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Dans une vérité qui dérange, Al Gore fait une analyse de la couverture médiatique du phénomène du réchauffement climatique. Chiffres à l'appui. Ainsi, il montre que sur les 694 derniers rapports scientifiques consacrés à ce sujet, toutes publications confondues, pas un seul ne remet en question le phénomène. Pas un scientifique qui ne nie l'évidence, pas plus que le fait que celle-ci soit la conséquence directe de l'activité humaine. Aucun.
Dans la même période de temps, la couverture presse présente un visage un brin différent. Sur les articles sortis, près de la moitié (43% pour être précis) mettent sérieusement en cause la validité du réchauffement climatique. Les chiffres sont tellement gros qu'on aurait presque du mal à y croire.
Jusqu'à hier, lorsque Matt Drudge (Drudge Report, le site d'information qui a fait éclater le scandale Lewinsky) se décide à parler à sa façon du - prétendu - réchauffement climatique.
En gros titre, on pouvait y lire : "Septembre 2006 : Température aux US 0,7 degrés EN DESSOUS de la moyenne du 20e siècle..." (emphase d'origine).
Think Progress n'a pas manqué le point et relève les efforts désespérés (dans le texte) de Drudge pour mettre le réchauffement climatique en doute (article Think Progress) :
"D'abord, c'est totalement hors de propos : le réchauffement climatique ne veut pas dire qu'il n'y aura plus jamais un mois ou une journée froide quelque part sur le globe. Au total, septembre 2006 a été le 4e plus chaud jamais enregistré. D'autre part, Drudge met de côté un fait crucial présent dans le rapport qu'il cite : la période janvier - septembre 2006 a été globalement la plus chaude jamais enregistrée." (traduction 404)
Ou comment faire d'un rapport qui souligne le réchauffement climatique un étendard de ceux qui pensent qu'il est urgent d'attendre qu'il fasse 45 degrés l'hiver pour commencer à se poser des questions. Ah, la magie de la lecture sélective.

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