Derniere minute
A la Nouvelle Orléans, il n'y a pas que les pauvres qui se sont retrouvés sous l'eau. Il y avait aussi en ville au moins deux laboratoires de recherche biologique (Biolabs) de niveau 3, c'est-à-dire qui travaillaient avec des "agents indigènes ou exotiques qui peuvent causer des maladies graves ou mortelles par inhalation" (détails ici). Au moins un de ces laboratoires travaillait officiellement pour l'effort de guerre biologique (sic) américain et manipulait, pour ce qui en est connu, de l'anthrax et le virus de la peste (info rapportée par l'excellent Memory Hole).
Ce qui est arrivé à ces laboratoires, leurs singes infectés et leurs fioles de produits, pas grand-monde ne le sait. Mais ce qui est sûr, c'est que le Centre pour la Prévention et le Contrôle des Maladies (CDC - Center for Disease Control and Prevention) diffuse en ce moment un petit message bien sympathique :
"Les entités inclues dans le programme "Select Agent" et qui ont été impactées par l'ouragan Katrina peuvent contacter le programme "Select Agent" du CDC afin d'être renseignées sur les actions qui doivent être mises en place pour le transfert des "Select Agents" à une autre entité "Select Agent" ou encore informer le CDC des vols, pertes ou dispersion de "Select Agents" qui auraient pu survenir suite aux dégâts causés par la tempête" (Source)
Toujours du côté de la Nouvelle Orléans et comme dans "l'Agence tout risque" où tout le monde tire sur tout le monde, fait des tonneaux en voiture et ne meurt jamais, le gouvernement américain interdit aux agences de presse et aux médias de prendre et diffuser des images de corps (article Reuters). Les journalistes ne sont pas contents. Et ils disent pourquoi ici.
Et sur ces paroles en pleine résurrection, vous m'excuserez, faut que j'y aille, parait que dans 2 ou 3 ans, Captain Igloo prévoit de sortir le colin pané à l'anthrax.

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.