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Contrairement à ce qu'affirme le Marseillais, non, l'humanité ne se divise pas entre ceux qui habitent Marseille et les autres. Non. En fait, l'humanité se sépare plutôt entre une poignée d'irréductibles qui se battent pour des causes rétrogrades et les autres. Les gens un brin normaux, quoi.
Bon, en France, on n'est pas tout blancs, vu qu'on se tape coup sur coup De Villiers et ses relents de monarchiste tirant sur le crétin intégriste et les restes d'une monarchie qui s'auto-congratule à grand coups de fond de teint.
Mais pour l'occasion, c'est du côté de l'Italie qu'on pêche cette semaine un magnifique exemple d'erreur de timing.
Comme chaque année, les principales marques y sortent leur calendrier dans lesquels s'étalent au choix blondes, brunes (voire même rousses pour les plus décalés de ces derniers). Lavazza, par exemple, sort ses plus belles photos aussi suggestives que dénuées de téton (et qu'on réservera donc aux garages automobiles de luxe).
C'est parmi ces forts esthétiques calendriers que se trouve celui des gens qui, en 2006, font toujours de la pub pour que l'Italie ne passe pas à l'euro. Et vu la redoutable beauté de l'oeuvre (et un immanquable style porno amateur de la fin des années 80), on ne peut que constater que les nostalgiques de la lire ont des finances un peu aléatoires.
A la fois, s'ils n'ont toujours pas réalisé que l'Italie était passée à l'euro, on peut comprendre que la vie leur semble chère, aux nostalgiques de la baguette à 3000. Bref, quoi qu'on dise, certains jours, le marketing fait bien son oeuvre. A la vue de ces deux publicités, on a vachement plus envie de se taper un expresso qu'un retour à l'ancien franc. Allez savoir pourquoi, bande de petits êtres irrationnels, va.
Le calendrier Lavazza est par ici, le calendrier moche des gens qui aiment pas l'euro par là.

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