Les lois de la nature sont ainsi faites : entre le poulailler et l'enclos, la concurrence est dure pour savoir qui exterminera l'espèce humaine.
Ca fait maintenant quelques mois qu'on n'en a plus entendu parler, alors même qu'elle devait mettre fin à toute humanité sur la planète juste avant la printemps : la grippe aviaire est définitivement un has-been médiatique de la plus pure espèce. Mais est-ce pour autant que le virus volatile a définitivement déserté nos contrées ? Presque. La maladie a déserté la Malaisie, les cas de contamination d'homme à homme ne sont même pas impressionnants à filmer (article Reuters, article Reuters). Si on ajoute à ça la sortie prévue d'un vaccin en octobre, on se rend bien compte, et c'est la bonne nouvelle, qu'on risque toujours plus de mourir d'une morsure de militant du FN que d'un contact trop prolongé avec un Mac Nugget (article Reuters).
De l'autre côté de la basse-cour, la vie n'est pas aussi rose (pouf pouf) puisqu'on découvre cette semaine que la maladie de la vache folle prendrait plus de 50 ans à incuber chez l'être humain. Chacun pourra évaluer avec un certain bonheur la date de son dernier hamburger pas assez cuit de vache qui avait mangé de la vache qui avait mangé de la vache (article Le Monde).
Mais qu'on se rassure, la science progresse. Pas plus tard que le mois dernier, une très sérieuse équipe de chercheurs a enfin réussi à trouver la solution à ce problème urgent pour le bien-être de l'humanité : ce serait bien l'oeuf qui serait arrivé avant la poule. On se sent salement rassurés, là (article Telegraph India).