la moindre idée de ce qu'il peut encore bien faire à l'UDF. Ou bien c'est une taupe. Sinon, on ne voit pas.

imageSanté / Miracle usurpé:
(11/04/2007) "Un homme sans oreilles retrouve l'ouïe". Ca n'a rien d'une nouveauté: en 2002, Loana avait bien sorti un livre. Et sans cerveau.

imageIrak / iBlindage:
(10/04/2007) Sauvez un GI : envoyez vos iPods à l'armée américaine!

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Homicide professionnel

Parfois, certains dénoncent l'entreprise zone de non droit. Et d'autres le souhaitent.

imageEn février 2005, une partie du personnel de l'aéroport de Roissy clouait les avions au sol pour protester contre la mise à pied d'un des leurs. L'agent de piste en question avait pris la malheureuse initiative de retirer un escalier d'avion alors qu'une hôtesse se trouvait dessus, projetant cette dernière dans une chute qui devait lui être suffisamment fatale.

Un peu plus d'un an plus tard, l'agent est mis en examen pour homicide involontaire. Ce qui, étant donné les circonstances, pourrait paraître plutôt dans la logique des choses même pour le plus star-académicien des juristes. Mais voilà, s'il ne fait pas de doute sur son implication dans le décès un brin prématuré de l'hôtesse, l'agent conteste néanmoins toujours son licenciement de l'aéroport.

C'est que chez Air France, on trouve que tuer des hôtesses, même sans faire exprès, c'est quand même un peu grave. Et a licencié son employé pour "faute lourde". L'agent de piste, lui, conteste son licenciement, qu'il juge "sans cause réelle et sérieuse" (source AFP / Le Monde). La famille de l'hôtesse appréciera.

Quant aux autres, ils seront ravis d'apprendre que oui, en 2006, on peut tuer quelqu'un dans le cadre de sa profession et prétendre bien faire son travail. Après tout, les militaires le font bien chaque jour.


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Par Franck le 08 09 2006,

je connais des militaires (en fin de carrière) qui n'ont jamais tué personne ... comme quoi les préjugés conservateurs ;-)

Par ArSparfell le 08 09 2006,

Une pointe d'antimilitarisme?
Ces braves gens qui sont toujours là quand personne ne veux intervenir sur le terrain dans les pires crises humanitaires?

Par Bartdude le 08 09 2006,

ArSparfell> ceci dit je ne pense pas qu'ils veuillent plus que d'autres intervenir...c'est juste leur boulot.

Et y'a des tas de bénévoles qui interviennent dans des crises humanitaires par humanisme...

Mais bon c'est clair que le cliché militaire=tueur est quand-même largement dépassé...

Par Anonyme le 08 09 2006,

Humm l'affaire n'est pas encore jugé, cet article est diffamtoire... Première fois que je suis déçu par ce site...

Par NykO18 le 08 09 2006,

@Anonyme
Je vois mal en quoi l'article pourrait être diffamatoire étant donné qu'il n'avance absolument rien sur l'affaire..
Relis l'article ^^

Par Laura le 10 09 2006,

Peut-être faut-il chercher un peu plus loin les raisons de l'accident... En ergonomie, on dit qu'un accident n'a pas une cause mais un faisceau de causes. Chacun de ces facteurs "accidentogènes" peut provoquer des "quasi-accidents" mais seule leur combinaison aboutit au vrai accident, celui dont on parle au JT.

Par exemple, si on réduit le nombre d'agents au sol (ben quoi, on va pas payer deux gars là où un seul suffit!) pour bouger un escalier, ils font plus facilement des petites étourderies. Rien de grave généralement, juste un peu chronophage.
Si ensuite on demande aux agents restants de s'occuper de plus d'avions en moins de temps (faut qu'il soient plus productifs, on va les remettre au travail, ses pantouflards!), là, les risques augmentent singulièrement...

Un exemple?
Mettons un agent distrait. Il va faire une vraie connerie: bouger un escalier sans voire l'hotesse audessus.

-Scénario A: Son collègue, pas encore complêtement lobotomisé par des cadences infernales, l'alpague au passage. "Hé, fait gaffe un peu!" L'hotesse ne saura jamais qu'il s'est passé quoi que ce soit.

-Scénario B: L'agent est creuvé. Son collègue, ça fait un bout de temps qu'il pointe à l'ANPE. Bilan: 1 mort... Alors qui est le tueur? L'agent? Le manageur? Le PDG? L'idéologie de rationalisation systématique qui soustend tout ça?

