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Après Sarkozy, après Galouzeau, après Fabius, après Strauss Kahn, après Hollande, après Ségolène, après Chirac lui-même et comme si ça ne suffisait pas, Jospin entre dans la course (article Libération), suivi de près par Martine Aubry (article Nouvel Obs), dans la course ou plutôt dans la ronde des belles effarouchées qui pourraient éventuellement se présenter à la tête de la république bannière de France (80% en 2002, faut-il le rappeler ?).
C'est devenu comme une mode, avant les élections, il faut se faire désirer. Dé-si-rer. D'abord, il s'agit de dire que pourquoi pas, on serait bien candidat (pour passer le temps). Ensuite, que finalement non (on est trop bien pour ça). Puis, attendre que tout le monde en parle (si vous insistez, mais c'est bien pour vous faire plaisir). Constater que tout le monde s'en fout (saloperie de Coupe du monde). Et se présenter quand même ('y a pas de raison que les autres y aillent et pas moi).
Si Strauss Kahn n'a pas eu besoin de Coupe du monde pour constater que, dans son cas, on risque de rester au stade où tout le monde s'en fout, Sarkozy, lui, est bloqué dans la phase "si vous insistez, je veux bien dépanner".
L'objectif ? Outre faire les beaux devant la caméra (c'était ça ou présenter le Kéno avec le fils de Jacques Martin), il s'agit surtout de reculer au maximum le moment compliqué du débat d'idée. Voire même pourquoi pas l'éviter totalement, comme ça a été le cas en 2002. Eviter à tout prix de parler de programme, de bilans, de projet, de politique. Parce que ça, si on savait faire, ça se saurait.
Alors, on va continuer à s'amuser mollement entre candidats à la candidature. En attendant désespérément que quelqu'un ait une idée dont on pourrait débattre. Sinon, on va faire comme d'habitude. On va voter pour celui qui a la plus jolie cravate. C'est déjà ça.

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