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« Changer la démographie [du pays] et la rendre plus saine en tuant, en brûlant les villages et les fermes, en terrorisant les populations, en confisquant les propriétés et en les poussant hors [du pays] ». On attribuerait facilement ces propos à un chef de guerre d'une autre époque. Le pays, c'est le Darfour. Et ces lignes seraient les instructions officielles du gouvernement du Soudan.
D'ores et déjà reconnu comme un génocide, les massacres continuent et tuent environ 10 000 personnes par mois. Alors que la région est fermée à tous les journalistes (Pujadas compris), le New York Times a reçu des photos et documents récupérés par les observateurs de l'union africaine, seule association à avoir encore le droit de mettre les pieds dans le coin (Edito du NY Times).
D'ores et déjà reconnu comme un génocide, ça veut dire qu'on ne fait rien en connaissance de cause. Ou presque rien. Parce que si, finalement, on agit pour le Darfour et le Soudan. On se bat pour organiser les jeux olympiques dans les 3 villes les plus riches du monde. Parce que voir un Africain courir, poursuivi par une machette ou un chronomètre, c'est quand même hyper chouette.

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