Un terminal d'aéroport c'est écroulé il ya quelques temps. Est-ce que ça fait de ces ouvriers (payés une misère au black à risquer leur vie pour un sous-sous-sous-soustraitant quelconque) de sanglants meurtriers?

Et quand un ouvriers du batiment ( <http://bereno.blog.lemonde.fr/bereno/2006/05/chute_mortelle.html> ) "oublie" son materiel de sécurité parceque objectivement c'est le seul moyen de tenir les cadences, et qu'il tombe du haut d'un toit, c'est un suicide?

Dans cette "holly economic war", qui tient les fusils? Qui sont les généreaux?
Certaines idées tuent tout les jours. ça ne nous empèche pas de les avaler goulument à pleins tubes cathodiques... et de voter pour elles, à l'occasion.

Par Cobab le 11 09 2006,

Laura n'a pas tort. Avant cet accident, il y avait eu plusieurs grèves pour réclamer davantage d'agents au sol, pour réduire les risques d'accident.

Évidememnt, ensuite, l'accident arrive toujours par la faute du plus distrait, de plus déprimé etc.

Sion, petite rectif : c'est à Orly, non, pas Roisssy ?

Par Ibn Kafka le 11 09 2006,

Assez symptomatique du refus assez répandu en France, notamment au sein de la classe politique, d'assumer la responsabilité de ses actes. Si je comprends à la limite l'agent qui ne veut pas perdre son boulot, ce qui est proprement hallucinant, c'est qu'il ait réussi à avoir la sympathie active de ses collègues. Pour avoir transité par CDG, cela me confirme dans mes craintes - l'attitude du personnel, douanier, policier ou d'accueil, est assez sidérant...

Par bilouk le 11 09 2006,

il a merder il est viré ca , c'est normal quelque en soit les causes , mais la ou je trouve l'affaire plus grave c'est que l'on puisse inculper un ga d'hommicide involontaire et que ce meme ga doivent risquer la taule pour un accident.

Dans notre monde , on a plus le droit a l'erreure (qui est humaine )ainsi on peut trouver dans nos prison des gens qui on echapper une marteau du haut d'un toit et qui a fini dans le crane d'un passant, des gens qui pris d'une crise d'asme en voiture on causer un carambolage , ou un ouvrier (jamais un patron) qui fait une erreure qui cause la mort de collégues .

Vous trouvez ca normal vous ?

Par Étienne.qc.ca le 12 09 2006,

Oui, on appelle ca la responsabilité. Si de nos jours tu es responsable, par une erreur, de la mort d'une personne, tu es jugé. Normal non ?
Le gars il a beau être crevé, déprimé, surmené, exploié ou tout ce que l'on voudra, il est payé pour retirer l'échelle quand l'hotesse est partie. Tous vos commentaires sont justes, mais il ne faut pas tomber systématiquement dans le ce n'est pas moi, c'est les autres...

Par Cobab le 13 09 2006,

« tomber systématiquement dans le ce n'est pas moi, c'est les autres... »

Euh… en l'occurrence,ce n'est _vraiment_ pas moi :o)

Ce que je voulais dire, à la suite de Laura ,c'est que dans une bonne organisation du travail (donc aussi avec le nombre de personnes, pas trop fatiguées, qui va bien), ce genre d'accident devrait être quasi impossible. Que l'étourderie d'UNE personne, quelqu'en soit la cause, ne devrait pouvoir amener une telle tragédie. Et c'est pas dur : il suffit d'être deux.

Par Go20 le 21 09 2006,

Alors là à ta place je ne m'avancerais pas trop, même à deux les conneries arrivent ;)

Ceci étant, je suis d'accord à 100% avec Etienne.

Par LUCIE le 10 10 2006,

Je ne sais pas comment ort "le petit ouvrier innocent" ? Les yeux de la pauvre petite hotese qui a eu le malheur d'être encore là quand monsieur a retiré l'échelle doivent le hanter et j'espère qu'ils le font ... Lui il se croit protéger parce qu'il a fait son travail, respecter les horaires, mai il a oublier dles régles de sécurité, la moindre des choses c'est d'au moins lever la tête pour voir si l'échelle est vide tout de même ou alors c'est vraimnt un boeuf !

Par LUCIE le 10 10 2006,

m'cuse des fautes de frappes : Donc je rectifie : dort - protégé - mais - règles - respecté - oublié - vraiment !
Bref... désolée !

A BIKOUK :" il a merder il est viré ca , c'est normal quelque en soit les causes"
Tu n'es pas en accord avec toi même par rapport à ce que tu écris après !

