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Vu qu'on fait des reportages dessus au journal de 20 heures, on doit pouvoir considérer que c'est officiel : il fait chaud. Oui ma bonne dame, au moins trois jours que la température dépasse trente degrés dans l'après-midi. Quel scandale. Pour un peu, on pourrait presque se croire en plein mois de juillet.
Et pendant qu'à Paris, Météo France prédit que la cuisson va être bonne, du côté de l'Europe, on s'active pour donner une chance aux générations futures de vivre sans climatisation et sans bottes.
Sauf que la réduction des gaz à effets de serre n'est pas chose simple. Loin de la mettre en place, onze des 25 gouvernements européens n'arrivent même pas à se mettre d'accord sur les objectifs (The Guardian : "UK among 11 to miss emission targets deadline").
Pour l'Europe, un seul but à viser : 6% de réduction d'ici 2012 (les Verts, eux, suggèrent que 9% serait le minimum). La France dit pourquoi pas mais on ne réduira que de 4%. Belgique, Danemark, Finlande, Italie, Espagne, Pays-Bas, entre autres, n'ont même pas daigné répondre. Appelons ça de la responsabilité collective (euh, l'autre là, il pollue plus que moi, alors 'y a pas de raison, je peux faire le crado aussi, hein m'sieur).
Mais pendant que l'Europe patauge dans l'ozone, la bonne nouvelle vient des Etats-Unis. Oui. Parce que contrairement à ce que souhaitait la Maison Blanche supportée par le lobby automobile et pétrolier, les cours suprêmes de 11 états ont déposé un recours devant leur grande soeur de Washington DC (The Car Connection : "Supreme Court Takes Up Emissions").
----- Article Etendu -----
Pour elles, il s'agit de contester au gouvernement de Washington la mainmise exclusive (et spécialement laxiste) sur les quotas d'émissions de gaz à effet de serre. En d'autres termes, si le Massachusetts souhaite limiter la pollution chez lui, il doit être capable de le faire.
Ces recours, ainsi que leur audition par la cour suprême, est un revers majeur pour Bush, qui défend toujours (on se le rappelle, histoire de se divertir un brin, ça ne fait jamais de mal) que le réchauffement climatique est une réalité mais que rien ne prouve qu'il est amplifié par l'homme. Pouf pouf.
En tout état de cause, que l'effet de serre soit pris en compte d'un côté où de l'autre de l'Atlantique, peu importe. Evelyne Delhiat est formelle, il va faire chaud. On n'attend plus que le petit Nicolas se réveille et décide d'éliminer toute cette racaille de chaleur au Kärcher. Parce que c'est pas tout de faire mumuse avec l'effet de serre. 'Y a une élection en 2007. Et ça, pour les générations futures, c'est ce qui compte vraiment. Non ?

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