En compactant les prisonniers, les Américains veulent-ils prouver qu'il reste du potentiel pour l'immobilier à Bagdad ?
C'est presque devenu aussi fréquent que la météo, presque aussi lassant que le point route d'avant le week-end. C'est devenu une habitude, une sale habitude. Encore une fois, on parle de tortures. Cette fois-ci, c'est en Irak que ça se passe et c'est le New York Times qui rapporte l'histoire (article ici).
Cette fois-ci, ce sont les troupes spéciales en Irak qui font dans le délicat. Certains détenus ont été dénudés, aspergés d'eau et enfermés dans des pièces glaciales. D'autres ont été nourris exclusivement d'eau et de pain durant plus de 15 jours, sans autre chose à manger. D'autres enfin ont été enfermés jusqu'à 7 jours de suite dans des cellules si petites qu'on ne peut ni se tenir debout, ni s'asseoir et encore moins se coucher.
Alors, mettre des prisonniers dans une boîte d'un mètre vingt de haut et de long sur 58 centimètres de large, est-ce de la torture ? Ne nourrir des êtres humains que de pain et d'eau pendant plus de deux semaines, est-ce un châtiment cruel ? Pas au goût du général Formica (non, on n'a pas inventé le nom). Parce que le général Formica, il pense que mettre des êtres humains dans un endroit grand comme un tambour de machine à laver, "deux jours est une durée raisonnable, cinq à sept jours, non". Deux jours, donc, ça va. Quant au pain et à l'eau ? Pas très grave puisque les docteurs lui ont dit, au général, qu'une carence grave en protéines ou en vitamines prendrait plus longtemps que ça à arriver.