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Sarkozy, décidément très en forme en ce moment, nous donne sa version de la liberté vue par ses yeux de (tout petit) big brother. En quelques citations fort bien léchées, ça donne ça (le lecteur attentif pourra s'amuser à les retrouver dans le livre du traître à la cause bolchevique George Orwell, c'est à croire que Sarkozy fait du copier-coller certains jours) :
"Nous avons décidé de considérablement augmenter les moyens du renseignement français (...) il faut être à l'écoute de tout, et si possible savoir tout." (Brain Not Found croit savoir que la voisine du 5e a une petite gastro cette semaine et que son chien ne fait pas dans le caniveau, si ça fascine la DST)
"La première liberté, c'est de pouvoir prendre le métro et le bus sans craindre pour sa vie." (sans vouloir chipoter, la première liberté ne serait-elle pas celle de pouvoir prendre le métro et le bus sans craindre pour sa vie sans devoir être pour autant suivi par 18 agents en civil et 27 caméras de surveillance ? Enfin c'est une idée...)
"Un certain nombre de terroristes passent par les cybercafés parce que l'anonymat y est garanti." (aussi surprenant que ça puisse paraître, il semblerait selon les dernières études qu'au moins 99,4% des utilisateurs de cybercafés ne seraient même pas des terroristes, les cons)
"Il n'est pas normal qu'un individu qui habite dans nos quartiers parte tout à coup quatre mois en Afghanistan, trois mois en Syrie." (voilà qui est bien vrai. Depuis quand laisse-t-on à ces sagouins de gens la liberté de voyager librement hors de France, hein ?)
Et avec ça, une petite dose de vidéo-surveillance en plus, quelques écoutes téléphoniques sur les mobiles. Le peuple de France peut dormir tranquille sur les deux (grandes) oreilles du (petit) Big Sarko (citations du sinistre de l'intérieur sur le Nouvel obs).
Et sur ces paroles à fasciner un veilleur de nuit de la DST (bonjour à toi, il n'y a pas de sous-métier), vous m'excuserez, faut que j'y aille, on m'informe que la gastro de la voisine du 5e s'empire depuis que la police est venue vérifier si elle prenait bien ses spasfons, a fortiori.

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