Deux personnes n'auraient rien changer je pense .. Une des deux aurait-elle levé la tête, je n'en suis pas certaine ! Ce boulot on le fait tête baissée pour l'effort !

C'était un manque de règles de sécurité et on n'y peut rien. Ca se passe tous les jours ! Mais on doit payer ses fautes ...

J'ai une collègue de travail a qui on est venu, sur notre lieu de travail, annoncer que son mari était mort ! C'est le patron de son mari lui même qui est venu accompagné bien sur car il était plutôt mal en point étant donné qu'il venait de perdre deux salariés. Il a été reconnu après enquête que son mari et son collègue n'avaient pas respecté les régles de sécurité et que leur mort était donc de leur faute. Ils ont été écrasés par une énorme roue qu'ils installaient sur un chantier où ne se trouvait personne, ils étaient seuls ...
Quand le fils a appris la mort de son père il a hurlé "Merde, mourir en travaillant c'est pire que tout !"
Il a raison ...

Par Laura le 10 10 2006,

Ah, Lucie, ne te lance pas dans de telles imprécations. Je sais que la position du brave citoyen(ne) deversant une haine courtoise ("Ah, la peine de mort pour ces gens là, c'était pas si mal, ma bonne dame!")sur l'odieux tueur de jeunes filles, ce déchet de la société, est toujours confortable et rassurante en ce qu'elle marque une frontière claire entre ce qui est hors de la norme (lui!) et dans la norme (nous!). Mais gardons quand même à l'esprit qu'il s'agit d'un accident, pas d'un meurtre. Gardez tout de même à l'esprit que si par malheur un jour un enfant traverse la rue en courrant et finit sous vos roues malgrés votre coup de frein le plus énergique, les badots du coins se dépecherons de faire de vous le nouveau "lui!" afin, face au tragique, de mieux se peletonner dans leur confortable "nous!".

Mais revenons à nos moutons.
Que savez-vous de la possibilité qu'avais l'agent de voir le haut de la plateforme à partir de son tableau de commande? Et si il n'était pas visible? Et si c'était pour ça qu'on avait mis à l'origine deux agents au lieu d'un (pour que le deuxième aille vérifier que tout est bien en place)? Et si ces mêmes agents avaient protesté lors de cette décision de réduire les équipes à un en évoquant justement le problême de sécurité posés. Et ils sont allés jusqu'à la grève pour ça, c'est à dire à s'exposer à une perte financière personnelle et à un mauvais dossier auprès de l'employeur qui grèvera toutes leurs possibilité de futur avancement. Grève dont la direction a préféré ne pas tenir compte, ce qui pour le coup n'est pas accidentel mais murement réfléchis, et engageais à mon avis leur pleine responsabilité. À propos Lucie, si vous vous étiez retrouvée coincée dans un aéroport 24h à cause de cette grève, quelle genre d'imprécations auriez vous lancée à ces agents trop soucieux de la sécurité des hotesses (et donc de la qualité de leur nuit)?

Cette hotesse est morte parceque les règles de sécurité était incompatibles avec les cadances de travail et le sous-effectif imposés. Un accident devait finir par arriver, fatalement. De même qu'un des ouvriers du batiment dont je parlait plus haut devait finir par tomber du toit, fatalement.

à propos, le blog de l'inspecteur du travail en question a été effacé définitivement sans même un mot d'adieu sur injonction de l'administration après plainte d'un employeur. Décidément, il y a des témoignages qui font peur...

Par Laura le 10 10 2006,

Désolée Lucie, en envoyant mon précédent message, je n'avait la seconde partie de votre contribution. Du coup mon brulot est es un peu déplacé. Je vois maintenant que votre opinion, et votre vécu son plus complex que ne le laissaient croire votre premier message.

Si le mari de votre collègue avait appliqué les règles de sécurité, il se serait probablement fait virer parce qui'il aurait été trop lent au gout de son employeur. Cet employeur qui se sentait si mal (et on le comprend!) aurais peut-etre pu eviter cet accident en prenant en compte la mise en oeuvre des règles de sécurité dans l'estimmation du temps nécessaire à accomplire chaque tache... Mais cela aurait grèvé son bénéfice à la fin du mois...

Et le plus remaquable dans cette histoire est que les deux employés victimes qui ont payé de leur vie les impératifs d'efficacité qu'on leur avait imposés sont considérés par l'administration, l'employeur et même leur famille en deuil comme les fautifs!!

Vous avez raison, mourir en travaillant, c'est pire que tout...


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