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C'est le CNC qui doit être content. Alors que les chiffres de janvier 2006 étaient égaux aux chiffres de l'année précédente et que globalement, l'audience allait mal avec une baisse de près de 10% sur les 12 derniers mois, le cinéma français revit enfin (source CNC).
4 millions d'entrées en plus en février 2006 par rapport à 2005. Une bien belle renaissance. Une résurrection arrachée à coup de films novateurs, d'événements cinématographiques, de films de qualité, de jeunes auteurs, de nouveaux talents. Une croissance qui reflète le renouveau du 7e art français, ouvrant de magnifiques perspectives d'avenir, des années de création à venir.
Ah non, en fait, c'était grâce aux Bronzés 3.
Attention, synopsis : "Les personnages des deux premiers épisodes se retrouvent 27 ans plus tard en Sardaigne, dans un hôtel tenu par Popeye, l'un des rares à ne pas être concerné par la chirurgie esthétique. L'obsession sexuelle n'a pas disparu mais elle a considérablement régressé au profit des préoccupations financières, ce qui rend les disputes plus aigres."
Derrière ce scénario d'une complexité à faire fremir David Lynch, une machine à vendre des billets à 9,5 euros. Les conversations de quinquagénaires aigris (arriver à placer un "putain d'Europe" tout seul au milieu de la mer, 'fallait oser) ont franchi le cap des 10 millions d'entrées dimanche. 210 000 entrées en moyenne par jour depuis le 1er février, soit autant en 24 heures que Syriana durant sa première semaine (source Nouvel Obs).
La machine à dollars euros ne s'arrête pas en si bon chemin puisque l'excellente bande-son (on n'exclut pas une reprise par la Star Ac') est première au classement des singles en France depuis maintenant un mois. Et devinez qui produit ce missile musical (un indice) ?
Finalement, les Bronzés 3, c'est la bonheur total : des entrées pour l'industrie cinématographique, des ventes de disques pour l'industrie musicale. Que demander de plus ? Ah si, de la qualité peut-être. On peut rêver.

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