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Alors qu'en France, on essaye comme on peut de relancer un marché de l'automobile depuis longtemps trop morose, les pays étrangers s'insurgent contre la gestion française de ce qu'on appelle déjà dans des coins de la Terre que la décence interdit de nommer ici "l'intifada française".
Au premier rang, les Russes qui critiquent vivement le manque de répression face à cette spectaculaire opération de remodelage du paysage urbain. Ainsi, Chirac aurait "une attitude très indécise face à ce qui est le plus grand soulèvement de l'histoire contemporaine française" (histoire qui remonte, c'est bien connu, à 1969, avant quoi la France se nourrissait exclusivement de racines en tentant de faire du feu avec du silex). (source Drudge Report, "Russian media criticize French 'powerlessness' against riots")
Il est vrai que la Russie a une expérience imbattable dans la gestion des crises, le Tchétchène en sait quelque chose, le sagouin. Et quand il veut se rebeller, le Tchétchène, il sait à quoi s'attendre (320 morts pour déloger 20 preneurs d'otages, il est vrai que le ratio reste un record).
Dmitry Rogozin, sympathique parlementaire russe d'extrême-droite, en profite de son côté pour appeler à la fermeture des frontières du pays histoire d'éviter que la gangrène gagne. Et d'arrêter et de déporter tout fauteur de trouble potentiel.
Jeune de banlieue, merci, le marché de l'automobile se porte mieux. Maintenant, ça suffit, si tu continues, on risque de finir avec un gouvernement russe en 2007.

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