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C'est bien connu, la vérité sort de la bouche des boulangères. Et spécialement de la mienne qui disait, il n'y a pas si longtemps, sainte femme, que tout fout le camp. Tout fout le camp, et surtout le savoir-vivre.
Pour preuve, et c'est dire si la situation est grave, même les malfrats ne respectent plus rien. Le dernier en date, non content d'avoir clamé son innocence pendant des années, a eu le mauvais goût de renier son passé de chef de gang pour se poser en apôtre de la non violence. Comble du manque de savoir-vivre, il avait même osé publier des livres pour enfants pour expliquer pourquoi tirer sur ses camarades de classe avec un lance-roquette (en vente libre), même pour jouer, c'est mal.
Du coup, tout le monde était perdu. C'est que le bandit ne se contentait pas d'être bandit. Mais noir, un peu aussi. Du coup, plus personne ne comprenait quoi que ce soit. C'est alors que des âmes que les turpitudes du gauchisme rampant avaient éloigné du chemin divin ont osé prendre parti pour le condamné à mort. Et vas-y que je te demande la clémence, que j'apparais dans les médias parce que moi, monsieur, je m'appelle Sean Penn. Bref, c'était le foutoir, ce qui n'allait pas sans perturber un brin ma boulangère (avec un impact certain sur la qualité moyenne des quiches de ma rue).
Dieu merci, Arnold Schwarzenegger, ardent défenseur des valeurs humanistes propres à un haltérophile autrichien, était là pour corriger le tir. Et pour prononcer envers et contre tout l'exécution du sacripant repenti.
L'humanité peut être rassurée : il reste encore sur Terre plein de petits Schwarzy pour prouver que oui, comme le veut la sagesse populaire, il n'y a bien que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
Tookie Williams a été le 59e condamné à mort exécuté cette année aux USA (article de Libé sur le sujet).

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