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On en parlait déjà l'année dernière dans ces pages (Article Cherche, Bobby, cherche...) mais la tendance se confirme : l'administration Bush adore les sciences. En fait, elle aime tellement les sciences qu'elle se sent obligée d'en faire elle-même.
Et l'administration Bush, elle est tellement forte en sciences qu'elle trouve que tous les chercheurs américains sont nuls. Ou en tout cas ceux qui mettent en garde sur les dangers sur l'environnement en ces temps de forages pétroliers dans les réserves naturelles.
Ainsi, les scientifiques du très officiel « US Fish and Wildlife Service » (département de recherche sur les poissons et espèces sauvages) rapportent à 44% qu'ils « ont été poussés, pour des raisons non-scientifiques, à ne pas publier de conclusion en faveur de la protection des espèces » (traduction 404, texte original ici).
Ils sont également plus de 20% à avoir été poussés à « exclure ou modifier des informations techniques de documents scientifiques tels que les opinions biologiques ».
Ils sont plus de 50% à connaître des cas dans lesquels « des interventions politiques ont induit des changements ou retraits de conclusions scientifiques à des fins commerciales » et enfin, ils sont 90% à connaître des cas dans lesquels « des membres du ministère de l'intérieur ont clairement influencé des conclusions émises par les services écologiques ».
Bon, à la fois, si c'est pour faire du business, on ne comprend même pas pourquoi ils l'ouvrent, les scientifiques. Faut savoir ce qu'on veut dans la vie. (Source : The Memory Blog, annexe de l'excellent Memory Hole)

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