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"You have made me c*m a few times, not as good as the real thing". Ou l'histoire du mail qui aurait dû rester personnel. Elle est en Australie, il est à Londres, elle est en copie d'une blague par mail, elle lui répond un message salace dans lequel elle insulte un ou deux clients au passage. Elle clique sur "send" et avant de se rendre compte qu'elle avait choisi "Reply to All". L'histoire aurait pu (du?) s'arrêter sur cette bourde.
C'est sans compter sur la trentaine de destinataires du mail qui se font un devoir de transférer l'envoi à la presse, prouvant si besoin est qu'on descend encore d'un niveau vers le plus bas fond du tabloïdisme puisqu'on s'intéresse maintenant aux préférences sexuelles de gens qu'on ne connaît même plus. La presse s'empare de l'affaire, prouvant de son coté que oui, il y a de la place a remplir dans les colonnes des journaux. Elle devient connue, il devient célèbre, elle revient d'Australie, les journalistes sont à l'aéroport, ça ne fait pas rire l'employeur du monsieur qui du coup, risque d'être mis à la porte ou en tout cas de rester pour les 10 prochaines années le "copain de la cochonne".
Ca ressemble furieusement à la pathétique histoire de David Hirschman et prouve parfaitement, si on en doutait encore que oui, il se passe vraiment des trucs graves sur terre. Via Embruns, blogue de qualité s'il en est. Le mail en entier est ici, l'article de fond avec la photo de la victime est là.

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