Si on doit une chose à Litvinenko, c'est au moins d'avoir remis le polonium 210 au goût du jour.
Avant l'affaire Litvinenko, il était aussi connu qu'un Star Académicien avant le passage de Nikos, et, comme ce dernier, on en retrouve des traces un peu partout : c'est le polonium 210. Cette semaine, le LA Times revient sur la substance qui a tué l'espion russe et achève doucement celui qu'on soupçonne d'être le meurtrier.
Produit à une centaine de grammes par an, le polonium 210 est globalement aussi inutile à la société qu'un manuel d'éthique dans les locaux du KGB. Sauf pour éliminer les indésirables, s'entend. Un grain de polonium de la taille d'un grain de sel est largement suffisant pour condamner quelqu'un à mort. Un gramme de la substance pourrait potentiellement tuer 50 millions de personnes et en rendre au moins autant malades.
L'effet produit par la substance, lorsqu'elle est ingérée, est des plus charmants, dixit Peter Zimmerman dans le LA Times : "C'est comme si les organes internes recevaient un grave coup de soleil et se mettaient à peler". S'ensuivent "nausées, hémorragies internes et énorme douleur".
Suite de ce charmant programme sur l'article du LA Times (source + Bugmenot) où l'on apprend, entre autres, que, le hasard faisant fichtrement bien les choses, la très grande majorité des 100 grammes de polonium produits dans le monde chaque année le sont en... Russie.
Bon, après, ça peut arriver à tout le monde d'en égarer un peu... ou d'en acheter sur Internet (source Le Figaro)
L'affaire Litvinenko sur 404 :
- L'enquête Litvinenko passe du polonium au mercure
- Bons baisers (enrichis au polonium) de Moscou