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Nicolas Sarkozy se veut "rassurant". Il crie à qui veut l'entendre non plus qu'il va débarrasser les cités des racailles ou passer la Courneuve au Kärcher, non, il se voulait rassurant en instaurant, pour 3 mois de plus (rien que ça), l'état d'urgence (Source Nouvel Obs).
L'état d'urgence, c'est cet état dans lequel la république se retrouve quand elle est menacée. C'est une arme d'autodéfense contre l'agression extérieure ou intérieure. C'est un état exceptionnel qui diminue les droits fondamentaux des citoyens et encourage l'état policier.
Alors, à l'heure où les affrontements en banlieue se calment, pourquoi vouloir prolonger (pour mémoire, pour 3 mois, rien que ça), l'état d'urgence ?
Parce que, dixit le petit Nicolas, il faut que le Français fasse la part des choses entre les libertés individuelles et les exigences de l'ordre public (dans le texte). Parce que c'est "sage et raisonnable" (sic). Parce que c'est, selon le sinistre de l'intérieur, la seule façon d'assurer que ces quartiers ne deviennent pas ceux "des bandes ou des extrémistes".
404 Brain Not Found tient à féliciter très fort le ministre de l'intérieur, dont l'extraordinaire action vaudra à tout le pays de rentrer en 2006 en "état d'urgence" pour pallier son incompétence à comprendre que, à la Courneuve ou ailleurs, l'ordre public, il est difficile à faire respecter par des gens qu'on laisse dans la misère et qu'en plus, on insulte.
Pour paraphraser le petit Nicolas, "l'heure de vérité a sonné et l'enjeu est considérable". Considérable, oui. Mais ce n'est pas tant de savoir si on peut rétablir l'ordre dans les cités. C'est surtout de se demander si on veut vraiment sacrifier les fondements de la république aux spasmes sécuritaires d'un ministre complexé par sa taille. Ca y ressemble.

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