Tout ce qu'on ne dit pas n'existe pas. C'est en tout cas ce que semble penser Newsweek, qui arrange ses informations comme il peut.
Il en est peu qui peuvent se vanter de ce titre, mais Newsweek est un des rares magazines d'information à connaître une diffusion vraiment mondiale. USA, Europe, Asie, Amérique du Sud. Il n'est encore que l'Afrique qui n'ait pas son édition à elle.
En général, ce qui change d'une édition à l'autre de Newsweek, outre quelques détails éditoriaux, c'est la pub. On n'ira pas vendre un séjour chez Wallmart à des Allemands, pas plus que des camemberts au lait cru à des lecteurs du Wisconsin. Et on ne s'en plaindra pas.
Reste que dans son édition à sortir le 2 octobre, Newsweek change son fusil d'épaule. Et tellement radicalement qu'on aimerait bien savoir pourquoi, si on n'avait pas peur de déjà connaître la réponse :
- Edition Asie, couverture : "Perdre l'Afghanistan, cinq ans après l'invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"
- Edition Europe, couverture : "Perdre l'Afghanistan, cinq ans après l'invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"
- Edition Amérique du Sud, couverture : "Perdre l'Afghanistan, cinq ans après l'invasion, les talibans sont de retour et laissent le champ libre à Al-Qaeda"
- Edition USA, couverture : "Annie Leibovitz, ma vie en photos".
Voilà qui a le mérite d'être clair. L'article en question est repris par Truthout, qui retranscrit le dossier en question.