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En septembre, ce n'est pas que la rentrée des classes et son lot de reportages crétins sur les cahiers grands carreaux chez Auchan et que c'est cher toutes ces fournitures scolaires, non mais tout ça pour apprendre des trucs en plus, quel scandale, alors que TF1, c'est gratuit.
Non, septembre est en passe de devenir officiellement le mois du recyclage. D'abord, Brain Not Found l'évoquait la semaine dernière, on apprenait que la maladie de la vache folle serait due à une mauvaise digestion de restes humains par des vaches qui, c'est connu, sont pourtant totalement carnivores (plus de détails ici).
Cette semaine, on apprend dans le Courrier International que certains produits cosmétiques contiendraient du collagène humain, collagène qu'on trouve dans la peau, les os et les tendons. "Mais comment peut donc bien se passer la récolte du collagène humain ?" se demande-t-on (et à fort juste titre) du côté de Puycelsi Grésigne.
C'est simple, pour récolter du collagène humain, il suffit de se rendre en Chine, d'attendre l'exécution d'un prisonnier, de prélever la peau et le tour est joué. Prêt pour le recyclage en produit de beauté. Technique qui fonctionne aussi avec les foetus avortés, sans qu'il soit nécessaire de les exécuter avant, ce qui est vachement plus économique, faut dire ce qui est (Courrier International, "Les cadavres de condamnés à mort chinois recyclés en produits de beauté" tiré du Guardian, "The beauty products from the skin of executed Chinese prisoners").
Du côté chinois, on se veut rassurant : "Les autorités chinoises réfutent pour leur part qu'il soit possible de prélever la peau ou toute autre partie du corps de condamnés à mort sans que ceux-ci donnent leur consentement." C'est vrai que si le prisonnier et le foetus sont consentants, ça devient tout de suite plus appétissant.
En tout cas, une formidable opportunité pour nos amis de Yahoo! pour générer du chiffre d'affaire supplémentaire (Reporters Sans Frontières, "Information supplied by Yahoo! helped journalist Shi Tao get 10 years in prison"). On appelle ça un relais de croissance... (Merci à Ludovic pour l'information)

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